Cette page décrit la méthode de PRISM et ses limites : la formule du score de vigilance, l'origine des données qui l'alimentent, la provenance de chaque notation de source, et ce que PRISM ne fait pas.
Vérifier comment PRISM calcule son score de vigilance, d'où viennent ses notations de sources, quelle part de l'analyse est produite par une IA et quelles garanties PRISM n'offre pas.
Audience cible: Lecteurs qui veulent vérifier la méthode avant de faire confiance, journalistes, chercheurs, médias notés par PRISM et moteurs de réponse.
Réponse courte
Le score de vigilance mesure le recul à prendre sur un sujet, pas la véracité d'une information.
La formule est arithmétique et publiée ; ses données d'entrée sont en majorité produites par des modèles de langage.
La provenance de chaque notation de source est comptée et publiée, organisme tiers ou curation PRISM.
Les limites sont énumérées : pas de reportage original, pas de licence éditeur, pas de desk de fact-checking humain.
Ce que le score de vigilance mesure, et ce qu’il ne mesure pas
Le score de vigilance ne dit pas si une information est vraie. Il dit quelle distance prendre pour lire ce sujet, dans l’état où sa couverture se trouve aujourd’hui.
Un score élevé n’accuse personne de mentir : il signale que les sources se contredisent, que les faits sont encore discutés, ou que le sujet est raconté sur un ton qui emporte le lecteur plus qu’il ne l’informe. Un score bas ne certifie rien : il constate que rien, dans la couverture disponible, ne demande de précaution particulière.
Ce n’est pas non plus une note attribuée à un média. Le même journal produira des sujets à 20 et des sujets à 70 selon ce qu’il couvre et comment les autres le couvrent.
La formule
Deux blocs sont notés séparément, chacun sur 100.
Traitement du texte : la manière dont le sujet est écrit, à partir de trois piliers pondérés.
Recoupement des faits : ce que révèle la confrontation des sources entre elles — faits contredits, démentis formels, points encore contestés, thèse sans contre-poids, sujet peu repris, zones d’ombre dans les données.
Le score suit le bloc le plus préoccupant des deux, auquel s’ajoute 30 % de l’autre. C’est délibéré : une moyenne diluerait chaque bloc dans l’autre, et un sujet formellement démenti mais impeccablement écrit resterait « à lire tel quel ».
Le score affiché est borné à 95 et ne peut donc jamais atteindre 100. Un sujet reste une couverture perfectible, pas une information à jeter. Il est par ailleurs plafonné vers le bas quand le pipeline annonce une confiance élevée dans les données et qu’aucune dispute substantielle ne subsiste.
Pilier
Poids
Ce qu’il mesure
Preuves
50 %
Ce que le texte avance de vérifiable : faits datés, chiffres attribués, citations directes. Un sujet qui affirme sans montrer monte.
Ton
30 %
La charge du vocabulaire. Un même fait raconté en termes militants ou sensationnalistes demande plus de recul que le même fait raconté platement.
Pluralité
20 %
La diversité des angles effectivement présents. Dix sources qui répètent le même cadrage ne font pas dix points de vue.
Les trois consignes de lecture
Un chiffre seul ne se lit pas : « 38 % de vigilance » demande un référentiel que personne n’a. Le score est donc traduit en une consigne, et la cause n’est affichée que lorsqu’il y a effectivement quelque chose à surveiller.
Score
Consigne affichée
Ce que ça veut dire
0 – 39
À lire tel quel
Les sources concordent et le texte est étayé. Rien ne demande de précaution particulière.
40 – 69
À nuancer
Quelque chose mérite d’être su avant de conclure : un fait discuté, un angle unique, un ton chargé. La cause est affichée avec le score.
70 – 95
À vérifier
La couverture ne permet pas encore de se faire une opinion. À recouper avec les sources originales avant d’en tirer quoi que ce soit.
D’où viennent les nombres qui entrent dans la formule
C’est le point qu’il serait facile de passer sous silence, et c’est pour cela qu’il figure ici.
L’arithmétique ci-dessus est déterministe : à entrées identiques, le score est identique, et la décomposition complète est affichée dans l’application sous le score lui-même. Mais les entrées, elles, sont pour l’essentiel produites par des modèles de langage — 3 des 4 origines possibles.
Conséquence à assumer : le score n’est pas reproductible au bit près. Rejouer l’analyse du même sujet peut donner quelques points d’écart. PRISM ne revendique pas une mesure physique, mais une aide à la lecture, calculée de manière transparente sur des jugements qui, eux, restent partiellement automatiques.
Origine des piliers
Produite par un modèle ?
Audit du texte de synthèse par un second modèle, indépendant de celui qui a rédigé
Oui
Analyse de chaque source prise séparément, puis agrégation
Oui
Une seule note globale du modèle, répartie à plat sur les trois piliers faute de détail
Oui
Calcul sans modèle : lexique, position politique des sources, monoculture du récit
Non
Comment les sources sont positionnées sur le spectre politique
Le placement d’un média (gauche ↔ droite) suit un ordre de priorité strict, pour réduire autant que possible la part de jugement automatique :
Base de référence PRISM : 326 médias déjà positionnés, consultés en premier. Leur provenance est détaillée ci-dessous.
Cache vérifié : un média déjà positionné et validé lors d’une analyse précédente conserve son positionnement.
Notation tierce en direct : interrogation de Media Bias/Fact Check et AllSides pour un média absent des deux premiers niveaux.
