PRISM
🚨 Faits divers 7 octobre 2026 Bruit 12%

Laurent Nuñez suspend l'usage des grenades assourdissantes dans les mobilisations lycéennes après le drame de Lens

Le **7 octobre 2026** sur RTL, le ministre de l'Intérieur **Laurent Nuñez** annonce **suspendre l'usage des grenades assourdissantes** « pour le mouvement des lycéens », après qu'un lycéen de **15 ans** a été amputé de la main à **Lens** le 5 octobre. Le télégramme du directeur général de la police nationale, daté du 6 octobre, vise précisément « la grenade ASSD projetée par lanceur ». L'IGPN est saisie de **18 enquêtes** ; les autres armes intermédiaires restent utilisées.

Laurent Nuñez suspend l'usage des grenades assourdissantes dans les mobilisations lycéennes après le drame de Lens

L'analyse

📌 **FAITS**

- **Lundi 5 octobre 2026** : un lycéen de 15 ans est grièvement blessé à Lens, avec une « possibilité forte » qu'une grenade assourdissante soit à l'origine de la perte de sa main et de son avant-bras.

- **Mardi 6 octobre** : le directeur général de la police nationale, Louis Laugier, suspend à titre conservatoire, par télégramme, « la grenade ASSD (marque Alsetex) projetée par lanceur » pour le seul mouvement des lycéens (Actu17).

- **Mercredi 7 octobre** : Laurent Nuñez annonce sur RTL la suspension de l'usage des grenades assourdissantes « uniquement pour le mouvement lycéen », tant que l'enquête n'a pas fait la lumière sur le drame.

- L'IGPN est saisie de **18 enquêtes** depuis le début de la mobilisation lycéenne.

📍 **CONTEXTE**

La grenade assourdissante ASSD, produite par Alsetex, est une arme dite « non létale » qui émet une détonation d'environ **175 décibels** pour disperser les foules. Son usage est régulièrement critiqué par des organisations de défense des droits humains. Aujourd'hui, cette suspension marque une première réponse officielle à un drame qui relance le débat sur l'armement des forces de l'ordre lors des manifestations.

👥 **ACTEURS**

- **Laurent Nuñez** (ministre de l'Intérieur) : annonce la suspension et justifie : « On n'a pas à perdre sa main dans une manifestation. »

- **Louis Laugier** (directeur général de la police nationale) : a pris une mesure conservatoire dès mardi.

- **Le lycéen de 15 ans** : amputé de la main gauche, a reçu une greffe selon le maire de Wingles.

- **L'IGPN** : saisie de 18 enquêtes.

📊 **ENJEUX**

La suspension ne concerne que le mouvement lycéen. Les autres armes intermédiaires (LBD, gaz lacrymogènes, grenades de désencerclement, canons à eau) restent utilisées. Le ministre maintient la nécessité d'une « réponse policière proportionnée et adaptée » face aux troubles. Pour les citoyens, cette décision interroge l'équilibre entre maintien de l'ordre et protection des manifestants, en particulier mineurs.

🔮 **PERSPECTIVES**

Si l'enquête confirme le rôle de la grenade ASSD, une interdiction plus large pourrait être envisagée. À l'inverse, si les circonstances montrent une utilisation jugée légitime, la suspension pourrait être levée. Le type de grenade (ASSD ou GM2L selon les sources) et le geste du lycéen restent à établir par l'IGPN.

Contexte

Ce drame rappelle les controverses sur l'usage des armes intermédiaires lors des manifestations, comme lors des Gilets jaunes en 2018-2019.

Pourquoi c'est important

Ce sujet concerne directement les citoyens car il touche à l'usage de la force publique lors des manifestations. La décision de suspendre les grenades assourdissantes répond à un drame humain et pourrait faire évoluer la doctrine du maintien de l'ordre en France, avec des conséquences sur la sécurité de tous les manifestants.

Acteurs clés

  • Laurent Nuñez — Ministre de l'Intérieur
    A annoncé la suspension des grenades assourdissantes pour le mouvement lycéen
  • Louis Laugier — Directeur général de la police nationale
    A suspendu à titre conservatoire l'usage de la grenade ASSD dès mardi
  • Lycéen de 15 ans — Victime du drame de Lens
    Amputé de la main gauche, a reçu une greffe

Chiffres clés

  • 15 ans — Âge du lycéen blessé (actu.fr)
  • 18 — Enquêtes IGPN (actu.fr)
  • 175 — Décibels de la grenade ASSD (20minutes.fr)
  • 6 octobre 2026 — Télégramme DGPN (grenade ASSD projetée par lanceur) (Actu17)

Et ensuite

Scénario tendanciel : la suspension reste limitée au mouvement lycéen et sera levée après l'enquête. Scénario de rupture : si l'enquête confirme un usage problématique, une interdiction plus large des grenades assourdissantes pourrait être envisagée, modifiant durablement la doctrine du maintien de l'ordre.

Questions fréquentes

Pourquoi l'usage des grenades assourdissantes a-t-il été suspendu ?

Après la grave blessure d'un lycéen de 15 ans à Lens le 5 octobre, amputé de la main gauche selon le maire de Wingles. Laurent Nuñez évoque une « possibilité forte » qu'une grenade assourdissante soit en cause et suspend leur usage « tant que la lumière n'a pas été faite » (RTL, 7 octobre). Le type exact de grenade n'est pas établi par l'enquête.

Qu'est-ce qu'une grenade assourdissante ASSD ?

Selon 20 Minutes, c'est une arme non létale produite par Alsetex, qui émet une détonation d'environ 175 décibels pour disperser les foules.

La suspension s'applique-t-elle à toutes les manifestations et à toutes les grenades ?

Non. Elle vaut « uniquement pour le mouvement lycéen ». Le télégramme du directeur général de la police nationale du 6 octobre, cité par Actu17 et Le Parisien, vise « la grenade ASSD (marque Alsetex) projetée par lanceur ». Les LBD, gaz lacrymogènes, grenades de désencerclement et canons à eau restent utilisés (actu.fr).

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM