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⚖️ Faits divers 10 juillet 2026 Bruit 48%

Le tribunal renvoie en octobre le procès de Rima Hassan pour apologie du terrorisme.

Le procès de **Rima Hassan** pour apologie du terrorisme a été **renvoyé** au 19 octobre 2026, la défense invoquant un délai insuffisant pour étudier les pièces des parties civiles. Une mobilisation de soutien a eu lieu devant le tribunal.

L'analyse

📌 **FAITS**:

- Le 7 juillet 2026, l’eurodéputée Rima Hassan devait comparaître devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour apologie du terrorisme.

- Son avocat, Me Vincent Brengarth, a demandé un renvoi, estimant que les conclusions des parties civiles – reçues le matin même pour certaines – ne permettaient pas une défense équitable.

- Le tribunal a accepté le renvoi aux 19 et 20 octobre 2026, et a rappelé aux parties civiles de remettre leurs écritures au moins huit jours avant l’audience.

- Environ 300 personnes, dont Jean‑Luc Mélenchon et plusieurs députés LFI, se sont rassemblées devant le tribunal en signe de soutien. Une tribune de plus de 200 personnalités (Annie Ernaux, Christiane Taubira…) a été publiée.

- Rima Hassan a été placée en garde à vue le 2 avril 2026, après avoir partagé un tweet montrant Kōzō Okamoto, auteur de l’attentat de l’aéroport de Tel‑Aviv en 1972 (26 morts). Elle dénonce un « harcèlement politique et judiciaire ».

- Deux autres procédures la concernent : une pour apologie publique et provocation devant le tribunal le 16 septembre 2026.

📍 **CONTEXTE**:

- L’affaire s’inscrit dans une série de poursuites visant des personnalités pro‑palestiniennes en France, souvent critiquées comme une entrave à la liberté d’expression. En 2024, plusieurs militants avaient été condamnés pour des propos jugés antisémites ou apologistes du terrorisme. Aujourd’hui, ce procès est perçu par les soutiens de Rima Hassan comme un test pour l’état de droit et la liberté d’expression.

👥 **ACTEURS**:

- **Rima Hassan** (eurodéputée LFI) : poursuivie pour apologie du terrorisme, elle dénonce une instrumentalisation politique de la justice.

- **Me Vincent Brengarth** (avocat) : a plaidé le renvoi en raison de l’arrivée tardive des pièces des parties civiles.

- **Parties civiles** : Licra, BNVCA, OJE, ASF France, UEJF – estiment que le tweet constitue une apologie du terrorisme.

- **Ministre de l’Intérieur** (non nommé dans les sources) : a signalé le tweet aux autorités judiciaires.

- **Soutiens** : Jean‑Luc Mélenchon, Annie Ernaux, Christiane Taubira, des députés LFI et le maire de Saint‑Denis – appellent à « faire bloc contre la répression ».

📊 **ENJEUX**:

- **Liberté d’expression vs. apologie du terrorisme** : le tweet partagé par Rima Hassan est‑il une simple mention historique ou une glorification d’un acte terroriste ? La réponse déterminera la portée de la loi française en matière de discours politique.

- **Équilibre des droits de la défense** : le renvoi accordé par le tribunal souligne les tensions entre le droit à un procès équitable et la volonté des parties civiles d’obtenir une condamnation rapide.

- **Instrumentalisation politique** : Rima Hassan et ses soutiens dénoncent une « chasse aux sorcières » visant les voix pro‑palestiniennes, tandis que ses opposants insistent sur la nécessité de lutter contre toute forme de glorification du terrorisme.

🔮 **PERSPECTIVES**:

- Le procès d’octobre pourrait aboutir à une relaxe si la défense parvient à démontrer que le tweet ne constituait pas une apologie, ou à une condamnation si le tribunal considère que le contexte historique ne justifie pas la publication. L’audience du 16 septembre pour une autre procédure donnera un premier indicateur de la position du tribunal.

Contexte

Similaire à l'affaire de 2024 où un militant propalestinien avait été condamné pour apologie après avoir partagé des images d'attentats, cette affaire cristallise les tensions autour de la liberté d'expression sur le conflit israélo-palestinien.

Pourquoi c'est important

Ce procès concerne directement le citoyen car il interroge les limites de la liberté d’expression en France, en particulier sur les réseaux sociaux. La décision du tribunal pourrait créer un précédent pour les militants politiques et les journalistes qui abordent des sujets sensibles liés au conflit israélo-palestinien. Le renvoi accordé souligne aussi les enjeux procéduraux du droit à un procès équitable face à une multiplication des parties civiles.

Acteurs clés

  • Rima Hassan — Eurodéputée LFI poursuivie
    Dénonce un harcèlement politique et revendique son droit à exprimer ses opinions sur la cause palestinienne
  • Me Vincent Brengarth — Avocat de Rima Hassan
    A obtenu le renvoi en invoquant l'arrivée tardive des pièces des parties civiles
  • Jean-Luc Mélenchon — Leader de LFI, présent au rassemblement
    Soutien indéfectible à Rima Hassan, dénonce une instrumentalisation judiciaire

Chiffres clés

  • 26 mars 2026 — Date du tweet incriminé (franceinfo)
  • 2 avril 2026 — Date de la garde à vue (BFMTV)
  • environ 300 — Nombre de personnes rassemblées devant le tribunal (franceinfo)
  • plus de 200 personnalités — Nombre de signataires de la tribune de soutien (BFMTV)

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Le procès d'octobre se déroulera dans un climat politisé, avec des débats sur la liberté d'expression. Si Rima Hassan est condamnée, cela pourrait restreindre le discours pro-palestinien en France. Scénario de Rupture : Une relaxe pourrait au contraire encourager d'autres militants à utiliser des références historiques controversées.

Questions fréquentes

Pourquoi le procès de Rima Hassan a-t-il été renvoyé ?

Le tribunal a accepté la demande de la défense, qui estimait ne pas avoir eu le temps d'étudier les conclusions des parties civiles, reçues tardivement, notamment un dossier de 134 pages remis le matin de l'audience.

Que reproche-t-on exactement à Rima Hassan ?

Elle est poursuivie pour avoir partagé sur X (Twitter) le 26 mars 2026 une photo de Kōzō Okamoto, l'un des auteurs de l'attentat de l'aéroport de Tel-Aviv en 1972, accompagnée d'une citation. La justice considère que ce partage constitue une apologie du terrorisme.

Quand aura lieu le procès ?

Le procès a été renvoyé aux 19 et 20 octobre 2026 devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Sources

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