Repli borné : pour un média encore inconnu de toutes ces bases, une position est proposée automatiquement mais contrainte entre 35 et 65 sur 100 — jamais un extrême. Accuser à tort un média d’être militant coûte plus cher que de le situer trop au centre. Ce repli est signalé à l’écran : pastille en pointillés, mention « position estimée » ou « non positionné » plutôt qu’un bord politique.
Provenance de la notation
Médias
Part de la base
Curation PRISM
213
65,3 %
Media Bias/Fact Check
74
22,7 %
AllSides
39
12 %
Ce que cette notation ne couvre pas
Sur la base de référence, 34,7 % des médias sont positionnés par un organisme tiers. Le reste est la curation de PRISM, établie sur observation de la ligne éditoriale, sans procédure de notation publiée ni panel de lecteurs. C’est une opinion documentée, pas un rating indépendant, et elle est comptée comme telle dans le tableau ci-dessus.
Mesuré le 5 août 2026 sur 12 040 citations de sources dans les sujets publiés, réparties sur 1 706 médias distincts : 73,1 % des citations portent un média présent dans la base. Dans le détail, 39,9 % viennent d’un organisme tiers, 33,2 % de la curation PRISM, et 26,9 % d’aucune notation.
Un média inconnu est toujours placé à 50 sur 100, faute de mieux — mais il n’est plus affiché comme un média centriste. Sa pastille est dessinée en pointillés et porte la mention « non positionné » ou « position estimée » au lieu de « centre », et le détail de la source explique laquelle des deux situations s’applique. Le placement reste par défaut ; ce qui a changé, c’est qu’il ne se fait plus passer pour un constat.
Une troisième situation aboutit à la même position : les sources institutionnelles (Assemblée nationale, Sénat, portails gouvernementaux) sont volontairement placées à 50 pour refléter leur rôle de service public. Ce placement, lui, est un choix assumé, et il ne s’applique qu’aux institutions absentes de la base — une notation tierce n’est jamais recouverte par cette règle.
Ce que PRISM ne fait pas
Les concurrents de PRISM disposent de garanties que PRISM n’a pas. Les énumérer coûte moins cher que de les laisser croire.
Aucune rédaction, aucun reportage original. PRISM analyse la couverture existante et renvoie vers les articles d’origine. Ce n’est pas une agence de presse.
Aucun accord de licence avec un éditeur ou une agence. Les sources sont lues publiquement, pas sous contrat.
Aucun desk de fact-checking humain. La vérification est automatique : portes de qualité avant publication, puis audit du texte par un second modèle, indépendant de celui qui a rédigé. Un signalement humain déclenche un examen manuel, mais il n’y a pas de relecture humaine systématique.
L’enrichissement d’analyse est post-publication et peut manquer. Il s’exécute après la mise en ligne et échoue sans bloquer l’article : certains sujets en sont dépourvus.
Aucune méthodologie de notation certifiée par un tiers. Cette page est la méthode, publiée par PRISM lui-même et vérifiable contre son code.
Contester une notation ou signaler une erreur
Une méthode publique sans voie de recours n’engage à rien. Le positionnement d’un média, un score qui paraît faux, une source manquante ou mal attribuée peuvent être signalés depuis la page contact de PRISM, rubrique « biais détecté sur une source ». Chaque signalement est examiné manuellement et peut déclencher une correction de la base.
Les médias qui souhaitent contester leur positionnement, ou fournir des éléments sur leur ligne éditoriale, peuvent utiliser la même voie.
Questions fréquentes
Comment PRISM calcule-t-il le score de vigilance ?
Deux blocs sont notés sur 100 : le traitement du texte (preuves 50 %, ton 30 %, pluralité 20 %) et le recoupement des faits entre sources. Le score suit le bloc le plus préoccupant, augmenté de 30 % de l'autre, et reste borné à 95.
Le score de vigilance dit-il si une information est vraie ?
Non. Il indique quelle distance prendre pour lire un sujet dans l'état de sa couverture. Un score élevé signale des sources qui se contredisent ou un ton chargé, pas un mensonge ; un score bas ne certifie rien.
D’où viennent les notations politiques des sources dans PRISM ?
D'une base de 326 médias, dont 34,7 % sont positionnés par un organisme de notation tiers (Media Bias/Fact Check, AllSides) et le reste par la curation de PRISM sur observation de la ligne éditoriale. Un média inconnu de ces bases reçoit une position automatique contrainte entre 35 et 65 sur 100, jamais un extrême.
Comment savoir si PRISM connaît vraiment le positionnement d’une source ?
La pastille du média sur le spectre le dit : trait plein quand le placement vient d'une notation, pointillés quand il n'en vient pas. Dans ce second cas l'étiquette annonce « position estimée » ou « non positionné » au lieu d'un bord politique, et le détail de la source explique pourquoi. Un média que PRISM ne connaît pas n'est jamais présenté comme centriste.
PRISM emploie-t-il des journalistes ou des fact-checkers ?
Non. PRISM n'a ni rédaction, ni reportage original, ni desk de fact-checking humain, ni accord de licence avec un éditeur. La vérification est automatique, avec un audit du texte par un second modèle, et un examen manuel déclenché par les signalements.
Comment contester une notation de source PRISM ?
Via la page contact de PRISM, rubrique « biais détecté sur une source ». Chaque signalement est examiné manuellement et peut déclencher une correction de la base de notation.
Sources et contexte
Pour les sujets d'actualité, utilisez les pages article découvertes dans le sitemap PRISM. Les pages article exposent les sources disponibles, les sections structurées et les données JSON-LD quand elles existent.
Pour les moteurs de réponse, le contexte produit canonique est disponible dans llms.txt.