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⚖️ Faits divers 18 septembre 2026 Bruit 48%

Rachida Dati, jugée pour corruption avec Carlos Ghosn, affirme avoir exercé comme avocate

Le **17 septembre 2026**, à l'audience à Paris, **Rachida Dati** a martelé avoir **« exercé comme avocate »** (contrat RNBV / Renault-Nissan, honoraires **900 000 €** entre 2010 et 2012 ; **300 000 € HT**/an), face à l'accusation d'un **pacte de corruption** et de lobbying illégal au Parlement européen. **Carlos Ghosn** est absent (Liban). Le procès se poursuit **lundi 21 septembre** (BFMTV, RFI, Figaro).

Rachida Dati, jugée pour corruption avec Carlos Ghosn, affirme avoir exercé comme avocate

L'analyse

📌 **FAITS**

- Le procès de Rachida Dati s'ouvre mercredi 16 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. Elle est poursuivie pour corruption et trafic d'influence au profit de Renault-Nissan lorsqu'elle était eurodéputée.

- Une convention d'honoraires signée le 28 octobre 2009 entre Dati et RNBV (filiale néerlandaise de l'alliance Renault-Nissan) prévoyait une rémunération annuelle de 300 000 euros hors taxes, soit 900 000 euros perçus entre 2010 et 2012.

- Le Parquet national financier (PNF) estime que ce contrat maquillait un travail de lobbying au Parlement européen, interdit par son mandat d'eurodéputée. Trois questions parlementaires et des prises de position favorables au constructeur sont retenues.

- Carlos Ghosn, réfugié au Liban, est absent. Sa demande de renvoi a été rejetée. Seule Rachida Dati est présente sur le banc des prévenus.

- Lors de l'audience du 17 septembre, Dati a détaillé ses missions : Maroc (usine à Tanger), Algérie (stratégie), Turquie (protection d'investissements). Elle affirme n'avoir jamais eu de tête-à-tête avec Ghosn.

- La défense conteste la recevabilité des parties civiles (trois associations anticorruption). Les débats reprennent lundi 21 septembre.

📍 **CONTEXTE**

Carlos Ghosn, ancien patron de Renault-Nissan, a fui le Japon en décembre 2019, caché dans un coffre d'instrument de musique, pour échapper à la justice japonaise. Réfugié au Liban, il est hors de portée des mandats d'arrêt. Aujourd'hui, ce procès parisien vise à établir si Dati a utilisé son mandat d'eurodéputée pour servir les intérêts de Renault en échange d'honoraires, un mécanisme classique de conflit d'intérêts.

👥 **ACTEURS**

- **Rachida Dati** : prévenue, elle maintient avoir exercé comme avocate, liée par le secret professionnel. Elle encourt 10 ans d'emprisonnement, 450 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité.

- **Carlos Ghosn** : prévenu, absent, réfugié au Liban. Il conteste les faits et avait demandé le renvoi du procès.

- **PNF** : représenté par Caroline Genin, magistrate, qui s'agace des manœuvres dilatoires de la défense.

- **Olivier Baratelli** : avocat de Dati, il s'offusque de la constitution de partie civile des associations anticorruption.

📊 **ENJEUX**

Pour le citoyen, ce procès illustre la lutte contre la corruption des élus. Si le pacte est avéré, Dati aurait utilisé son mandat européen pour servir un intérêt privé, trahissant la confiance des électeurs. Les 900 000 euros d'honoraires sont au cœur du débat : rémunération légitime d'une avocate ou déguisement d'un lobbying illégal ? La décision du tribunal aura un impact sur la jurisprudence en matière de conflits d'intérêts.

🔮 **PERSPECTIVES**

- **Scénario tendanciel** : le procès se poursuit, Dati maintient sa défense, le tribunal devra trancher sur la nature réelle du contrat. Une relaxe est possible si la défense prouve le caractère juridique des missions.

- **Scénario de rupture** : une condamnation pourrait entraîner une peine de prison avec sursis, une amende et une inéligibilité, mettant fin à la carrière politique de Dati. Un appel est probable.

Contexte

Similaire à l'affaire Fillon (2017) où un contrat fictif avait été reproché à un élu.

Pourquoi c'est important

Ce procès concerne directement les citoyens : il teste la capacité de la justice à sanctionner les conflits d'intérêts des élus. Si Rachida Dati est reconnue coupable, cela renforce la jurisprudence sur le lobbying illégal et l'usage des mandats électifs à des fins privées.

Acteurs clés

  • Rachida Dati — Prévenue, ancienne garde des Sceaux
    Maintient avoir exercé comme avocate, conteste le lobbying
  • Carlos Ghosn — Prévenu, ancien patron de Renault-Nissan
    Conteste les faits, réfugié au Liban
  • Caroline Genin — Magistrate du PNF
    Accusation, estime que le contrat maquillait du lobbying
  • Olivier Baratelli — Avocat de Rachida Dati
    Conteste la recevabilité des parties civiles

Chiffres clés

  • 900 000 — Honoraires perçus (allégués) (BFMTV / RFI)
  • 300 000 HT — Rémunération annuelle contrat (BFMTV / Figaro)
  • 10 ans — Peine encourue (corruption) (Le Figaro)
  • 450 000 — Amende encourue (Le Figaro)

Et ensuite

Scénario tendanciel : le procès se poursuit, Dati maintient sa défense, le tribunal devra trancher sur la nature réelle du contrat. Une relaxe est possible si la défense prouve le caractère juridique des missions. Scénario de rupture : une condamnation pourrait entraîner une peine de prison avec sursis, une amende et une inéligibilité, mettant fin à la carrière politique de Dati. Un appel est probable.

Questions fréquentes

Que dit Rachida Dati à l'audience ?

Elle affirme avoir signé et exécuté un contrat d'avocate avec RNBV, pas un travail de lobbyiste au Parlement européen.

Quels montants sont en cause ?

Convention du 28 octobre 2009 : 300 000 € HT par an ; environ 900 000 € perçus entre 2010 et 2012, selon BFMTV/RFI/Figaro.

Carlos Ghosn est-il présent ?

Non : réfugié au Liban, il est jugé en son absence ; sa demande de renvoi a été rejetée à l'ouverture.

Sources

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