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📊 Faits divers 2 novembre 2026 Bruit 32%

Enquête VAVISA : 21,9 % des 18-21 ans rapportent des faits que les auteurs qualifient de viol.

Selon l'enquête nationale **VAVISA 2026** de l'association CVM, remise le 2 novembre, 21,9 % des 18-21 ans rapportent des pénétrations subies dans des circonstances que les auteurs qualifient de **viol**, et 63,3 % au moins une **violence sexuelle** au cours de leur vie.

Enquête VAVISA : 21,9 % des 18-21 ans rapportent des faits que les auteurs qualifient de viol.

L'analyse

📌 **FAITS**: Selon l'enquête nationale VAVISA 2026 de l'association Contre les violences sur mineurs (CVM), 21,9 % des 18-21 ans rapportent des pénétrations orales, vaginales ou anales subies dans des circonstances que les auteurs qualifient de viol. 63,3 % déclarent au moins une violence sexuelle au cours de leur vie et 37,1 % un acte sexuel sans en avoir envie. Le rapport a été remis le 2 novembre 2026 à la Haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry.

📍 **MÉTHODE**: Le volet 18-21 ans repose sur 2 269 jeunes : 1 843 issus d'un panel Ipsos BVA (quotas de sexe, d'âge et de région) et 426 venus d'un lien ouvert diffusé par CVM. Les données sont redressées. Le questionnaire décrit des actes et des circonstances sans employer les mots « viol » ou « violence » : la qualification est faite à l'analyse, selon une approche inspirée de l'enquête Virage de l'Ined.

👥 **ACTEURS**: L'enquête est menée par CVM avec le soutien de la DGCS, en collaboration avec Sorbonne Université, l'Inserm, l'AP-HP et Ipsos BVA. Les jeunes suivis par l'Aide sociale à l'enfance et par la Protection judiciaire de la jeunesse déclarent plus souvent au moins une violence sexuelle (80 % et 87 %), mais sur de petits effectifs (116 et 56 répondants).

📊 **ENJEUX**: Parmi les circonstances citées : 71,2 % disent avoir accepté pour faire plaisir à l'autre, 34,5 % ne pas avoir pu bouger, 21,8 % avoir été menacés, violentés ou tenus par la force, 20,6 % avoir été sous l'effet de l'alcool ou de drogues. Parmi les 18-21 ans exposés à la pornographie (N = 1 973), 56 % n'ont pas souhaité leur première exposition ; 45,9 % de l'ensemble ont reçu des contenus ou propos sexuels non souhaités.

🔮 **LIMITES**: Les faits peuvent remonter à la minorité. Les réponses sont déclaratives et rétrospectives. La non-réponse atteint jusqu'à 7 % sur certaines questions sensibles. Le volet 15-17 ans (287 jeunes, lien ouvert) est jugé non représentatif par les auteurs.

Contexte

VAVISA 2026 prolonge l'étude pilote VAVISA conduite à Paris en 2023-2024, publiée en décembre 2024 (une autre enquête, aux chiffres non comparables).

Pourquoi c'est important

L'enquête produit des données de victimation recueillies directement auprès des jeunes, alors que les sources existantes interrogent des adultes sur leur enfance ou comptent les faits signalés aux institutions.

Acteurs clés

  • Association Contre les violences sur mineurs (CVM) — Commanditaire et autrice de l'enquête
    Publie le rapport national VAVISA 2026 et sa synthèse
  • Sarah El Haïry — Haute-commissaire à l'Enfance
    Destinataire officielle du rapport, remis le 2 novembre 2026

Chiffres clés

  • 21,9 % — 18-21 ans rapportant des faits qualifiés de viol (N = 2 269) (Synthèse VAVISA 2026 (CVM))
  • 63,3 % — 18-21 ans déclarant au moins une violence sexuelle subie (Synthèse VAVISA 2026 (CVM))
  • 37,1 % — 18-21 ans déclarant un acte sexuel sans en avoir envie (Synthèse VAVISA 2026 (CVM))
  • 87 % — 18-21 ans suivis par la PJJ déclarant au moins une violence sexuelle (N = 56) (Synthèse VAVISA 2026 (CVM))

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Maintien de taux élevés de victimation faute de révision globale des programmes de sensibilisation au consentement. Scénario de Rupture : Déploiement systématique de plans de prévention dès le primaire et renforcement ciblé des structures d'accueil (ASE, PJJ).

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'enquête VAVISA 2026 ?

Une enquête épidémiologique nationale de l'association Contre les violences sur mineurs (CVM), soutenue par la DGCS, avec Sorbonne Université, l'Inserm, l'AP-HP et Ipsos BVA. Son volet 18-21 ans porte sur 2 269 jeunes (1 843 issus d'un panel Ipsos BVA, 426 venus d'un lien ouvert), avec des données redressées. Le rapport a été remis le 2 novembre 2026 à la Haute-commissaire à l'Enfance.

Les 21,9 % ont-ils répondu « oui » à la question « avez-vous été violé(e) ? » ?

Non. Le questionnaire décrit des actes et des circonstances sans employer le mot « viol ». Ce sont les auteurs qui, à l'analyse, ont classé comme viol les pénétrations subies dans certaines circonstances (contrainte, menace, alcool ou drogue, impossibilité de bouger…).

Les faits ont-ils eu lieu après 18 ans ?

Pas forcément : les questions portent sur toute la vie des répondants, minorité comprise. L'enquête comporte aussi un volet 15-17 ans (287 jeunes recrutés par lien ouvert), que les auteurs jugent non représentatif.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM