PRISM
⚖️ Faits divers 3 novembre 2026 Bruit 32%

Le parquet de Marseille confie à l'IGPN une enquête visant des policiers après les blessures graves d'un habitant le 31 octobre.

À Marseille, le **parquet** a confié à l'**IGPN** une enquête pour violences volontaires commises par dépositaire de l'autorité publique. Un podologue de 39 ans, Rémi Aubert, accuse plusieurs **CRS** de l'avoir roué de coups au visage en marge d'une manifestation le 31 octobre.

Le parquet de Marseille confie à l'IGPN une enquête visant des policiers après les blessures graves d'un habitant le 31 octobre.

L'analyse

📌 **FAITS**:

Le samedi 31 octobre, en marge d'une manifestation contre la vie chère à Marseille, Rémi Aubert, un podologue de 39 ans, a été grièvement blessé au visage. Après avoir participé à la marche de 14h à 17h, l'homme se trouvait sur le cours Julien (quartier de La Plaine). Aux alentours de 20h-20h30, lors d'une charge de CRS faisant suite à des échauffourées avec des groupes de jeunes, il a paniqué et pris la fuite. Il affirme avoir été rattrapé et roué de coups pendant 15 à 20 secondes par plusieurs policiers. Le bilan médical fait état d'un nez cassé, de six points de suture et de 6 à 7 dents perdues. Une plainte a été déposée pour violences volontaires avec armes en réunion par personne dépositaire de l'autorité publique, entraînant une ITT de plus de 8 jours.

📍 **CONTEXTE**:

La mobilisation du 31 octobre s'inscrit dans le cadre des rassemblements contre la vie chère organisés à Marseille. Si le défilé principal s'est déroulé dans le calme au cours de l'après-midi, la soirée a été marquée par des tensions isolées et des charges de maintien de l'ordre au niveau du cours Julien et de La Plaine, où circulaient de nombreux passants et clients de terrasses.

👥 **ACTEURS**:

- **Rémi Aubert** : Victime âgée de 39 ans, qui nie toute participation aux violences et indique avoir été pris dans un mouvement de foule lors de la charge policière.

- **Le parquet de Marseille** : A officialisé l'ouverture d'une enquête pénale pour « violences commises avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique ».

- **L'IGPN (Inspection générale de la Police nationale)** : Saisie par le parquet pour conduire les investigations administratives et judiciaires.

- **Les forces de l'ordre (CRS)** : Mises en cause par la plainte pour l'usage disproportionné de la force lors de la dispersion.

📊 **ENJEUX**:

Cette affaire remet au premier plan la question de l'encadrement des charges policières en milieu urbain fréquenté par des tiers et des passants. L'enquête devra établir si l'usage de la force répondait aux principes de légitimité et de proportionnalité ou s'il s'agit d'un dérapage individuel ou collectif.

🔮 **PERSPECTIVES**:

L'IGPN devra analyser les enregistrements des caméras de vidéoprotection de la ville de Marseille et recueillir les témoignages (notamment celui d'un journaliste de l'AFP présent sur place) pour identifier les agents impliqués. Les suites judiciaires dépendront des conclusions des expertises médicales et des auditions de la compagnie de CRS déployée ce soir-là.

Contexte

Ce dossier rappelle d'autres saisines d'urgence de l'IGPN à Marseille lors de débordements en marge de manifestations urbaines.

Pourquoi c'est important

Cette affaire touche directement à la sécurité des citoyens et au contrôle de l'action policière lors de mouvements sociaux. Elle illustre les risques de blessures graves pour des tiers non impliqués lors d'interventions de maintien de l'ordre en zone urbaine.

Acteurs clés

  • Rémi Aubert — Podologue de 39 ans, victime
    Affirme avoir été tabassé sans raison par plusieurs CRS alors qu'il s'éloignait des tensions.
  • Parquet de Marseille — Autorité judiciaire
    A ouvert une enquête pour violences commises par personne dépositaire de l'autorité publique avec arme.
  • IGPN — Police des polices
    Chargée d'instruire l'enquête administrative et judiciaire sur les faits du 31 octobre.

Chiffres clés

  • 31 octobre 2026 — Date de l'incident (Franceinfo / BFMTV)
  • 15 à 20 secondes — Durée des coups subis (Franceinfo)
  • 6 à 7 — Dents perdues (Franceinfo / BFMTV)

Et ensuite

Si l'enquête de l'IGPN confirme l'usage d'une force illégitime, des poursuites pénales et des sanctions disciplinaires seront engagées contre les fonctionnaires identifiés. Dans le cas contraire, le dossier s'orientera vers une ordonnance de non-lieu ou un classement sans suite.

Questions fréquentes

Pourquoi l'IGPN a-t-elle été saisie à Marseille ?

L'IGPN a été saisie par le parquet de Marseille suite à la plainte d'un homme de 39 ans affirmant avoir été violenté par des CRS le 31 octobre.

Quelles sont les blessures constatées sur la victime ?

La victime souffre d'un nez cassé, de six points de suture et de la perte de 6 à 7 dents selon les bilans médicaux rapportés.

Quels sont les chefs d'accusation retenus pour l'enquête ?

L'enquête est ouverte pour violences volontaires commises avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM