LDH and CGT Spectacle sue Canal+ for discrimination after CEO refused collaboration with 600 anti-Bolloré signatories
La LDH et la CGT Spectacle attaquent **Canal+** pour **discrimination** après que son PDG Maxime Saada a refusé de travailler avec les **600 signataires** de la tribune anti-Bolloré. L'assignation a été déposée à **Nanterre** le 23 mai 2026.
L'analyse
📌 **FAITS**:
- La Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la CGT Spectacle assignent Canal+ en justice le 23 mai 2026 pour discrimination.
- Maxime Saada, PDG de Canal+, a déclaré ne plus vouloir travailler avec les signataires de la tribune « Zapper Bolloré » publiée le 11 mai dans *Libération*.
- La tribune dénonce « l’emprise de l’extrême droite » sur le cinéma via Vincent Bolloré. Elle compte initialement 600 signataires, puis plus de 3 800 revendiqués sur Instagram.
- Canal+ détient 34 % du capital d’UGC (depuis septembre) et possède L’Olympia.
- Les demandeurs sollicitent du tribunal judiciaire de Nanterre qu’il enjoigne Canal+ de s’abstenir de toute discrimination.
- LDH et CGT envisagent aussi un recours devant la Commission européenne pour abus de dépendance économique.
📍 **CONTEXTE**: Vincent Bolloré, propriétaire de CNews, Europe 1 et Le JDD, est accusé par les signataires d’exercer une influence réactionnaire sur le cinéma. La tribune s’inscrit dans un climat de tensions croissantes entre le groupe Bolloré et le monde culturel.
👥 **ACTEURS**:
- **Maxime Saada** (PDG de Canal+) : affirme ne plus vouloir travailler avec les signataires.
- **LDH et CGT Spectacle** : parties plaignantes.
- **Vincent Bolloré** : propriétaire du groupe.
- **Catherine Pégard** (ministre de la Culture) : regrette la déclaration de Saada.
- **Martin Ajdari** (président de l’Arcom) : appelle à l’apaisement.
- **SRF** (Société des réalisateurs) : propose une médiation.
📊 **ENJEUX**: Liberté d’expression des professionnels du cinéma face à un opérateur dominant (Canal+ investit 150-170 M€/an dans le cinéma français). L’assignation teste les limites de la discrimination dans les relations commerciales et le droit du travail.
🔮 **PERSPECTIVES**: Scénario tendanciel : le tribunal peut ordonner une injonction et des dommages. Scénario de rupture : une condamnation européenne pourrait fragiliser le modèle d’intégration verticale de Canal+ (UGC, Olympia).
Contexte
Similaire aux tensions de 2021-2023 autour de la ligne éditoriale de CNews (CSA/Arcom) et aux polémiques sur l'influence de Vincent Bolloré dans les médias et le cinéma.
Pourquoi c'est important
Impact direct pour la liberté d’expression dans le secteur culturel : les artistes et techniciens pourraient craindre des représailles économiques s’ils critiquent un diffuseur majeur. Une décision de justice pourrait redéfinir les limites du droit de critique des travailleurs du cinéma.
Acteurs clés
- Maxime Saada — Président du directoire de Canal+
Affirme ne plus vouloir travailler avec les signataires de la tribune anti-Bolloré - Ligue des droits de l’Homme (LDH) — Partie plaignante
Dénonce une discrimination et une atteinte à la liberté d'expression - CGT Spectacle — Partie plaignante
Soutient l'assignation et prépare un recours auprès de la Commission européenne - Catherine Pégard — Ministre de la Culture
Regrette la déclaration de Maxime Saada - Martin Ajdari — Président de l'Arcom
Appelle à l'apaisement et au dialogue - Vincent Bolloré — Propriétaire du groupe Canal+ (via Vivendi)
Cible de la tribune « Zapper Bolloré »
Chiffres clés
- 600 — Signataires initiaux de la tribune (Le Figaro, franceinfo)
- 3 800 — Signataires revendiqués sur Instagram (Le Figaro, La Dépêche)
- 150-170 M€ (2025-2027) — Investissement annuel de Canal+ dans le cinéma français (Le Figaro)
- 34 % (visée à 100 % d’ici 2028) — Participation de Canal+ dans UGC (franceinfo, Le Figaro)
Et ensuite ?
Scénario Tendanciel : le tribunal de Nanterre rend une ordonnance d’injonction ou des dommages, Canal+ modifie sa communication mais maintient sa stratégie économique. Scénario de Rupture : une condamnation pour discrimination suivie d’un recours européen entraîne des contraintes réglementaires sur les conditions de partenariat avec les producteurs, affaiblissant la position de Canal+ dans le cinéma.
Sources
- *Canal+ assigné en justice pour discrimination envers les signataires de la tribune anti-Bolloré, avec qui le groupe affirme ne plus vouloir travailler – franceinfo*franceinfo
- *Canal+ assigné en justice pour discrimination après le refus de collaborer avec les signataires de la pétition anti-Bolloré*ladepeche.fr
- *Tribune anti-Bolloré : La Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la CGT assignent Canal+ en justice*Le Figaro
- *«Un choix brutal»: Canal+ assigné en justice pour discrimination après son souhait de ne plus vouloir travailler avec les signataires de la tribune anti-Bolloré*BFMTV
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