Le Hamas accepte le désarmement à Gaza contre un retrait israélien supervisé par Trump.
Le **Hamas** a confirmé le **31 juillet 2026** un accord sur son **désarmement** et un **retrait progressif israélien**, supervisé par le **Conseil de paix** de Trump. Mais **Israël** n'a pas commenté, et un ministre d'extrême droite le juge « **inacceptable** », tandis que des **violences quotidiennes** continuent.
L'analyse
📌 **FAITS**: Le vendredi 31 juillet 2026, le Hamas annonce avoir accepté un accord de désarmement et un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza. Cet accord s’inscrit dans la deuxième phase du plan de paix américain. Donald Trump l’a qualifié d’« accord historique pour le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza ». Un Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), basé en Égypte mais empêché d’accéder à Gaza par Israël, doit superviser la remise des armes. Une Force internationale de stabilisation (ISF) doit être déployée. Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, les violences persistent : jeudi, des frappes israéliennes ont fait au moins 4 morts. Israël contrôle plus de 60 % du territoire et exige un « véritable désarmement » avant tout retrait.
📍 **CONTEXTE**: La guerre a éclaté le 7 octobre 2023 après l’attaque du Hamas, déclenchant une offensive israélienne qui a fait plus de 73 300 morts (selon le ministère de la Santé de Gaza, chiffres jugés fiables par l’ONU). Un cessez-le-feu est entré en vigueur en octobre 2025, mais les hostilités n’ont jamais vraiment cessé, avec des centaines de morts supplémentaires pendant la trêve. Aujourd’hui, l’accord de désarmement tente de briser ce cycle meurtrier en conditionnant le retrait israélien au démantèlement des arsenaux du Hamas.
👥 **ACTEURS**:
- **Hamas** : confirme l’accord et indique avoir fait des « concessions pour sauver le peuple de Gaza ». Un responsable parle d’un calendrier de mise en œuvre d’environ 14 jours.
- **Donald Trump** : annonce l’accord sur Truth Social, le décrit comme « une étape monumentale vers une paix et une sécurité durables ».
- **Itamar Ben Gvir** (ministre israélien d’extrême droite) : juge l’accord « inacceptable pour Israël » et affirme qu’il revient « à accepter que le Hamas prépare le prochain massacre ».
- **Nikolaï Mladenov** (haut représentant pour Gaza au Conseil de paix) : insiste sur le fait que « le retrait doit avancer de concert avec le désarmement » et que la vérification doit être réelle.
- **Muhammad Shehada** (chercheur) : estime que Netanyahu n’autorisera aucun retrait avant les législatives d’octobre, car ce serait un « suicide politique ».
- **NCAG / ISF** : le Comité national doit devenir la seule entité habilitée à détenir des armes à Gaza, avec l’appui temporaire de la Force internationale de stabilisation.
📊 **ENJEUX**: L’accord conditionne toute reconstruction et tout retour des déplacés à la cessation des hostilités et au désarmement. Le mécanisme prévoit un désarmement sous supervision internationale, sans remise d’armes à Israël. Concrètement, cela signifie que les armes du Hamas seront stockées sous contrôle du NCAG et vérifiées par un Comité international de vérification (IVC). Le retrait israélien doit être progressif et proportionné au désarmement. Pour le citoyen palestinien, l’enjeu est vital : fin des bombardements, libre circulation, accès à l’aide humanitaire et perspective de reconstruction. Pour le contribuable israélien, c’est la sécurité face aux roquettes.
🔮 **PERSPECTIVES**:
- **Scénario tendanciel** : l’opposition politique en Israël bloque la mise en œuvre, aucune avancée du désarmement, pas de retrait, les violences continuent et le soutien international s’étiole.
- **Scénario de rupture** : sous pression internationale et médiation égypto-qatarie, un calendrier contraignant est adopté ; le NCAG s’installe à Gaza, l’ISF se déploie, le désarmement débute et les premières étapes du retrait israélien sont enclenchées, permettant une stabilisation progressive.
