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🩺 Science 1 novembre 2026 Bruit 12%

Un déficit en testostérone touche 340 000 Français mais seulement 20 % bénéficient d'un traitement adapté.

En France, le **déficit en testostérone lié à l'âge** (DALA) concerne environ 340 000 hommes, provoquant baisse de libido et fatigue. Malgré des traitements sûrs et efficaces, seuls 20 % des patients reçoivent actuellement une **prise en charge médicale**.

Un déficit en testostérone touche 340 000 Français mais seulement 20 % bénéficient d'un traitement adapté.

L'analyse

📌 **FAITS**: Le déficit en testostérone lié à l'âge (DALA) — souvent appelé à tort « andropause » — touche environ 340 000 hommes en France. Selon les données de l'Association française d'urologie (AFU), seuls 70 000 d'entre eux (soit 20 %) suivent un traitement substitutif. Ce déficit entraîne une diminution des érections matinales, une baisse du désir, de la fatigue, une prise de poids abdominale ou de l'irritabilité.

📍 **CONTEXTE**: Contrairement à la ménopause chez la femme, la baisse de testostérone chez l'homme est progressive, d'intensité variable et non systématique. Le terme d'andropause est rejeté par la communauté médicale au profit du DALA. De plus, l'obésité accentue ce phénomène : le taux de testostérone totale est en moyenne 25 % plus bas chez les hommes obèses.

👥 **ACTEURS**: L'Association française d'urologie (AFU), représentée notamment par le Pr Éric Huygues, rappelle que le traitement substitutif améliore la santé globale sans accroître le risque de cancer de la prostate. Les médecins généralistes et urologues s'appuient sur le questionnaire ADAM et deux dosages sanguins matineux pour poser le diagnostic.

📊 **ENJEUX**: Le sous-diagnostic reste majeur en raison des tabous persistants et d'idées reçues sur la sécurité des traitements. Sur le plan financier, les traitements par injections intramusculaires (testostérone énantate) sont remboursés par la Sécurité sociale, tandis que les gels cutanés demeurent entièrement à la charge du patient.

🔮 **PERSPECTIVES**: Les urologues préconisent une sensibilisation accrue des praticiens de premier recours afin d'identifier les facteurs de risque modifiables (sédentarité, alcool, diabète) et de proposer un bilan biologique avant d'envisager une supplémentation.

Contexte

Historiquement qualifié d'« andropause » par analogie avec la ménopause féminine, ce trouble a été redéfini sous le nom de DALA par l'Association française d'urologie dès 2023 afin de mieux refléter sa nature progressive et non systématique.

Pourquoi c'est important

Le déficit en testostérone n'est pas un arrêt inéluctable de la sexualité masculine mais un problème médical identifié. Un dépistage ciblé permet non seulement de restaurer la libido et la qualité de vie, mais aussi de limiter des risques métaboliques et osseux associés.

Acteurs clés

  • Pr Éric Huygues — Urologue et intervenant au congrès de l'AFU
    Défend la fiabilité du dosage de la testostérone libre et la sécurité des traitements substitutifs.
  • Association Française d'Urologie (AFU) — Société savante médicale
    Établit les recommandations de dosage et d'évaluation des risques prostatiques et métaboliques.

Chiffres clés

  • 340 000 — Hommes avec déficit symptomatique (Association française d'urologie (AFU))
  • 20 % — Part des hommes touchés actuellement traités (Association française d'urologie (AFU))
  • -25 % — Baisse moyenne de testostérone chez l'homme obèse (Association française d'urologie (AFU))

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Le sous-diagnostic du DALA persiste chez 80 % des hommes concernés, maintenant un recours évitable aux traitements de dysfonction érectile isolés sans prise en charge globale.

Scénario de Rupture : Une généralisation du questionnaire ADAM en médecine générale et le remboursement des gels cutanés permettent de quadrupler le nombre d'hommes pris en charge d'ici cinq ans.

Questions fréquentes

Comment diagnostiquer un déficit en testostérone lié à l'âge ?

Le diagnostic s'appuie sur le questionnaire de dépistage ADAM, suivi de deux dosages sanguins de testostérone libre ou biodisponible réalisés le matin à jeun, à un mois d'intervalle.

Le traitement par testostérone augmente-t-il le risque de cancer de la prostate ?

Non, les recherches approfondies confirmées par l'Association française d'urologie indiquent qu'un taux élevé de testostérone n'est pas lié à un risque accru de cancer de la prostate.

Quels traitements du déficit en testostérone sont remboursés en France ?

Les injections intramusculaires de testostérone énantate sont remboursées par l'Assurance maladie, tandis que les traitements sous forme de gel cutané ne sont pas remboursés.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM