Nicolas G. obtient une relaxe pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes, ce qui indigne les parents.
Le tribunal de Paris a relaxé Nicolas G., animateur périscolaire, pour des faits de **harcèlement sexuel** sur neuf fillettes de CM2, malgré des **comportements inappropriés** reconnus. Les parents, en colère, dénoncent un signal dangereux et espèrent un appel du parquet.
L'analyse
📌 **FAITS** : Le 16 juin 2026, le tribunal judiciaire de Paris a prononcé la relaxe de Nicolas G., animateur périscolaire de 47 ans, poursuivi pour harcèlement sexuel sur neuf écolières et agression sexuelle sur trois d'entre elles. Le parquet avait requis 18 mois de prison avec sursis probatoire et une interdiction d’exercer auprès de mineurs. Les juges ont reconnu des « comportements inappropriés » mais estimé l’infraction non constituée, faute d’intention criminelle.
📍 **CONTEXTE** : L’affaire a débuté à l’automne 2024 dans une école parisienne. Les fillettes dénonçaient des câlins appuyés s’attardant sur leur poitrine, des surnoms à connotation sexuelle (« mon bébé d’amour », « mon trésor »), des allusions (« Je te ferai des bisous partout si je le pouvais ») et le récit d’histoires de viol à la cantine. L’animateur a nié les faits, les qualifiant de maladresses.
👥 **ACTEURS** : Nicolas G. (défendu par un avocat non nommé) ; le parquet de Paris (qui dispose de 10 jours pour faire appel) ; les parents des victimes, représentés par leur avocate (dont les propos sont cités : « Mes clients sont surpris, sonnés et très en colère »).
📊 **ENJEUX** : Le verdict interroge la définition pénale du harcèlement sexuel et la protection des enfants en milieu périscolaire. Les parents craignent que cette relaxe n’envoie un signal d’impunité et que Nicolas G. puisse retravailler avec des mineurs. Le père d’une victime déclare : « Il faut considérer qu’aujourd’hui c’est la porte ouverte pour pouvoir faire ce genre de choses. »
🔮 **PERSPECTIVES** : Le parquet a dix jours pour interjeter appel. Si aucun appel n’est formé, la relaxe devient définitive. En cas d’appel, un nouveau procès pourrait avoir lieu devant la cour d’appel. Les parents et leur avocate appellent à une réaction rapide des autorités.
Contexte
En 2025-2026, plusieurs affaires de violences sexuelles dans le périscolaire ont émergé, notamment à Strasbourg (animateur suspendu après témoignages d’enfants) et à Melun (manifestation de parents après des signalements), illustrant un problème récurrent de protection des enfants.
Pourquoi c'est important
Cette affaire concerne tous les parents d’enfants scolarisés : elle interroge la capacité de la justice à reconnaître des violences psychologiques et sexuelles même sans contact physique explicite. Le verdict envoie un signal sur ce qui est toléré dans les relations adultes-enfants, et souligne l’importance de la parole des victimes.
Acteurs clés
- Nicolas G. — Animateur périscolaire
Relaxé, il nie les faits et les qualifie de maladresses. - Père d’une victime — Parent d’élève
Indigné, il estime que la justice n’a pas protégé les enfants. - Avocate des parties civiles — Avocate
Surprise et en colère, elle estime que l’infraction était constituée.
Chiffres clés
- 9 — Nombre de victimes de harcèlement (Europe1)
- 3 — Nombre de victimes d’agression sexuelle (Europe1)
- 18 mois de prison avec sursis probatoire — Peine requise par le parquet (Franceinfo)
- 10 jours — Délai pour faire appel (Franceinfo)
Et ensuite ?
Scénario tendanciel : si le parquet ne fait pas appel, Nicolas G. reste libre et peut postuler à nouveau dans le périscolaire, ce qui pourrait décourager d’autres victimes de parler. Scénario de rupture : un appel pourrait conduire à un nouveau procès et potentiellement à une condamnation, renforçant la protection des enfants.
Questions fréquentes
Pourquoi l'animateur a-t-il été relaxé malgré des comportements inappropriés reconnus ?
Le tribunal a estimé que les actes, bien qu'inappropriés, ne constituaient pas une infraction pénale, faute d'intention criminelle caractérisée. Il a donc prononcé une relaxe.
Que risquent les victimes si le parquet ne fait pas appel ?
Si aucun appel n'est interjeté dans les 10 jours suivant le verdict, Nicolas G. sera définitivement relaxé et pourra potentiellement retravailler avec des enfants, ce qui inquiète les familles.
Quels étaient les faits reprochés à Nicolas G. ?
Il surnommait les enfants 'mon bébé d'amour', racontait des histoires de viol à la cantine, imposait de longs câlins s'attardant sur la poitrine des élèves de CM2 et disait 'Je te ferai des bisous partout si je le pouvais'.
Sources
- *Un animateur du périscolaire parisien jugé pour harcèlement sexuel relaxé, une décision qui provoque la colère des parents des victimes*Europe1
- *Scandale du périscolaire : la relaxe d’un animateur accusé d’agressions sexuelles provoque l’indignation des parents*Franceinfo
- *Enseignement scolaire : la revue de presse du 17 juin 2026*AEF info