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🔍 Faits divers 5 novembre 2026 Bruit 38%

Le pôle cold case cible un ancien voisin après la reconstitution de l'ADN de Marion Wagon.

Près de trente ans après la disparition de **Marion Wagon** (10 ans) à Agen le **14 novembre 1996**, le **pôle cold case de Nanterre** (juge Sabine Khéris) concentre ses recherches sur un **ancien voisin** de la résidence des Pradines, **décédé en 1998** et **non nommé** par la presse. Selon l'avocat de la famille Me Robin Senié-Delon (La Dépêche / Midi Libre / 20 Minutes), **trois chiens** ont marqué le même local et l'**ADN** de la fillette a été reconstitué en **février 2025** (~**800** prélèvements, labo Doutremepuich). Les analyses du local sont **en cours** ; aucune confirmation officielle parquet/PJ du jour.

L'analyse

📌 **FAITS**

- **14 novembre 1996** : Marion Wagon, 10 ans, disparaît à Agen sur le trajet entre son école et son domicile.

- **Septembre 2022** : Le dossier est transféré au pôle spécialisé « cold case » du tribunal de Nanterre, sous la direction de la juge d'instruction Sabine Khéris.

- **Février 2025** : Le laboratoire du professeur Doutremepuich à Bordeaux parvient à reconstituer le profil génétique de Marion Wagon à partir de 800 prélèvements réalisés sur ses affaires personnelles conservées par ses parents.

- **Récemment** : Les investigations se focalisent sur un ancien voisin de la résidence des Pradines, mis en cause pour viol sur mineur un an après les faits et suicidé en 1998. Trois chiens d'investigation ont tous marqué l'arrêt devant le même local de cette résidence, où des prélèvements ont été effectués avant l'été.

📍 **CONTEXTE**

Pendant plus de deux décennies, l'enquête est restée au point mort malgré l'exploration de nombreuses pistes, notamment celle du tueur en série Michel Fourniret. Cette dernière s'éloigne désormais, les vérifications indiquant que Fourniret ne se trouvait ni en Aquitaine ni en Lot-et-Garonne à l'automne 1996. La création du pôle national cold case en 2022 a permis de réexaminer méthodiquement l'intégralité du dossier avec de nouvelles techniques scientifiques.

👥 **ACTEURS**

- **Juge Sabine Khéris** : Magistrate du pôle cold case de Nanterre, elle a repris l'instruction et s'est déplacée à Agen au printemps 2023 pour rencontrer la famille.

- **Famille de Marion Wagon** : Représentée par Me Robin Senié-Delon, elle conserve l'espoir de connaître la vérité après trente ans d'attente.

- **Laboratoire Doutremepuich (Bordeaux)** : Expert en génétique ayant réussi à isoler l'ADN de l'enfant disparue.

- **Le suspect voisin** : Résident aux Pradines au moment des faits, accusé de viol sur mineur en 1997 et suicidé en 1998.

📊 **ENJEUX**

L'enjeu majeur repose sur le croisement scientifique entre l'ADN reconstitué de la fillette et les prélèvements réalisés dans le local suspect des Pradines. Ce cas illustre l'efficacité potentielle des pépinières d'expertise du pôle cold case pour résoudre des crimes anciens grâce aux progrès de la biologie génétique.

🔮 **PERSPECTIVES**

Les résultats des analyses génétiques menées sur les prélèvements du local de la résidence sont attendus pour confirmer ou infirmer scientifiquement la présence de Marion Wagon dans ce lieu. La résolution de l'affaire permettrait de clore l'un des disparitions d'enfants les plus emblématiques de France.

Contexte

Similaire aux affaires non élucidées transférées au pôle cold case de Nanterre créé en 2022 pour éviter la prescription et utiliser la biologie moderne.

Pourquoi c'est important

Cette avancée montre comment la réévaluation méthodique de scellés anciens et l'utilisation de nouvelles technologies génétiques peuvent relancer des enquêtes criminelles oubliées. Pour les familles de disparus, cela confirme l'utilité du pôle spécialisé cold case de Nanterre.

Acteurs clés

  • Sabine Khéris — Juge d'instruction au pôle cold case de Nanterre
    Dirige l'enquête depuis septembre 2022 et a réorienté les investigations à Agen.
  • Me Robin Senié-Delon — Avocat de la famille Wagon
    Représente la famille et confirme la priorité donnée à la piste du voisin.
  • Professeur Doutremepuich — Directeur du laboratoire de hématologie médico-légale de Bordeaux
    A réussi à reconstituer l'ADN de Marion Wagon en février 2025.

Chiffres clés

  • 14 novembre 1996 — Date de la disparition (La Dépêche / Midi Libre / 20 Minutes)
  • 800 — Prélèvements sur affaires personnelles (La Dépêche du Midi)
  • 3 — Chiens ayant marqué le local (Midi Libre / La Dépêche (Me Senié-Delon))

Et ensuite

Si les prélèvements réalisés dans le local de la résidence révèlent des traces correspondant à l'ADN reconstitué de Marion Wagon, l'enquête pourrait connaître une résolution matérielle définitive. Dans le cas contraire, les enquêteurs devront poursuivre le recoupement d'autres scellés non analysés.

Questions fréquentes

Pourquoi la piste d'un ancien voisin est-elle devenue prioritaire ?

Selon l'avocat de la famille, trois chiens spécialisés ont marqué l'arrêt devant le même local de la résidence des Pradines à Agen où vivait ce voisin, accusé de viol sur mineur en 1997 et suicidé en 1998. Les analyses ADN du local sont en cours ; la priorité est affirmée par Me Senié-Delon, pas par un communiqué parquet.

Comment l'ADN de Marion Wagon a-t-il été rétabli après si longtemps ?

En février 2025, le laboratoire bordelais du professeur Doutremepuich a reconstitué le profil génétique à partir d'environ 800 prélèvements sur ses affaires personnelles conservées par les parents (cinq cartons), après l'échec de tentatives antérieures.

La piste Michel Fourniret est-elle écartée ?

Elle s'éloigne : selon la presse, les vérifications d'emploi du temps indiquent que Fourniret ne se trouvait pas en Aquitaine / Lot-et-Garonne à l'automne 1996. Des comparaisons avec des traces ADN du fourgon restent évoquées ; ce n'est pas un écartement officiel définitif publié.

Sources

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