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🏭 Économie 20 mai 2026 Bruit 50%

Stellantis ouvre son usine de Rennes au chinois Dongfeng : des véhicules électriques assemblés en France dès 2028

Stellantis a annoncé le 20 mai 2026 un accord avec Dongfeng pour produire des **voitures électriques Voyah** dans son usine de Rennes. Cette **coentreprise** (51% Stellantis) garantit une charge industrielle pour dix ans mais suscite des **revendications syndicales** sur l'emploi.

Stellantis ouvre son usine de Rennes au chinois Dongfeng : des véhicules électriques assemblés en France dès 2028

L'analyse

📌 **FAITS**

- Stellantis et Dongfeng signent un protocole d’accord pour une coentreprise européenne (51% Stellantis, 49% Dongfeng) dédiée aux véhicules électriques et hybrides rechargeables.

- L’usine Stellantis de Rennes-La Janais (2 000 salariés) accueillera la production du Voyah, premier véhicule Dongfeng construit en Europe, 100% électrique, avec une mise en production dans deux ans.

- Le site continuera d’assembler la Citroën C5 Aircross.

- Un CSE extraordinaire est organisé ce mercredi 20 mai 2026 pour informer le personnel.

- L’UE impose depuis octobre 2024 des droits compensateurs sur les VE chinois (17% à 35,3%), ce qui rend la production locale stratégique.

📍 **CONTEXTE**

Stellantis et Dongfeng sont partenaires depuis 34 ans (coentreprise en Chine). Dongfeng détient un peu plus de 1% du capital de Stellantis. L’usine de Rennes, qui produisait 400 000 véhicules par an au début des années 2000, ne fabrique plus que la C5 Aircross et a connu du chômage partiel.

👥 **ACTEURS**

- **Stellantis** : actionnaire majoritaire de la coentreprise, distributeur exclusif en Europe.

- **Dongfeng** : constructeur chinois, apporte le modèle haut de gamme Voyah.

- **Syndicats** : la CGT exige un plan d’embauche massif et la transformation de 700 intérimaires en CDI ; la CFDT conditionne son soutien à des garanties sociales ; la CFE-CGC salue une charge pérenne.

📊 **ENJEUX**

- Sauvetage industriel du site de Rennes, menacé par la baisse de production.

- Contournement des droits de douane européens sur les VE chinois (production “made in Europe”).

- Concurrence accrue pour les constructeurs européens face à l’arrivée d’un acteur chinois sur le sol français.

🔮 **PERSPECTIVES**

- **Scénario tendanciel** : Stellantis sécurise l’emploi à Rennes pour une décennie et développe une gamme électrique abordable (projet E-car à 15 000 € annoncé par ailleurs).

- **Scénario de rupture** : échec des négociations sociales, contestation de l’UE sur les subventions croisées, ou montée des tensions géopolitiques.

Contexte

Similaire à la vague d'implantation de constructeurs asiatiques en Europe (ex. BYD en Hongrie, Leapmotor en Espagne), mais première production Dongfeng en France depuis le partenariat Stellantis de 1992.

Pourquoi c'est important

L'accord pourrait sauver 2 000 emplois directs à Rennes et préfigure une nouvelle ère de production de véhicules chinois en Europe, avec des implications majeures pour la souveraineté industrielle française et les droits de douane.

Acteurs clés

  • Antonio Filosa — Dirigeant Stellantis (directeur des opérations Europe ?)
    Favorable à l'accord, évoque une 'nouvelle dimension'
  • Syndicat CGT — Représentant des salariés de l'usine de Rennes
    Exige un plan d'embauche massif et transformation des intérimaires en CDI
  • CFE-CGC — Syndicat de l'encadrement
    Soutient l'accord, y voit une garantie de charge industrielle
  • CFDT — Syndicat réformiste
    Conditionne son accord à des garanties sociales

Chiffres clés

  • 2 000 salariés — Effectifs de l'usine de Rennes-La Janais (Le Monde, La Dépêche, Capital)
  • 400 000 véhicules — Production annuelle passée de l'usine (début 2000) (Journal de l'Économie)
  • 3 210 véhicules — Ventes Dongfeng en Europe (2025) (Dataforce, cité par Journal de l'Économie)
  • 1,02 % — Participation de Dongfeng dans Stellantis (Journal de l'Économie)
  • 35,3 % — Droits compensateurs UE sur VE chinois (non-coopérants) (Journal de l'Économie)

Et ensuite ?

**Scénario tendanciel** : L'usine de Rennes devient un hub pour les VE chinois made in France, Stellantis étend sa coopération avec Dongfeng à d'autres sites européens. **Scénario de rupture** : Les tensions commerciales UE–Chine s'aggravent, la coentreprise est freinée ou les syndicats bloquent le projet par des grèves.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM