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💼 Économie 29 octobre 2026 Bruit 40%

Sur France Inter, Jean-Pierre Farandou juge un coup de pouce au Smic « pas un tabou » mais dit n'avoir « pas de conviction » à ce stade

Jeudi 29 octobre sur **France Inter**, le ministre du Travail **Jean-Pierre Farandou** a dit qu'un coup de pouce au Smic « n'est pas un tabou », tout en n'ayant « pas de conviction » à ce stade. Le Smic doit déjà augmenter mécaniquement de **1 %** au 1er janvier (franceinfo). La **CFDT** demande **100 € net** par mois ; la **CGT** réclame **150 €** selon franceinfo, **10 %** selon BFMTV. Pour le ministre, 150 € représentent 16 % de hausse et « 250 000 emplois supprimés » ; il vise « une convergence » d'ici le 5 novembre, quand **Serge Papin** (PME) défend un coup de pouce dès décembre. Split de sujet : franceinfo et France Inter titrent sur l'ouverture (« pas un tabou »), BFMTV sur la menace pour l'emploi.

Sur France Inter, Jean-Pierre Farandou juge un coup de pouce au Smic « pas un tabou » mais dit n'avoir « pas de conviction » à ce stade

L'analyse

📌 **FAITS**:

- Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou déclare sur France Info qu'un coup de pouce au Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) « n'est pas un tabou », tout en précisant n'avoir « pas de conviction » arrêtée à ce stade.

- Une revalorisation automatique de 1 % du Smic est déjà fixée pour le 1er janvier 2027.

- La CFDT réclame une hausse forfaitaire de 100 euros net par mois (soit près de 7 % de hausse), tandis que la CGT exige une hausse de 150 euros net (soit 10 % à 16 % de revalorisation).

- Jean-Pierre Farandou affirme qu'une hausse de 150 euros représenterait 16 % d'augmentation et pourrait entraîner jusqu'à 250 000 suppressions d'emplois par les entreprises.

- Emmanuel Macron a exhorté les branches professionnelles ayant des grilles sous le Smic à rouvrir les négociations, tout en renvoyant la décision d'un coup de pouce direct au Premier ministre Sébastien Lecornu.

📍 **CONTEXTE**:

- Le Smic bénéficie d'une revalorisation légale chaque année basée sur l'inflation et le pouvoir d'achat des ouvriers et employés. Aujourd'hui, cela signifie que la revalorisation de 1 % précitée est garantie, mais que toute hausse supérieure relève d'une décision politique arbitrée par le gouvernement.

- Selon une étude syndicale citée par la presse, 122 branches professionnelles conservent actuellement au moins un coefficient salarial inférieur au Smic en raison des hausses successives du salaire minimum.

👥 **ACTEURS**:

- **Jean-Pierre Farandou (Ministre du Travail)** : Recherche un équilibre entre pouvoir d'achat et préservation de l'emploi, estimant que des efforts doivent être partagés entre salariés, retraités et entreprises.

- **Emmanuel Macron (Président de la République)** : Met la pression sur les branches en retard mais élude un coup de pouce gouvernemental direct.

- **Patrick Martin (Président du Medef)** : Maintient qu'une hausse du Smic pour « acheter la paix sociale » aggraverait le coût du travail et créerait la pagaille dans les entreprises.

- **Intersyndicale (CGT / CFDT)** : Pousse pour des revalorisations nettes immédiates (100 € à 150 €) et prépare une journée de mobilisation sociale pour le 5 novembre.

📊 **ENJEUX**:

- **Mécanisme du tassement salarial (trappe à Smic)** : Lorsqu'on augmente le Smic sans revaloriser l'ensemble des grilles salariales des branches, davantage de salariés se retrouvent au niveau du salaire minimum sans perspective d'évolution.

- **Équilibre emploi-fiscalité** : Le gouvernement cherche à redresser les finances publiques et sociales sans déstabiliser le marché du travail.

🔮 **PERSPECTIVES**:

- Arbitrage du Premier ministre Sébastien Lecornu attendu d'ici la journée de mobilisation syndicale du 5 novembre 2026.

- Risque de blocage ou d'amplification des mouvements sociaux si les négociations de branches n'aboutissent pas rapidement.

Contexte

Similaire aux débats sur le coup de pouce au Smic lors de la crise inflationniste de 2022-2023.

Pourquoi c'est important

Cette décision touche directement les salariés rémunérés au niveau du salaire minimum ainsi que la dynamique globale de la fiche de paie en France. Le Smic sert d'étalon à l'ensemble de la grille des salaires : une revalorisation directe augmente le revenu net disponible des plus modestes, mais peut freiner les embauches si les coûts des entreprises s'alourdissent sans gains de productivité.

Acteurs clés

  • Jean-Pierre Farandou — Ministre du Travail
    Estime qu'un coup de pouce n'est pas un tabou mais alerte sur le risque de destructions d'emplois.
  • Emmanuel Macron — Président de la République
    Met la pression sur les branches salariales en retard et renvoie la décision au Premier ministre.
  • Patrick Martin — Président du Medef
    S'oppose à toute hausse imposée qui créerait des difficultés dans les entreprises.

Chiffres clés

  • 1 % — Hausse mécanique prévue au 1er janvier (inflation) (franceinfo)
  • 1 % — Revalorisation que le ministre aurait proposée aux partenaires sociaux (BFMTV (conditionnel))
  • +100 € net par mois — Demande de la CFDT (franceinfo, BFMTV)
  • +150 € — Demande de la CGT (franceinfo)
  • +10 % — Demande de la CGT (BFMTV)
  • 250 000 — Emplois supprimés selon le ministre (Jean-Pierre Farandou sur France Inter)
  • 122 — Branches avec au moins un niveau de salaire sous le Smic (étude CGT citée par Le Parisien, rapportée par BFMTV)

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Le gouvernement s'en tient à la revalorisation automatique de 1 % au 1er janvier et mise sur la négociation obligatoire dans les 122 branches sous le Smic, maintenant la tension avec les syndicats lors de la journée du 5 novembre.

Scénario de Rupture : Sous la pression sociale, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce un coup de pouce exceptionnel (ex. +3 % à +5 %), contraignant le patronat à réviser ses grilles et à absorber un surcoût salarial.

Questions fréquentes

Quelle est la hausse automatique du Smic prévue au 1er janvier ?

Le Smic doit augmenter mécaniquement avec l'inflation de 1 % au 1er janvier, selon franceinfo.

Que réclament la CFDT et la CGT ?

La CFDT propose 100 euros net par mois (presque 7 % selon BFMTV). La CGT réclame 150 euros selon franceinfo, 10 % selon BFMTV ; le ministre chiffre 150 euros à 16 % de hausse.

Le gouvernement parle-t-il d'une seule voix ?

Non. Jean-Pierre Farandou ne s'engage pas sur un coup de pouce dès décembre comme le ministre des PME Serge Papin : « Je laisse Serge Papin faire ses annonces, il en a le droit, mais moi, je dis qu'il y a des équilibres à trouver » (franceinfo). Emmanuel Macron, lui, met la pression sur les branches sous le Smic mais élude la question d'une hausse (BFMTV).

Sources

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