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✊ Économie 4 novembre 2026 Bruit 40%

Le gouvernement envisage une hausse du Smic pour désamorcer la grève générale du cinq novembre.

À la veille d'une mobilisation nationale rassemblant plus de 1 500 appels à la **grève**, le ministre Roland Lescure évoque une revalorisation du **Smic** d'environ 1,5 %. Cette piste, mêlant coup de pouce et anticipation, suscite l'opposition patronale et les réserves syndicales.

Le gouvernement envisage une hausse du Smic pour désamorcer la grève générale du cinq novembre.

L'analyse

📌 **FAITS**:

- Le 4 novembre 2026, l'intersyndicale dénombre plus de 1 500 appels à la grève dans les secteurs public et privé ainsi que chez les retraités pour la journée du 5 novembre.

- Les revendications portent sur les salaires, le pouvoir d'achat, les emplois, l'industrie et les services publics.

- Le ministre de l'Économie Roland Lescure déclare sur BFMTV qu'une annonce gouvernementale sur le Smic pourrait intervenir « dans les jours qui viennent ».

- L'exécutif étudie une hausse d'environ 1,5 %, combinant une anticipation de la revalorisation automatique (~1,1 %) et un coup de pouce à la charge des entreprises (~0,4 %).

📍 **CONTEXTE**:

- Le Smic a déjà été augmenté de 3,6 % en 2026 (+1,2 % en janvier, +2,4 % en juin) uniquement au titre de l'indexation sur l'inflation.

- Le dernier « coup de pouce » politique hors formule automatique remonte à juillet 2012 (+0,6 %).

- Aujourd'hui, 2 millions de salariés (dont 60 % de femmes) perçoivent le Smic, alors que 122 branches professionnelles sur 200 conservent des grilles tarifaires sous le salaire minimum selon la CGT.

👥 **ACTEURS**:

- **Gouvernement (Roland Lescure)** : Cherche un geste d'apaisement salarial « indolore pour les finances publiques ».

- **Intersyndicale (CFDT, CGT, FO...)** : Dénonce des interdictions de manifester et exige des hausses significatives (CFDT: +100 € net ; CGT: +10 % soit 2 053 € brut ; FO: 80 % du salaire médian net).

- **Patronat & Économistes (Medef, Rexecode, J.-P. Farandou)** : S'opposent à une hausse imposée aux entreprises, arguant d'un risque de destruction d'emplois (jusqu'à 250 000 selon M. Farandou pour une hausse de 150 €) et de défaillances d'entreprises.

📊 **ENJEUX**:

- **Pour le salarié** : Gain net immédiat d'environ 22 euros mensuels si la hausse de 1,5 % est confirmée sur le Smic net actuel (1 477 €), bien en dessous des attentes syndicales.

- **Pour l'économie** : Risque de « tassement des grilles salariales » (smicardisation des salaires intermédiaires) et hausse du coût du travail pour les TPE/PME.

🔮 **PERSPECTIVES**:

- Décision gouvernementale attendue autour du 5 novembre pour jauger si l'annonce suffit à freiner la contestation sociale.

Contexte

La dernière revalorisation discrétionnaire du Smic accordée par un gouvernement hors formule automatique d'inflation remonte à juillet 2012 (+0,6 %). Aujourd'hui, cela signifie que toute hausse supérieure à l'inflation constituerait une première depuis plus de 14 ans.

Pourquoi c'est important

Cette décision touche directement le portefeuille des 2 millions de salariés payés au Smic en France, en majorité des femmes. En transférant le gain de pouvoir d'achat entièrement sur les charges des entreprises sans peser sur les finances publiques, l'État tente d'éteindre la contestation sans piocher dans le budget national.

Acteurs clés

  • Roland Lescure — Ministre de l'Économie
    Envisage une revalorisation salariale rapidement pour calmer la grogne.
  • Jean-Pierre Farandou — Représentant patronal / Dirigeant
    Alerte sur la fragilité des entreprises et les risques sur l'emploi.
  • Intersyndicale (CGT, CFDT, FO) — Front syndical uni
    Réclame une revalorisation nette supérieure et dénonce la répression des manifestations.

Chiffres clés

  • 1 477 € — Smic net actuel (Ministère de l'Économie / Le Dauphiné)
  • > 1 500 — Appels à la grève dénombrés (Intersyndicale / Le Figaro)
  • 2 000 000 — Salariés directement concernés (Données sociales / Le Progrès)
  • ~1,5 % — Piste de hausse étudiée (Gouvernement)

Et ensuite

Si le gouvernement entérine ce geste de 1,5 %, le Smic net augmentera d'environ 22 € mensuels. Si la contestation persiste après le 5 novembre, l'exécutif pourrait être contraint de rouvrir des négociations de branches sur les 122 grilles professionnelles actuellement situées sous le salaire minimum.

Questions fréquentes

De combien le gouvernement envisage-t-il d'augmenter le Smic ?

Piste étudiée : environ 1,5 % au total, combinant l'anticipation de la hausse automatique (1,1 %) et un coup de pouce gouvernemental (0,4 %).

Quelles sont les demandes des syndicats pour le Smic ?

La CFDT demande +100 € net (+6,8 %), la CGT exige une hausse de 10 % (Smic brut à 2 053 €), et FO réclame 80 % du salaire médian net (soit environ 1 790 € net).

À quand remonte le dernier coup de pouce de l'État pour le Smic ?

Le dernier coup de pouce gouvernemental au-delà de l'indexation automatique sur l'inflation remonte à juillet 2012 (+0,6 %).

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM