Les députés adoptent pour la troisième fois le texte sur l'aide à mourir, ouvrant la voie à un vote final décisif le 15 juillet.
L'Assemblée nationale a adopté le 30 juin 2026, par **295 voix contre 232**, la proposition de loi sur **l'aide à mourir** pour la troisième fois. Le texte, qui légalise **l'euthanasie** et le **suicide assisté** sous conditions strictes, sera soumis au Sénat le 7 juillet avant un **vote final** le 15 juillet.
L'analyse
📌 **FAITS**: Le mardi 30 juin 2026, l'Assemblée nationale a adopté en troisième lecture la proposition de loi relative à l'aide à mourir par 295 voix pour et 232 contre. Ce vote fait suite à une première adoption en mai 2025 (305-199) et une seconde en mars 2026 (299-226). Le texte repart au Sénat le 7 juillet, puis reviendra pour un vote définitif à l'Assemblée le 15 juillet.
📍 **CONTEXTE**: Ce débat s'inscrit dans la continuité de la loi Claeys-Leonetti de 2016, qui interdisait l'euthanasie active. La nouvelle proposition franchit une étape majeure en autorisant l'administration d'une substance létale, sous conditions. Le Sénat, à majorité hostile, a déjà rejeté le texte deux fois, mais l'Assemblée peut avoir le dernier mot.
👥 **ACTEURS**: Olivier Falorni, artisan du texte, a été applaudi. Les partisans incluent Jonathan Denis (ADMD), Hadrien Clouet (LFI) et Stéphane Delautrette (PS). Les opposants sont représentés par le Dr Ségolène Perruchio (SFAP), Christophe Bentz (RN), Justine Gruet (LR) et Hanane Mansouri (UDR).
📊 **ENJEUX**: Le texte crée un droit nouveau à l'aide active à mourir, avec cinq critères cumulatifs : âge ≥18 ans, résidence stable, maladie incurable engageant le pronostic vital en phase avancée ou terminale, souffrance réfractaire, capacité à manifester sa volonté. L'auto-administration est la règle. Les opposants dénoncent une rupture éthique et un manque de compromis avec les soignants.
🔮 **PERSPECTIVES**: Si le Sénat rejette à nouveau, l'Assemblée aura le dernier mot le 15 juillet. L'entrée en vigueur est prévue avant fin 2026. Les détracteurs craignent des dérives, tandis que les partisans saluent une avancée démocratique.
Contexte
Similaire au débat sur la loi Claeys-Leonetti de 2016, mais allant plus loin en autorisant l'euthanasie active.
Pourquoi c'est important
Ce texte concerne directement les citoyens confrontés à des maladies incurables et des souffrances insupportables. Il crée un droit nouveau à l'aide active à mourir, encadré par des critères stricts, mais suscite de vives oppositions éthiques et médicales. Comprendre les conditions d'accès et les positions des acteurs est essentiel pour se forger une opinion éclairée.
Acteurs clés
- Olivier Falorni — Député, artisan du texte
Partisan - Dr Ségolène Perruchio — Présidente de la SFAP (Soins palliatifs)
Opposante - Jonathan Denis — Président de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité)
Partisan - Hadrien Clouet — Député LFI
Partisan - Christophe Bentz — Député RN
Opposant - Justine Gruet — Députée LR
Opposante - Stéphane Delautrette — Député PS
Partisan - Hanane Mansouri — Députée UDR
Opposante
Chiffres clés
- 295 pour, 232 contre — Vote en troisième lecture (30 juin 2026) (LCP, Le Figaro)
- 305 pour, 199 contre — Première adoption (mai 2025) (Le Figaro)
- 299 pour, 226 contre — Deuxième adoption (mars 2026) (Le Figaro)
- 15 juillet 2026 — Date du vote final à l'Assemblée (LCP, Le Figaro)
Et ensuite
Scénario Tendanciel : Le Sénat rejette à nouveau le texte le 7 juillet, mais l'Assemblée l'adopte définitivement le 15 juillet, avec une entrée en vigueur avant fin 2026. Les opposants continueront de contester la loi sur le plan éthique et médical. Scénario de Rupture : Un compromis de dernière minute au Sénat ou un recours devant le Conseil constitutionnel pourrait retarder ou modifier l'application de la loi.
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour bénéficier de l'aide à mourir ?
Il faut être âgé d'au moins 18 ans, de nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France, être atteint d'une affection grave et incurable engageant le pronostic vital en phase avancée ou terminale, souffrir de douleurs physiques ou psychologiques réfractaires ou insupportables, et être capable de manifester sa volonté de façon libre et éclairée.
Quand aura lieu le vote final sur cette loi ?
Le vote final est prévu le 15 juillet 2026 à l'Assemblée nationale, après un dernier passage au Sénat le 7 juillet.
Quels sont les principaux arguments des opposants ?
Les opposants, notamment des soignants et des députés LR/RN, estiment que le texte constitue une rupture majeure avec l'interdit de donner la mort, qu'il a été construit contre l'avis des soignants, et qu'il pourrait conduire à des dérives en élargissant les critères au-delà des promesses initiales.