Santé : les cancers et les maladies cardiovasculaires restent la principale cause de décès en France
En 2024, les **tumeurs** (27,1 %) et les **maladies cardiovasculaires** (21,2 %) restent les premières causes de décès en France, selon des données officielles publiées ce 23 juin 2026. Le taux de mortalité atteint **777,9 pour 100 000 habitants**, niveau le plus bas jamais enregistré, mais encore supérieur aux tendances d’avant la pandémie. Les **cancers du pancréas** et du poumon chez les femmes sont en hausse, tandis que les **maladies respiratoires** progressent à cause d’une épidémie de grippe précoce.
L'analyse
📌 **FAITS**
- Plus de **641 000 décès** ont été enregistrés en France en 2024.
- Les **tumeurs** (cancers) représentent **27,1 %** des décès.
- Les **maladies circulatoires** (cardiovasculaires) représentent **21,2 %** des décès.
- Le taux de mortalité s’établit à **777,9 pour 100 000 habitants**, un niveau **historiquement bas**.
- La mortalité reste cependant **significativement supérieure** à celle qu’auraient donnée les tendances 2015‑2019 ou 2012‑2019.
- La mortalité par tumeur **continue de baisser globalement**, sauf pour le **pancréas** (hausse tendancielle) et pour le **poumon, les bronches et la trachée chez les femmes**.
- Les **maladies respiratoires** (hors Covid) causent **8,2 %** des décès, en hausse notamment en raison d’une épidémie de grippe 2024‑2025 avec un pic mi‑janvier 2025.
📍 **CONTEXTE**
Ce rapport s’inscrit dans la publication annuelle des causes de décès par les autorités sanitaires françaises. Avant 2020, la France connaissait une baisse régulière de la mortalité. La pandémie de Covid‑19 a brutalement interrompu cette tendance, avec un excès de mortalité important en 2020‑2021. Aujourd’hui, si le taux brut repasse sous les seuils historiques, il reste décalé par rapport à la trajectoire pré‑pandémique, signe que l’effet du Covid et ses suites (retards de diagnostic, fragilisation des systèmes de santé) continuent d’influencer les chiffres.
👥 **ACTEURS**
Aucun acteur spécifique n’est cité dans les sources. Les données émanent probablement de l’Institut national d’études démographiques (INED) ou de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), mais les deux articles ne mentionnent pas explicitement l’organisme producteur. Les autorités sanitaires françaises sont implicitement responsables de la collecte et de la publication.
📊 **ENJEUX**
- **Pour le citoyen / patient** : Ces chiffres rappellent que les cancers et les maladies cardiovasculaires demeurent les priorités de santé publique. La hausse du cancer du poumon chez les femmes reflète l’évolution des habitudes tabagiques ; celle du cancer du pancréas est préoccupante car son pronostic est très sombre.
- **Pour les politiques de santé** : Les données justifient le maintien et le renforcement des campagnes de dépistage, de la lutte contre le tabagisme, et de la prévention cardiovasculaire.
- **Pour le système de soins** : La persistance d’une mortalité plus élevée que la tendance pré‑Covid pourrait traduire un retard dans les diagnostics ou un accès aux soins dégradé, ce qui appelle à des investissements ciblés.
🔮 **PERSPECTIVES**
**Scénario tendanciel** : Si rien ne change, la baisse globale des cancers devrait se poursuivre, mais les hausses du cancer du pancréas et du poumon chez les femmes pourraient alourdir le fardeau. Les maladies cardiovasculaires pourraient légèrement reculer grâce à la prévention, mais le vieillissement de la population maintiendra leur poids.
**Scénario de rupture** : Une nouvelle pandémie ou une crise sanitaire pourrait à nouveau faire grimper la mortalité, tandis qu’un rattrapage rapide des diagnostics post‑Covid pourrait accélérer la baisse des décès évitables.
Contexte
Similaire aux années précédentes depuis les années 2000, mais la mortalité reste au-dessus des projections pré-Covid, contrairement à la baisse continue observée avant 2020.
Pourquoi c'est important
Ce sujet concerne directement chaque citoyen car il révèle les principales causes de décès – cancers et maladies cardiovasculaires – contre lesquelles la prévention et le dépistage restent les armes les plus efficaces. Comprendre ces tendances permet de mieux orienter ses efforts personnels de santé et de suivre l’efficacité des politiques publiques.
Chiffres clés
- 641 000+ — Nombre total de décès (2024) (Données officielles citées par La Croix et Europe 1)
- 27,1% — Part des tumeurs dans les décès (La Croix / Europe 1)
- 21,2% — Part des maladies cardiovasculaires (La Croix / Europe 1)
- 777,9 — Taux de mortalité (pour 100 000 hab.) (La Croix / Europe 1)
- 8,2% — Mortalité par maladies respiratoires (La Croix / Europe 1)
Et ensuite ?
**Scénario tendanciel** : Baisse globale des cancers sauf pancréas et poumon féminin ; maintien des maladies cardiovasculaires dû au vieillissement. **Scénario de rupture** : Nouvelle pandémie ou crise sanitaire pourrait inverser la tendance à la baisse du taux de mortalité.
Questions fréquentes
Quelles sont les deux premières causes de décès en France en 2024 ?
Les tumeurs (cancers) arrivent en première position avec 27,1 % des décès, suivies par les maladies cardiovasculaires avec 21,2 %.
Le taux de mortalité a-t-il baissé en France en 2024 ?
Oui, le taux de mortalité s’élève à 777,9 pour 100 000 habitants, un niveau historiquement bas, mais il reste supérieur à la tendance qui aurait été observée sans la pandémie de Covid-19.
Quels cancers sont en hausse selon ces données ?
Le cancer du pancréas est en hausse tendancielle, et les cancers du poumon, des bronches et de la trachée augmentent chez les femmes.