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⚖️ Faits divers 28 octobre 2026 Bruit 48%

Une adolescente de dix-sept ans éborgnée à Mulhouse porte plainte pour violences policières aggravées.

Une **adolescente de 17 ans** a perdu son œil gauche le 17 et 24 octobre 2026 à **Mulhouse** après avoir reçu un tir supposé de grenade lacrymogène. Ne participant pas à la manifestation, elle a déposé **plainte le 28 octobre** pour violences aggravées, entraînant la saisine de l'**IGPN**.

Une adolescente de dix-sept ans éborgnée à Mulhouse porte plainte pour violences policières aggravées.

L'analyse

📌 **FAITS**:

- Le samedi 17 octobre 2026, en marge d'un rassemblement contre la vie chère réunissant environ un millier de personnes à Mulhouse, une adolescente de 17 ans, étudiante en langues étrangères, est grièvement touchée au visage.

- Selon les déclarations de son avocat, Me Pierre Brunisso, la jeune fille sortait d'un restaurant et cherchait à s'éloigner de la zone sans participer au cortège ni à des dégradations.

- L'impact a entraîné la perte définitive de son œil gauche.

- Le mercredi 28 octobre 2026, l'adolescente dépose formellement plainte pour « violences aggravées ».

📍 **CONTEXTE**:

- La manifestation du 17 octobre à Mulhouse a dégénéré en milieu d'après-midi, la préfecture faisant état de groupes violents s'en prenant aux forces de l'ordre, commerces et biens publics.

- Ce drame réactive la controverse nationale sur la doctrine d'emploi des armes de force intermédiaire lors des opérations de maintien de l'ordre, notamment l'interdiction légale des tirs tendus de grenades lacrymogènes à hauteur de visage.

👥 **ACTEURS**:

- **La victime et son avocat (Me Pierre Brunisso)** : Affirmant la non-participation totale de la lycéenne aux violences, l'avocat dénonce un usage « manifestement disproportionné » de la force et exige l'identification, la suspension du policier auteur du tir et l'ouverture d'une information judiciaire.

- **Le Parquet de Mulhouse** : A ouvert une enquête en flagrance pour violences aggravées et confié les investigations à l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN).

- **Le Défenseur des droits** : Également saisi par le conseil de la victime pour instruction disciplinaire et déontologique.

📊 **ENJEUX**:

- **Établissement des responsabilités** : L'enquête balistique et l'analyse des images vidéo devront déterminer la trajectoire exacte du tir et la munition responsable de l'éborgnement.

- **Garanties déontologiques** : L'affaire remet au premier plan la transparence et la traçabilité des tirs d'armes de force intermédiaire dans des contextes de foule dense.

🔮 **PERSPECTIVES**:

- Les conclusions de l'enquête de l'IGPN dicteront une éventuelle ouverture d'information judiciaire par le parquet de Mulhouse, condition préalable à une mise en examen.

Contexte

Ce cas rappelle les enquêtes de l'IGPN ouvertes lors du mouvement des Gilets Jaunes en 2018-2019 concernant l'utilisation du LBD et des grenades de désencerclement en tir tendu.

Pourquoi c'est important

Ce drame touche directement la protection des citoyens ordinaires pris dans des rassemblements urbains. Il interroge l'application stricte des règles du maintien de l'ordre qui provisent les tirs tendus de grenades à hauteur d'homme.

Acteurs clés

  • Me Pierre Brunisso — Avocat de la victime
    Accuse la police d'un tir tendu prohibé et demande la suspension du tireur.
  • Parquet de Mulhouse — Autorité judiciaire locale
    A ouvert une enquête en flagrance pour violences aggravées confiée à l'IGPN.

Chiffres clés

  • 17 ans — Age de la victime (Le Monde / Sud Ouest)
  • environ 1 000 — Participants à la manifestation (Préfecture du Haut-Rhin)

Et ensuite

Si l'expertise balistique confirme un tir tendu, l'enquête de l'IGPN pourrait déboucher sur l'ouverture d'une information judiciaire pour violences aggravées par personne dépositaire de l'autorité publique, suivie de mesures disciplinaires et pénales contre l'agent impliqué.

Questions fréquentes

Que s'est-il passé le 17 octobre à Mulhouse pour la victime de 17 ans ?

Une adolescente de 17 ans sortant d'un restaurant a perdu son œil gauche, victime supposée d'un tir tendu de grenade lacrymogène alors qu'elle cherchait à quitter la zone de manifestation.

Quelles suites judiciaires ont été engagées après l'éborgnement ?

La victime a déposé plainte le 28 octobre 2026. Le parquet de Mulhouse a ouvert une enquête en flagrance pour violences aggravées et a saisi l'IGPN ainsi que le Défenseur des droits.

Sources

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