Contexte
Similaire au cessez-le-feu d’octobre 2025 qui n’a jamais mis fin aux violences (plusieurs centaines de morts supplémentaires depuis). La guerre a débuté le 7 octobre 2023 avec l’attaque du Hamas et a fait plus de 73 300 morts à Gaza selon le ministère de la Santé.
Pourquoi c'est important
Cet accord pourrait marquer la fin d’une guerre de près de trois ans ayant causé plus de 73 000 morts. S’il est appliqué, il mettrait fin aux bombardements, permettrait l’acheminement de l’aide humanitaire et la reconstruction de Gaza, et autoriserait le retour des déplacés. Cependant, le blocage politique israélien et la persistance des violences quotidiennes menacent de vider ce texte de toute substance, prolongeant la catastrophe humanitaire.
Acteurs clés
- Donald Trump — Président des États-Unis, instigateur du Conseil de paix
Défend l’accord comme une « étape monumentale » et affirme qu’Israël est « très coopératif ». - Itamar Ben Gvir — Ministre israélien d'extrême droite
Opposant frontal à l'accord, le juge favorable au Hamas. - Nikolaï Mladenov — Haut représentant pour Gaza au Conseil de paix
Insiste sur une vérification réelle et un retrait synchronisé. - Muhammad Shehada — Chercheur et analyste
Sceptique quant à la volonté de Netanyahu d'appliquer l'accord avant les élections d'octobre. - Mohammed Hamdouna — Habitant de Gaza
Soulagement teinté de méfiance.
Chiffres clés
- plus de 73 300 — Morts à Gaza depuis le 7 octobre 2023 (Ministère de la Santé de Gaza, jugé fiable par l'ONU (rapporté par Boursorama, Yahoo))
- plus de 60 % — Part du territoire de Gaza sous contrôle israélien (Source israélienne (Yahoo, Imazpress))
- environ 14 jours — Calendrier de mise en œuvre évoqué par le Hamas (Déclaration d’un responsable du Hamas (Imazpress))
- entré en vigueur en octobre 2025 — Cessez-le-feu initial (Yahoo, Imazpress)
Et ensuite ?
Scénario tendanciel : l’opposition politique israélienne bloque le retrait, le désarmement se limite à des déclarations, les violences continuent et la situation humanitaire se dégrade encore. Scénario de rupture : une pression internationale coordonnée force la mise en œuvre synchronisée ; le NCAG s’installe, l’ISF est déployée, un calendrier contraignant permet un retrait progressif et une reconstruction de Gaza, amorçant une normalisation durable.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'accord de désarmement signé par le Hamas le 31 juillet 2026 ?
Le Hamas a accepté un plan en 15 points élaboré par le Conseil de paix américain, prévoyant le désarmement complet des groupes armés à Gaza et un retrait progressif des forces israéliennes. Le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) deviendra la seule entité autorisée à détenir des armes, avec une vérification par un comité international.
Pourquoi le ministre israélien Ben Gvir juge-t-il l'accord inacceptable ?
Ben Gvir, figure de l’extrême droite israélienne, estime que l’accord « revient à accepter que le Hamas prépare le prochain massacre » et affirme qu'Israël ne peut tolérer que le Hamas conserve une capacité militaire, même sous supervision internationale.
La Force internationale de stabilisation va-t-elle vraiment se déployer à Gaza ?
Le plan prévoit son déploiement temporaire pour garantir la sécurité pendant la transition, mais sa mise en œuvre dépend de l’accord politique israélien et de la synchronisation effective du désarmement avec le retrait. Aucune date de déploiement n’a été communiquée.
Sources
- *Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, un ministre israélien le juge "inacceptable"*Yahoo! Actualités
- *Trêve à Gaza : le Hamas consent à un accord sur le désarmement*Imazpress
- *Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, un ministre israélien le juge "inacceptable" - 31/07/2026 à 20:38*Boursorama