PRISM
🏫 Politique 2 novembre 2026 Bruit 34%

Une enquête nationale révèle qu'un tiers des élèves du primaire subissent des violences sexuelles à l'école.

Selon une enquête inédite de la **DEPP**, 34 % des élèves de CE2, CM1 et CM2 rapportent avoir subi des **violences sexuelles** en milieu scolaire, un chiffre atteignant 42 % en CE2. Baisers forcés, attouchements et **voyeurisme** dans les sanitaires figurent parmi les actes les plus recensés.

Une enquête nationale révèle qu'un tiers des élèves du primaire subissent des violences sexuelles à l'école.

L'analyse

📌 **FAITS**

- Au printemps 2025, la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l'Éducation nationale a mené une étude d'ampleur auprès de 11 200 élèves de CE2, CM1 et CM2 des écoles publiques et privées sous contrat.

- Publiée le 27 octobre 2026, cette étude révèle que 34 % des élèves du primaire déclarent avoir été victimes d'au moins une forme de violence sexuelle à l'école, un taux qui grimpe à 42 % chez les élèves de CE2.

- Dans le détail, 22 % des sondés indiquent que quelqu'un a tenté de les embrasser, de les toucher ou de les caresser sans leur accord, tandis que 22 % affirment avoir subi du voyeurisme dans les sanitaires scolaires (29 % de tentatives d'attouchements et 28 % de voyeurisme en CE2).

- Les filles et les garçons font état de ces violences sexuelles dans des proportions comparables.

- Par ailleurs, 36 % des élèves se disent fréquemment victimes de violences générales à l'école (48 % de mise à l'écart, 43 % d'insultes/moqueries, 38 % de bousculades volontaires).

- Seuls 37 % des élèves victimes de violences en parlent à une personne de confiance : 60 % s'adressent à leurs parents, 54 % à leur enseignant et 41 % à leurs amis.

📍 **CONTEXTE**

- Il s'agit d'une évaluation nationale inédite visant à mesurer objectivement le climat scolaire et l'exposition aux atteintes physiques et sexuelles dès le premier degré (écoles élémentaires).

- Ces données mettent en lumière la vulnérabilité précoce des plus jeunes enfants (particulièrement en classe de CE2) au sein des établissements scolaires.

👥 **ACTEURS**

- **DEPP (Éducation nationale)** : Organisme public auteur de l'enquête statistique menée sur un échantillon de 11 200 élèves.

- **Élèves du primaire (CE2-CM1-CM2)** : Population interrogée sur les faits subis au sein des établissements publics et privés sous contrat.

- **Parents et corps enseignant** : Principaux tiers de confiance sollicités par les victimes (60 % et 54 % des signalements informels).

📊 **ENJEUX**

- **Sécurité et surveillance des espaces scolaires** : Le voyeurisme dans les sanitaires touche plus d'un élève sur cinq, posant la question de la configuration et de la supervision des locaux.

- **Libération de la parole chez les enfants** : Moins de quatre élèves victimes sur dix (37 %) parviennent à parler des violences subies, ce qui souligne la nécessité de renforcer les protocoles d'écoute et de prévention dès le plus jeune âge.

🔮 **PERSPECTIVES**

- La publication de ces données chiffrées contraint les autorités éducatives et les équipes pédagogiques à ajuster les plans de prévention des violences en milieu scolaire.

- Le suivi des cohortes et la réitération de ce type d'enquêtes permettront de mesurer l'efficacité des mesures d'accompagnement et de sécurisation des établissements.

Contexte

Cette étude fait suite aux travaux réguliers du ministère de l'Éducation nationale sur le climat scolaire, étendant pour la première fois la mesure systématique des violences sexuelles aux classes du premier degré.

Pourquoi c'est important

Cette enquête touche directement la sécurité quotidienne des jeunes enfants en milieu scolaire. Elle montre que les violences sexuelles et le voyeurisme commencent dès les classes de primaire (CE2-CM2), appelant à une vigilance accrue des parents et des équipes pédagogiques dans la surveillance des espaces scolaires.

Acteurs clés

  • DEPP (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance) — Service statistique du ministère de l'Éducation nationale
    Organisme auteur de l'enquête menée au printemps 2025 auprès de 11 200 élèves.
  • Élèves de CE2, CM1 et CM2 — Sondés de l'étude (écoles publiques et privées sous contrat)
    34 % déclarent avoir subi au moins une forme de violence sexuelle à l'école.

Chiffres clés

  • 34 % — Élèves du primaire déclarant des violences sexuelles (DEPP / Éducation nationale)
  • 42 % — Taux chez les élèves de CE2 (DEPP / Éducation nationale)
  • 22 % — Tentative de baiser, toucher ou caresse sans accord (DEPP / Éducation nationale)
  • 22 % — Victimes de voyeurisme dans les toilettes (DEPP / Éducation nationale)
  • 37 % — Élèves victimes qui en ont parlé à un proche ou enseignant (DEPP / Éducation nationale)

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Sans renforcement de la surveillance dans les sanitaires et sans sensibilisation précoce, les taux d'exposition aux atteintes sexuelles à l'école risquent de se maintenir à des niveaux élevés.

Scénario de Rupture : Le déploiement de protocoles stricts de surveillance des espaces partagés et l'institutionnalisation de temps de sensibilisation au consentement dès la classe de CE2 permettraient d'abaisser significativement l'incidence des agressions et d'augmenter le taux de parole des victimes.

Questions fréquentes

Quelle est l'ampleur des violences sexuelles rapportées à l'école primaire ?

Selon l'enquête de la DEPP publiée en octobre 2026, 34 % des élèves de CE2, CM1 et CM2 déclarent avoir subi au moins une forme de violence sexuelle à l'école, cette proportion montant à 42 % chez les élèves de CE2.

Quels sont les actes les plus fréquents déclarés par les élèves ?

22 % des élèves déclarent qu'une personne a essayé de les embrasser, toucher ou caresser sans leur accord, et 22 % indiquent avoir été victimes de voyeurisme dans les toilettes de leur établissement.

À qui les élèves victimes s'adressent-ils pour demander de l'aide ?

Seuls 37 % des élèves victimes d'au moins une violence en parlent à un tiers : 60 % s'adressent à leurs parents, 54 % à leur enseignant et 41 % à des amis.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM