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🧪 Science 31 octobre 2026 Bruit 48%

Le collectif Lacrymos de sang rassemble dix mille témoignages de femmes déplorant des perturbations menstruelles.

Le collectif **Lacrymos de sang** a réuni plus de **10 000 témoignages** de femmes signalant des **troubles du cycle menstruel** après leur exposition aux **gaz lacrymogènes**. Alors que des **études américaines** montrent une corrélation déclarative, aucun **lien de causalité scientifique** direct n'est formellement prouvé.

Le collectif Lacrymos de sang rassemble dix mille témoignages de femmes déplorant des perturbations menstruelles.

L'analyse

📌 **FAITS**:

- Depuis le 8 octobre 2026, le collectif « Lacrymos de sang » indique avoir récolté plus de 10 000 témoignages via un questionnaire en ligne décrivant des perturbations du cycle menstruel (retards de règles, règles prématurées, saignements abondants, douleurs utérines intenses).

- Des manifestantes exposées aux gaz lacrymogènes à Bordeaux (17 octobre), Marseille (1er et 24 octobre) ou Lille (24 octobre) témoignent de symptômes physiques intenses survenus dans les jours suivant l'exposition.

📍 **CONTEXTE**:

- Deux travaux de recherche menés aux États-Unis ont déjà exploré le phénomène : une étude à Portland en 2020 sur 2 257 personnes exposées lors des rassemblements Black Lives Matter a révélé que 50 % des personnes menstruées rapportaient des troubles, tandis qu'une étude de 2023 portant sur 1 276 personnes mentionnait 83 % de troubles reproductifs déclarés.

- Ces travaux reposent exclusivement sur des questionnaires auto-déclaratifs et non sur des examens cliniques.

👥 **ACTEURS**:

- **Collectif Lacrymos de sang** (fondé par Eva-Luna Tholance) : rassemble les signalements pour demander des investigations médicales et politiques.

- **Communauté scientifique et médicale** : Alexander Samuel, docteur en biologie moléculaire, rappelle qu'aucun lien de cause à effet n'est scientifiquement établi et préconise des examens gynécologiques ciblés.

- **Acteurs politiques** : des élus d'opposition, comme le député LFI François Piquemal, relaient l'initiative et demandent une prise en compte du sujet.

📊 **ENJEUX**:

- **Santé publique et suivi médical** : l'absence d'analyses toxicologiques et gynécologiques systématiques laisse planer une incertitude sur l'action biologique des molécules chimiques de maintien de l'ordre.

- **Participation démocratique** : certaines manifestantes déclarent renoncer à défiler par crainte des répercussions physiques du gazage.

🔮 **PERSPECTIVES**:

- **Scénario d'étude clinique** : la réalisation par des organismes indépendants de bilans médicaux systématiques sur des personnes exposées afin de confirmer ou d'infirmer l'hypothèse d'une perturbation endocrinienne ou inflammatoire.

- **Scénario d'attentisme** : le maintien du statu quo fondé sur des témoignages déclaratifs d'un côté et un manque de données cliniques de l'autre.

Contexte

En 2020 et 2023, deux études américaines sur des manifestants du mouvement Black Lives Matter rapportaient déjà une proportion élevée de troubles reproductifs déclarés après une exposition aux gaz lacrymogènes.

Pourquoi c'est important

Ce sujet concerne les citoyennes exposées aux dispositifs de maintien de l'ordre lors des rassemblements et s'interrogeant sur les effets secondaires potentiels des produits chimiques inhalés. Le mécanisme discuté repose sur une éventuelle perturbation hormonale ou inflammatoire induite par les gaz lacrymogènes, bien que la médecine n'ait pas encore établi de preuve de causalité directe.

Acteurs clés

  • Eva-Luna Tholance — Fondatrice du collectif Lacrymos de sang
    Centralise les signalements de troubles gynécologiques observés après manifestation
  • Alexander Samuel — Docteur en biologie moléculaire
    Recommande d'effectuer des examens cliniques tout en rappelant qu'aucun lien de cause à effet n'est prouvé
  • François Piquemal — Député (LFI)
    Soutient la démarche du collectif et appelle à amplifier les témoignages

Chiffres clés

  • > 10 000 — Témoignages recueillis par Lacrymos de sang (Lacrymos de sang / Le Parisien / L'Humanité)
  • 50 % — Troubles du cycle déclarés (Étude US Portland) (Étude américaine 2020 (Le Parisien))
  • 83 % — Troubles reproductifs déclarés (Étude US) (Étude américaine 2023 (Le Parisien))

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Le sujet demeure une controverse militante et médiatique sans validation institutionnelle faute d'investigation médicale officielle. Scénario de Rupture : Le lancement d'une étude épidémiologique et clinique nationale par les autorités de santé pour analyser l'action biologique des gaz sur le système reproducteur.

Questions fréquentes

Quels troubles menstruels sont signalés après une exposition aux gaz lacrymogènes ?

Les témoignages font état de retards de règles, de saignements prématurés ou anormalement abondants, ainsi que de fortes douleurs utérines.

Existe-t-il une preuve scientifique formelle d'un lien de cause à effet ?

Non, les données disponibles reposent sur des enquêtes auto-déclaratives et aucun lien de causalité direct n'a encore été établi par la médecine.

Combien de signalements le collectif Lacrymos de sang a-t-il enregistrés ?

Le collectif affirme avoir réuni plus de 10 000 témoignages via un questionnaire en ligne depuis début octobre 2026.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM