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🛡️ International 10 août 2026 Bruit 24%

La Syrie annonce un accord avec la Russie transformant ses bases en centres de formation.

La Syrie a conclu un accord avec Moscou pour convertir les bases militaires russes de Tartous et Hmeimim en **centres conjoints de formation**, après un an et demi de négociations. Les installations civiles reviennent à Damas, tandis que la Russie conserve un rôle dans la formation, marquant un **repositionnement stratégique** au Moyen-Orient.

La Syrie annonce un accord avec la Russie transformant ses bases en centres de formation.

L'analyse

📌 **FAITS**

- Le 9 août (année non précisée, probablement 2025), le ministère syrien des Affaires étrangères a annoncé un accord avec la Russie sur l'avenir des deux bases militaires russes en Syrie : le port de Tartous et l'aéroport de Hmeimim.

- Ces installations seront transformées en « centres conjoints de formation » dans le cadre de « nouveaux arrangements préservant les intérêts mutuels », selon l'agence officielle syrienne Sana.

- Un délai maximal de trois mois est fixé pour achever le processus, et les installations civiles des deux bases seront remises aux autorités de Damas.

- Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a inspecté les installations dimanche. L'Autorité syrienne de l'aviation civile a pris le contrôle de l'aéroport international de Lattaquié, adjacent à Hmeimim, et son directeur Omar al-Hasri a annoncé une « remise en état ».

- Moscou n'a pas commenté dans l'immédiat. La Russie a retiré plus tôt cette année ses forces de l'aéroport de Qamichli, dans la zone kurde.

📍 **CONTEXTE**

- La chute de Bachar al-Assad en 2024, renversé par une coalition de rebelles islamistes, a bouleversé l'équilibre syrien. La Russie, alliée historique du régime, a dû négocier le sort de ses bases depuis lors.

- Au plus fort de son déploiement en 2024, la Russie comptait jusqu'à 114 bases et positions militaires en Syrie. En 2025, elle n'en avait plus que trois, puis deux après le retrait de Qamichli.

- Cet accord intervient après un an et demi de négociations, marquant une réduction drastique de la présence militaire russe, mais le maintien d'un lien de coopération.

👥 **ACTEURS**

- **Syrie** : Le gouvernement dirigé par Ahmed al-Charaa, qui a été reçu deux fois par Vladimir Poutine à Moscou, cherche à récupérer la souveraineté sur ses installations tout en conservant des relations avec la Russie. Damas exige toujours l'extradition de Bachar al-Assad, réfugié en Russie.

- **Russie** : Moscou, qui n'a pas commenté officiellement, conserve une présence via la formation, mais perd ses principaux avant-postes militaires hors ex-URSS. Vladimir Poutine a salué les efforts d'al-Charaa pour « rétablir l'intégrité territoriale de la Syrie ».

- **Acteurs concernés** : Les autorités syriennes de l'aviation civile, qui récupèrent l'aéroport, et les forces armées syriennes, qui bénéficieront des centres de formation.

📊 **ENJEUX**

- **Pour le citoyen syrien** : La reprise des installations civiles pourrait accélérer la reconstruction et la réouverture de l'aéroport de Lattaquié, favorisant le commerce et le tourisme.

- **Pour la Russie** : Perte de ses bases stratégiques en Méditerranée, mais maintien d'une influence via la formation et la coopération.

- **Impact géopolitique** : Réduction de la présence militaire russe au Moyen-Orient, rééquilibrage des alliances régionales, notamment avec la Turquie et les pays du Golfe.

🔮 **PERSPECTIVES**

- **Scénario tendanciel** : L'accord est mis en œuvre dans les trois mois. La Russie se concentre sur la formation de l'armée syrienne, tout en maintenant des liens diplomatiques. Les bases deviennent des centres non permanents.

- **Scénario de rupture** : Un changement de gouvernement en Syrie ou une pression internationale pourrait pousser à un retrait total russe, ou au contraire à un renforcement de la coopération si la Russie obtient des garanties.

- **À surveiller** : La position de Moscou après le délai de trois mois, les détails précis du « mémorandum d'entente historique » et l'impact sur les relations avec les autres acteurs régionaux.

Contexte

Similaire à la fin de la présence militaire soviétique en Égypte en 1972, mais ici la Russie conserve une coopération via la formation.

Pourquoi c'est important

Cet accord marque la fin de la présence militaire russe en Syrie, un tournant géopolitique majeur pour la région. Pour le lecteur, il illustre comment les alliances se redessinent après la chute d'Assad, avec des conséquences sur la stabilité du Moyen-Orient et les flux migratoires. La transformation des bases en centres de formation symbolise une coopération résiduelle, tout en laissant la Syrie reprendre la main sur son territoire.

Acteurs clés

  • Assaad al-Chaibani — Ministre syrien des Affaires étrangères
    A inspecté les installations et officialisé l'accord
  • Ahmed al-Charaa — Président syrien
    Favorable à une coopération avec la Russie
  • Vladimir Poutine — Président russe
    A salué les progrès syriens

Chiffres clés

  • 1 an et demi — Durée des négociations (France 24 / Courrier international)
  • 114 — Nombre de bases russes en Syrie au plus fort (Courrier international)
  • 3 mois — Délai de mise en œuvre (France 24 / Sana)

Et ensuite

**Scénario tendanciel** : L'accord est appliqué ; la Russie conserve un rôle de formation, mais ses bases perdent leur statut militaire. **Scénario de rupture** : Un changement politique en Russie ou en Syrie pourrait accélérer un retrait total, ou au contraire un renforcement de la coopération si de nouveaux intérêts émergent, notamment économiques.

Questions fréquentes

Que deviennent les bases russes de Tartous et Hmeimim ?

Elles sont transformées en centres conjoints de formation militaire, avec remise des installations civiles à la Syrie. Le processus doit être achevé sous trois mois.

Pourquoi la Russie accepte-t-elle de réduire sa présence en Syrie ?

Après la chute de Bachar al-Assad en 2024, le nouveau gouvernement syrien a exigé des négociations. La Russie a choisi de préserver des liens via la formation plutôt que de maintenir des bases coûteuses face à une opposition locale.

Quel est l'impact pour la Syrie ?

La Syrie récupère la gestion des installations civiles, ce qui peut favoriser la reconstruction et renforcer sa souveraineté. Elle conserve néanmoins une coopération russe dans le domaine de la formation militaire.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM