Le Sénat adopte le projet de loi autorisant le travail volontaire des boulangers et fleuristes le 1er-Mai, ouvrant la voie à un examen à l'Assemblée nationale avant 2027.
Le **Sénat** a voté à **229 voix contre 110** le projet de loi controversé permettant aux boulangers et fleuristes de **travailler volontairement le 1er-Mai**. Le texte, qui prévoit un accord de branche, sera examiné en septembre par l'**Assemblée nationale** pour une adoption d'ici **mai 2027**.
L'analyse
📌 **FAITS** : Mardi 16 juin 2026, le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi autorisant les salariés des boulangeries-pâtisseries et des fleuristes à travailler le 1er-Mai sur la base du volontariat, sous réserve d’un accord de branche. Le vote : 229 pour, 110 contre. Le texte est désormais transmis à l’Assemblée nationale, où il sera examiné à partir de septembre, avec l’objectif d’une adoption définitive avant le 1er mai 2027.
📍 **CONTEXTE** : Ce projet de loi fait suite à une première tentative abandonnée mi-avril 2026 sous la pression syndicale. Le 1er-Mai est un jour férié légal depuis 1947, et le travail y est interdit sauf dérogation pour certains secteurs (hôpitaux, transports). L’ouverture des boulangeries et fleuristes ce jour-là est une attente de nombreux consommateurs et artisans.
👥 **ACTEURS** : Le rapporteur du texte, Olivier Henno (UDI), qualifie le compromis de « premier pas ». Le sénateur LR Olivier Paccaud défend « un droit pour ceux qui, volontairement, souhaitent travailler ». À l’opposé, Sophie Binet (CGT) dénonce une « brèche dans le droit du travail » et accuse les grandes chaînes (Marie Blachère, Paul, Interflora) de « vampiriser l’artisanat ». Les bouchers et poissonniers déplorent une inégalité de traitement.
📊 **ENJEUX** : Le texte repose sur le volontariat strict et une rémunération majorée définie par branche. Les syndicats craignent un précédent qui fragiliserait l’unicité du jour férié. Les artisans indépendants y voient une adaptation à la demande sociale. Les grandes chaînes de distribution sont suspectées de vouloir généraliser l’ouverture pour capter la clientèle.
🔮 **PERSPECTIVES** : Scénario tendanciel : adoption à l’Assemblée en septembre grâce à une majorité relative, avec extension possible à d’autres métiers de bouche ou culturels. Scénario de rupture : une forte mobilisation syndicale ou un rejet par l’Assemblée ferait échouer le texte, renvoyant la réforme aux calendes grecques.
Contexte
Similaire à l'abandon du précédent projet de loi en avril 2026 sous la pression syndicale, le Sénat relance la réforme avec un dispositif basé sur le volontariat et un accord de branche.
Pourquoi c'est important
Ce texte concerne directement tout consommateur de pain ou de fleurs le 1er-Mai : il détermine si votre boulangerie de quartier pourra ouvrir et dans quelles conditions ses salariés seront volontaires ou non. Le mécanisme du volontariat avec accord de branche vise à concilier liberté du travail et protection du jour férié, mais ouvre une brèche symbolique dans un socle social vieux de près de 80 ans.
Acteurs clés
- Jean-Pierre Farandou — Sénateur (non précisé)
A plaidé pour un compromis - Olivier Henno — Rapporteur du texte (UDI)
Soutient le projet, le qualifie de 'premier pas' - Olivier Paccaud — Sénateur Les Républicains
Défend le texte comme un droit volontaire - Sophie Binet — Secrétaire générale de la CGT
Opposante au texte
Chiffres clés
- 229 — Votes favorables au Sénat (La Croix, Midi Libre, Europe1)
- 110 — Votes contre au Sénat (La Croix, Midi Libre, Europe1)
- Septembre 2026 — Date d'examen à l'Assemblée (La Croix)
Et ensuite ?
Scénario Tendanciel : Le texte passera à l'Assemblée avec une majorité relative, ouvrant la voie à d'autres dérogations pour les métiers de bouche et culturels. Conséquence pour le lecteur : plus de boulangeries ouvertes le 1er-Mai, mais des conditions de travail potentiellement fragilisées. Scénario de Rupture : Une forte mobilisation syndicale ou un rejet par l'Assemblée ferait échouer la réforme, maintenant le statu quo pour les années à venir.
Questions fréquentes
Que permet le projet de loi adopté par le Sénat ?
Il autorise les boulangers-pâtissiers et les fleuristes à faire travailler leurs salariés volontaires le 1er-Mai, sous réserve d'un accord de branche fixant les conditions (majoration de salaire, etc.). Le travail reste interdit pour les autres secteurs.
Pourquoi ce texte est-il controversé ?
Les syndicats y voient une brèche dans le droit du travail et craignent un précédent qui affaiblirait le caractère sacré du 1er-Mai. Les artisans opposent que cela répond à une demande des consommateurs et permet de lutter contre la concurrence des grandes chaînes.
Quand le texte pourrait-il être définitivement adopté ?
Le Sénat l'a voté le 16 juin 2026. Il doit maintenant passer à l'Assemblée nationale en septembre. L'objectif est une adoption avant le 1er mai 2027.
Sources
- 1er-Mai : le projet de loi sur le travail des boulangers et fleuristes approuvé au SénatLa Croix
- 1er-Mai : le Sénat adopte le controversé projet de loi autorisant le travail des salariés boulangers et fleuristes, vers une adoption définitive ?Midi Libre
- Travail le 1er-Mai : le Sénat adopte le projet de loi autorisant le travail des salariés des boulangers et fleuristesEurope 1