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🏬 Économie 27 octobre 2026 Bruit 40%

Le BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire et accuse son bailleur Brookfield, qui dément

Le **BHV Marais** (700 salariés) a demandé le **mardi 27 octobre 2026** son placement en **redressement judiciaire** auprès du tribunal des activités économiques de **Lyon**. Son président **Karl-Stéphane Cottendin** accuse le bailleur, le fonds canadien **Brookfield**, de ne pas avoir versé les indemnités prévues pour la restitution de plus de la moitié du magasin. Brookfield **dément catégoriquement** devoir une quelconque somme à ce jour. Le magasin reste ouvert, selon sa direction.

Le BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire et accuse son bailleur Brookfield, qui dément

L'analyse

📌 **FAITS**:

Le BHV Marais a demandé le mardi 27 octobre 2026 son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal des activités économiques de Lyon, a indiqué sa direction à l'AFP, confirmant une information du Figaro. Son président, Karl-Stéphane Cottendin, qui a repris le magasin en juin, accuse le bailleur, le fonds canadien Brookfield, de ne pas avoir versé les indemnités « contractualisées en échange de la restitution au bailleur, au printemps, de plus de la moitié du magasin ». « Ce qui manque aujourd'hui à ce magasin, c'est la trésorerie qui lui est due », dit-il. « Le magasin reste ouvert, les équipes sont en poste », assure-t-il au Figaro.

⚖️ **LA RÉPONSE DU BAILLEUR**:

« Brookfield dément catégoriquement devoir une quelconque somme au BHV à ce jour », indique le fonds dans une déclaration transmise à l'AFP. Selon lui, le bail signé le 27 janvier 2026 prévoit que les indemnités ne sont dues qu'après une restitution conforme des locaux et leur mise en conformité par le BHV, une obligation « à ce stade pas remplie ».

📍 **CONTEXTE**:

La direction ajoute que les émeutes des derniers samedis à Paris, jusqu'au pillage du rez-de-chaussée du magasin, ont pesé sur une trésorerie déjà contrainte. L'inspection du travail suspecte l'établissement, revendu à perte en juin par la SGM de Frédéric Merlin à certains de ses dirigeants, d'être en cessation de paiements, ce que conteste la direction.

❓ **CE QUI N'EST PAS ÉTABLI**:

Le montant des indemnités en jeu n'est pas publié, le bail n'est pas public, et le tribunal ne s'est pas encore prononcé.

Contexte

Cette crise survient après la revente à perte de l'enseigne en juin 2026 par la SGM et la vive controverse de novembre 2025 liée à l'implantation de boutiques de fast-fashion Shein au cœur du grand magasin.

Pourquoi c'est important

Cette procédure judiciaire directe touche un symbole historique du commerce parisien et 700 emplois directs. Elle illustre les tensions extrêmes entre commerçants et bailleurs immobiliers dans un contexte d'érosion des ventes et d'incidents urbains.

Acteurs clés

  • Karl-Stéphane Cottendin — Président-Directeur Général du BHV Marais
    Accuse le bailleur de non-versement des indemnités contractuelles et défend le redressement judiciaire comme cadre de protection.
  • Frédéric Merlin — Président de la SGM (Société des Grands Magasins)
    Ancien propriétaire ayant revendu l'établissement à perte en juin 2026 à ses dirigeants.
  • Inspection du Travail — Organisme de contrôle et de régulation
    Suspecte l'établissement d'être en cessation de paiements, ce que conteste la direction.
  • Brookfield — Fonds canadien, propriétaire des murs du BHV
    Les indemnités ne sont dues qu'après une restitution conforme des locaux et leur mise en conformité (bail du 27 janvier 2026).

Chiffres clés

  • 700 — Salariés du BHV Marais (AFP (via franceinfo))
  • plus de la moitié — Part du magasin restituée au bailleur (Communiqué du BHV Marais (via AFP))
  • 27 janvier 2026 — Signature du bail entre le BHV et Brookfield (Brookfield (via AFP / Le Parisien))
  • non publié — Montant des indemnités réclamées (—)

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Le tribunal accorde une période d'observation, le gel du passif permet de réapprovisionner les rayons et d'engager un contentieux judiciaire pour obtenir le versement forcé des indemnités par le bailleur.

Scénario de Rupture : Si la trésorerie s'avère insuffisante pour maintenir les opérations courantes ou si le litige avec le bailleur s'enlise, la procédure peut être convertie en liquidation judiciaire, menaçant la survie des 700 emplois.

Questions fréquentes

Pourquoi le BHV Marais demande-t-il un redressement judiciaire ?

Selon sa direction, faute de trésorerie : elle accuse le bailleur Brookfield de ne pas avoir versé les indemnités prévues pour la restitution de plus de la moitié du magasin. Elle évoque aussi les émeutes et le pillage du rez-de-chaussée.

Que répond le bailleur ?

Brookfield « dément catégoriquement devoir une quelconque somme au BHV à ce jour ». Selon lui, le bail du 27 janvier 2026 ne prévoit le paiement qu'après une restitution conforme des locaux et leur mise en conformité, ce qui n'est pas fait.

Le magasin ferme-t-il ?

Non, selon son président : « Le magasin reste ouvert, les équipes sont en poste ». La suite dépend du tribunal des activités économiques de Lyon.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM