Le Hamas accepte le désarmement complet de Gaza dans un plan américain, mais Israël reste divisé.
Le Hamas a confirmé son **désarmement** à Gaza, acceptant le plan américain de la **deuxième phase du cessez-le-feu**, mais Israël est divisé : le ministre **Itamar Ben Gvir** dénonce un accord « inacceptable », tandis que **Donald Trump** se félicite d’une avancée « historique ».
L'analyse
📌 **FAITS**: Le vendredi 31 juillet 2026, le Hamas a officiellement accepté un accord de désarmement prévoyant la remise des armes lourdes à un Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) et un retrait progressif des troupes israéliennes, sous supervision d'une Force internationale de stabilisation (ISF). L'annonce a été faite par le président américain Donald Trump sur Truth Social, qualifiant l'accord d'« historique ». Le ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben Gvir a immédiatement jugé ce plan « inacceptable », estimant qu'il permettrait au Hamas de préparer un « prochain massacre ». Aucune réaction officielle n'est venue du Premier ministre Benyamin Netanyahou, plongé dans une campagne électorale à trois mois des législatives d'octobre. Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, des violences persistent : des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi, et le bilan global de la guerre dépasse les 73 300 morts.
📍 **CONTEXTE**: La guerre a éclaté le 7 octobre 2023 par une attaque du Hamas contre Israël, suivie d'une offensive israélienne massive. Après plus de deux ans de combats et un cessez-le-feu fragile signé en octobre 2025, les négociations pour une deuxième phase de trêve piétinaient. Aujourd'hui, l'acceptation par le Hamas d'un désarmement complet — une concession jamais obtenue — marque un tournant potentiel, mais le blocage politique israélien rappelle les échecs passés des pourparlers de paix.
👥 **ACTEURS**: **Donald Trump** (président américain) pousse le plan via le Conseil de paix qu'il a créé et parle d'une « étape monumentale ». **Le Hamas**, par la voix de son négociateur Ghazi Hamad, affirme avoir fait des « concessions pour sauver le peuple de Gaza de la mort et du déplacement ». **Itamar Ben Gvir** (ministre israélien de la Sécurité nationale) incarne le rejet frontal, tandis que **Nikolaï Mladenov** (haut représentant du Conseil de paix) insiste sur une vérification réelle du désarmement. **António Guterres**, secrétaire général de l'ONU, y voit la « seule bonne nouvelle » dans la région.
📊 **ENJEUX**: L'accord prévoit que les armes du Hamas soient remises au NCAG (basé en Égypte mais bloqué par Israël), seule entité autorisée à détenir des armes à Gaza. Un Comité international de vérification (IVC) supervisera le stockage des armes lourdes sans les remettre à Israël. Le retrait israélien doit accompagner le désarmement. Si le processus échoue, la guerre de basse intensité continuera, les déplacés ne pourront pas rentrer, et la reconstruction restera bloquée. Pour le citoyen occidental, un échec signifie un risque de déstabilisation régionale, des flux migratoires accrus et une pression sur les prix de l'énergie.
🔮 **PERSPECTIVES**: **Scénario tendanciel** : Netanyahou, sous pression de son aile droite, retarde le retrait jusqu'aux élections, le Hamas refuse d'aller plus loin, le plan s'enlise. **Scénario de rupture** : sous pression américaine et des médiateurs, un premier retrait partiel a lieu, l'ISF se déploie et le désarmement commence, ouvrant la voie à une paix durable.
Contexte
Similaire aux accords de cessez-le-feu de 2025 qui n'avaient pas abouti à un retrait, cet accord inclut pour la première fois un désarmement explicite du Hamas, une concession majeure jamais acceptée auparavant.
Pourquoi c'est important
Cet accord pourrait mettre fin à plus de deux ans de guerre à Gaza et permettre le retour des centaines de milliers de déplacés. Mais le rejet par l’aile droite israélienne et l’absence de retrait immédiat menacent directement son application. Votre sécurité, le prix de l’énergie et la stabilité du Moyen-Orient sont concernés : un enlisement du conflit nourrirait l’instabilité régionale et la volatilité des marchés.
Acteurs clés
- Mohammed Hamdouna — Habitant de Gaza
Sceptique mais soulagé - Ghazi Hamad — Membre de l'équipe de négociation du Hamas
Justifie le compromis - Donald Trump — Président des États-Unis
Promoteur de l'accord - Itamar Ben Gvir — Ministre israélien de la Sécurité nationale
Opposant radical - Nikolaï Mladenov — Haut représentant pour Gaza au Conseil de paix
Exige une mise en œuvre rigoureuse - Muhammad Shehada — Chercheur et analyste
Prédit un blocage politique
Chiffres clés
- plus de 60 % — Contrôle israélien de Gaza (Yahoo Actualités / Imazpress / Boursorama)
- plus de 73 300 morts — Bilan humain de la guerre (Ministère de la Santé de Gaza (ONU juge fiable))
- environ 14 jours — Calendrier prévisionnel du désarmement (Imazpress (citation de Ghazi Hamad))
Et ensuite ?
Scénario Tendanciel : Netanyahou cale le retrait jusqu'aux élections d'octobre, le Hamas suspend sa coopération, les accords restent lettre morte et les violences reprennent. Scénario de Rupture : sous pression internationale, un premier retrait partiel intervient, l'ISF s'installe, le désarmement est vérifié et la reconstruction débute, amorçant une stabilisation durable.
Questions fréquentes
Quel est le contenu de l'accord de désarmement accepté par le Hamas ?
Le Hamas s’engage à remettre ses armes lourdes au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), seule entité autorisée à détenir des armes, sans les céder à Israël. Un retrait progressif israélien est prévu, supervisé par une Force internationale de stabilisation.
Pourquoi Israël est-il divisé sur cet accord ?
Le ministre d’extrême droite Itamar Ben Gvir juge l’accord « inacceptable » car il laisserait le Hamas en capacité de reconstituer des capacités armées. En revanche, Donald Trump assure qu’Israël est « très content » et coopératif. Le Premier ministre Netanyahou reste silencieux, sous pression avant les législatives d’octobre.
Quelles sont les prochaines étapes ?
Le Hamas doit discuter des modalités avec les médiateurs (Égypte, États-Unis, Qatar, Turquie) et convenir d’un calendrier d’environ 14 jours. La mise en œuvre dépendra de la vérification du désarmement et du retrait israélien, avec le déploiement de l’ISF.
Sources
- *Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, un ministre israélien le juge "inacceptable"*Yahoo! Actualités
- *Trêve à Gaza : le Hamas consent à un accord sur le désarmement*Imazpress
- *Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, un ministre israélien le juge "inacceptable" - 31/07/2026 à 20:38*Boursorama