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⚖️ Faits divers 16 septembre 2026 Bruit 12%

Rachida Dati comparaît pour corruption passive et trafic d'influence ; le procès est maintenu sans Carlos Ghosn

**Rachida Dati** comparaît depuis le **16 septembre 2026** devant le tribunal correctionnel de Paris pour **corruption passive** et **trafic d'influence** (honoraires **900 000 €** Renault-Nissan alors qu'elle était eurodéputée). Elle encourt jusqu'à **dix ans** de prison et **450 000 €** d'amende. **Carlos Ghosn**, absent (Liban), avait demandé le renvoi : le tribunal a **refusé** ; il est jugé **en son absence** (franceinfo, màj 16/09).

Rachida Dati comparaît pour corruption passive et trafic d'influence ; le procès est maintenu sans Carlos Ghosn

L'analyse

📌 **FAITS**

- Le procès de **Rachida Dati** et **Carlos Ghosn** s'ouvre le mercredi 16 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris.

- Dati est poursuivie pour **corruption passive** et **trafic d'influence passif** : elle aurait perçu **900 000 euros** d'honoraires de Renault-Nissan entre 2009 et 2013 (selon Midi Libre) ou entre 2010 et 2012 (selon Franceinfo), alors qu'elle était eurodéputée.

- Le contrat litigieux, une convention d'honoraires d'avocat signée le 28 octobre 2009, prévoyait **300 000 euros hors taxes par an**. Il a été découvert à l'été 2019 lors d'une perquisition au siège de Renault.

- **Carlos Ghosn**, ex-PDG de Renault, réfugié au Liban, ne s'est pas présenté à l'audience. Il a demandé le renvoi ou une visioconférence. Le tribunal examine trois options : jugement par défaut, renvoi ou disjonction du dossier.

- L'audience a débuté vers 13h45 et doit s'étaler sur six après-midi jusqu'au 28 septembre.

📍 **CONTEXTE**

- L'affaire a été révélée en 2019 lors d'une perquisition chez Renault, où le contrat d'honoraires a été retrouvé. Aujourd'hui, cela signifie que la justice examine si une ancienne ministre de la Justice a utilisé son mandat européen pour servir les intérêts d'un constructeur automobile en échange de rémunérations.

- Rachida Dati, garde des Sceaux de 2007 à 2009 sous Nicolas Sarkozy, est devenue avocate seulement quatre mois après la signature du contrat, ce qui nourrit les doutes de l'accusation sur la réalité du travail juridique.

👥 **ACTEURS**

- **Rachida Dati** : ancienne ministre de la Justice, eurodéputée de 2009 à 2019. Elle conteste les faits et se dit « déterminée et combative ». Sa défense affirme qu'elle a travaillé exclusivement comme avocate pour RNBV, la société néerlandaise de l'alliance Renault-Nissan.

- **Carlos Ghosn** : ex-PDG de Renault-Nissan, en fuite au Liban. Il est jugé pour corruption active et trafic d'influence actif. Il a déclaré « J'ignore ce qui m'est reproché » et demande le renvoi.

- **Le tribunal correctionnel de Paris** : doit statuer sur la procédure, notamment la demande de renvoi de Ghosn.

- **Le Parquet national financier (PNF)** : doute de la réalité du travail juridique de Dati, notant de « rares documents remis ou découverts ».

📊 **ENJEUX**

- **Pour Rachida Dati** : elle encourt **10 ans de prison**, **450 000 euros d'amende** et **5 ans d'inéligibilité**. Elle a également sollicité sa réintégration dans la magistrature, qui sera examinée par le Conseil supérieur de la magistrature après le procès.

- **Pour Carlos Ghosn** : s'il ne comparaît pas, il risque un jugement par défaut, avec des peines potentiellement lourdes, mais sans possibilité de se défendre.

- **Pour la justice** : ce procès teste la capacité à juger des personnalités politiques et économiques de premier plan, et l'efficacité des procédures en cas de fuite à l'étranger.

🔮 **PERSPECTIVES**

- **Scénario tendanciel** : le procès se déroule sans Ghosn, qui sera jugé par défaut ou disjoint. Dati risque une condamnation si les preuves de lobbying illégal sont retenues.

- **Scénario de rupture** : le tribunal accepte le renvoi, ce qui reporterait l'audience et prolongerait l'incertitude. Une disjonction pourrait permettre de juger Dati seule, accélérant la décision.

- À surveiller : la décision du tribunal sur la demande de renvoi, les témoignages et les documents produits par la défense.

Contexte

L'affaire a été révélée en 2019 lors d'une perquisition chez Renault, où le contrat d'honoraires a été découvert.

Pourquoi c'est important

Ce procès concerne directement les citoyens car il met en cause une ancienne ministre de la Justice, symbole de l'État de droit. Il illustre les mécanismes de corruption potentielle entre le monde politique et les entreprises, et les conséquences pour la confiance dans les institutions.

Acteurs clés

  • Rachida Dati — Ancienne ministre de la Justice, eurodéputée
    Conteste les faits, se dit déterminée et combative
  • Carlos Ghosn — Ex-PDG de Renault-Nissan
    En fuite au Liban, demande le renvoi
  • Parquet national financier — Accusation
    Doute de la réalité du travail juridique de Dati

Chiffres clés

  • 900 000 € — Montant honoraires allégués (Midi Libre / franceinfo)
  • 300 000 € — Honoraires annuels forfaitaires (contrat) (Midi Libre)
  • jusqu'à 10 ans — Peine de prison encourue (Midi Libre / franceinfo)
  • 450 000 € — Amende encourue (Midi Libre / franceinfo)
  • 5 ans — Inéligibilité encourue (Midi Libre)

Et ensuite

Scénario tendanciel : le procès se déroule sans Ghosn, qui sera jugé par défaut ou disjoint. Dati risque une condamnation si les preuves de lobbying illégal sont retenues. Scénario de rupture : le tribunal accepte le renvoi, ce qui reporterait l'audience et prolongerait l'incertitude. Une disjonction pourrait permettre de juger Dati seule, accélérant la décision.

Questions fréquentes

Quels sont les chefs d'accusation contre Rachida Dati ?

Corruption passive et trafic d'influence passif (et recel d'abus de pouvoir/confiance selon la presse). Soupçon : 900 000 € de Renault-Nissan en échange de lobbying au Parlement européen.

Pourquoi Carlos Ghosn est-il absent ?

Réfugié au Liban depuis 2019, il a demandé le renvoi ou une visioconférence. franceinfo (màj 16/09) : le tribunal a refusé le report ; le procès se poursuit, Ghosn jugé en son absence.

Quelle peine encourt Rachida Dati ?

Jusqu'à dix ans d'emprisonnement, 450 000 € d'amende (franceinfo/Midi Libre) et cinq ans d'inéligibilité (Midi Libre).

Sources

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