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🇸🇾 International 9 juillet 2026 Bruit 73%

Les États-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme

**Donald Trump** notifie le Congrès du retrait de la **Syrie** de la liste noire américaine, effective dans 45 jours. Décision prise après une rencontre avec le président syrien **Ahmed al-Chareh** à Ankara. **Israël** exprime des réticences. Seuls **Iran**, **Corée du Nord** et **Cuba** restent sur la liste.

Les États-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme

L'analyse

📌 **FAITS** : Le secrétaire d'État **Marco Rubio** a informé le Congrès américain le 8 juillet 2026 que la Syrie serait retirée de la liste des États soutenant le terrorisme. Cette décision entrera en vigueur dans 45 jours sauf blocage parlementaire. La Syrie était inscrite depuis la création de la liste en **1979**. Après ce retrait, seuls **l'Iran, la Corée du Nord et Cuba** demeurent sur la liste. La décision fait suite à une rencontre entre **Donald Trump** et **Ahmed al-Chareh** (au pouvoir après la chute de Bachar al-Assad) en marge du sommet de l'OTAN à Ankara. Le mois dernier, les États-Unis ont abrogé la **loi César** et levé le régime de sanctions, bien que les sanctions visant **Bachar al-Assad** et les responsables présumés de violations des droits de l'homme soient maintenues.

📍 **CONTEXTE** : La liste des États soutenant le terrorisme a été instaurée en **1979** par les États-Unis. La Syrie y figurait depuis l'origine, principalement en raison de son soutien à des groupes comme le Hezbollah et le Hamas sous le régime Assad. Aujourd'hui, avec l'arrivée d'**Ahmed al-Chareh** à la tête de la Syrie, Washington considère que les conditions ont changé. Ce retrait s'inscrit dans une série de mesures de normalisation après la levée des sanctions en mai 2025.

👥 **ACTEURS** : **Donald Trump** (président américain) a annoncé la décision, cité disant « Je pense que je vais le faire ». **Marco Rubio** (secrétaire d'État) a formalisé la notification au Congrès. **Ahmed al-Chareh** (président syrien) a rencontré Trump à Ankara. **Israël** a exprimé des réticences, craignant une légitimation du nouveau pouvoir syrien. **Entreprises saoudiennes** prévoient des investissements de plusieurs milliards de dollars en Syrie.

📊 **ENJEUX** : Le retrait ouvre la voie à la reprise des **investissements étrangers** et du **commerce international** avec la Syrie. Les entreprises saoudiennes sont déjà positionnées. Pour le citoyen syrien, cela signifie une levée des entraves économiques et une possible reconstruction. Pour les contribuables américains, la décision réduit le périmètre des sanctions, mais maintient la pression sur les responsables de crimes. L'enjeu géopolitique est de normaliser les relations avec un régime post-Assad, tout en gardant une distance avec les violations passées.

🔮 **PERSPECTIVES** : **Scénario tendanciel** : le Congrès ne bloque pas la mesure, la Syrie sort de la liste, les investissements saoudiens affluent, la reconstruction s'accélère. **Scénario de rupture** : Israël obtient un blocage via le Congrès ou des conditions supplémentaires, ou des preuves de soutien syrien à des groupes terroristes refont surface, gelant la normalisation. Les réticences israéliennes pourraient peser.

Contexte

Similaire au retrait de l'Irak de cette liste en 2004 après la chute de Saddam Hussein, mais avec un délai de 45 jours et des réticences israéliennes.

Pourquoi c'est important

Cette décision affecte directement la politique étrangère américaine au Moyen-Orient et l'avenir de la Syrie. Le retrait de la liste des États soutenant le terrorisme lève un obstacle majeur aux investissements étrangers et à l'aide à la reconstruction, ce qui pourrait améliorer les conditions de vie des Syriens. Pour le contribuable américain, cela signifie une réorientation des sanctions ciblées plutôt que globales.

Acteurs clés

  • Donald Trump — Président des États-Unis
    Favorable au retrait
  • Marco Rubio — Secrétaire d'État américain
    Informe le Congrès
  • Ahmed al-Chareh — Président de la Syrie
    Bénéficiaire de la décision
  • Israël (gouvernement) — État voisin
    Réticent

Chiffres clés

  • 47 ans (depuis 1979) — Durée d'inscription de la Syrie sur la liste (Europe1)
  • 45 jours — Délai avant entrée en vigueur (Europe1, Boursorama)
  • 3 (Iran, Corée du Nord, Cuba) — Nombre de pays encore sur la liste après retrait (Europe1)
  • Lors du sommet de l'OTAN à Ankara — Rencontre Trump-al-Chareh (Boursorama)

Et ensuite ?

Scénario Tendanciel : Le Congrès ne bloque pas, la Syrie bénéficie d'investissements massifs, la reconstruction s'accélère, les relations américano-syriennes se normalisent progressivement. Scénario de Rupture : Israël fait pression via le Congrès ou des fuites sur un soutien syrien à des groupes terroristes, le retrait est suspendu ou conditionné, les investissements saoudiens sont gelés, la Syrie reste isolée.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la liste américaine des États soutenant le terrorisme ?

C'est une liste créée en 1979 par les États-Unis, incluant les pays jugés comme soutenant le terrorisme international. Les pays inscrits sont soumis à des sanctions économiques et financières sévères, notamment une interdiction d'aide américaine et des restrictions commerciales.

Pourquoi les États-Unis retirent-ils la Syrie de cette liste maintenant ?

La décision fait suite à la rencontre entre Donald Trump et le nouveau président syrien Ahmed al-Chareh en marge du sommet de l'OTAN à Ankara. Washington considère que le changement de régime (après la chute de Bachar al-Assad) justifie une normalisation, et la levée des sanctions via l'abrogation de la loi César a déjà été engagée.

Quels pays restent sur la liste après ce retrait ?

Après le retrait de la Syrie, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba figurent encore sur la liste des États soutenant le terrorisme selon les États-Unis.

Sources

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