La gérante de la boutique de bérets porte plainte après le vandalisme lié au Canon français.
Le **lundi 12 octobre 2026** au matin, la boutique **Laulhère** du 21 rue d'Espagne à **Bayonne** a été couverte d'affiches « Bérets Laulhère fournisseurs du Canon français. **Complices du fascisme.** », pour avoir vendu des bérets au Canon français, qui organise un banquet à Biarritz le 28 novembre. La responsable, Stéphanie de Lassus, a porté plainte (Sud Ouest). Le **13 octobre**, un collectif anonyme, « **Bloquons le Canon français** », a revendiqué le collage par communiqué et prévenu que « tous les complices du Canon français seront visés ». Pas de split de titres : toute la presse présente la boutique comme la cible ; l'écart porte sur le mot (« vandalisée » chez Sud Ouest, La Dépêche, 20 Minutes ; « ciblée par des opposants » chez Mediabask ; « pris pour cible » chez Valeurs actuelles).
L'analyse
📌 **FAITS**
- **Lundi 12 octobre 2026, au matin** : Stéphanie de Lassus, responsable de la boutique Laulhère (21 rue d'Espagne, Bayonne), découvre la devanture placardée d'affiches « Bérets Laulhère fournisseurs du Canon français. Complices du fascisme. » (Sud Ouest, qui a révélé l'information).
- Charlène Dauga, directrice marketing de Laulhère : « Nous n'avons pas de partenariat avec le Canon français. Ils ont acheté des bérets standards, qu'ils personnalisent ensuite. C'est un client parmi des milliers d'autres. » et « Le béret n'appartient à aucun camp » (Sud Ouest, repris par La Dépêche).
- Stéphanie de Lassus : « On n'est que des petits commerçants. On n'a rien à voir avec tout ça. » Elle dit ne pas connaître le Canon français (Sud Ouest).
- **Plainte** : le 12 octobre, elle tente de porter plainte par téléphone ; le 13, Sud Ouest écrit qu'elle « annonce avoir déposé plainte ».
- **Mardi 13 octobre** : le collectif « Bloquons le Canon français », dont les membres restent anonymes, revendique le collage dans un communiqué reçu par plusieurs médias. Il présente Laulhère comme « premier de la liste » d'entreprises visées, prévient que « tous les complices du Canon français seront visés jusqu'à mise hors d'état de nuire » et appelle à une manifestation le 28 novembre à 9 h (Sud Ouest, Mediabask).
📍 **CONTEXTE**
- Le Canon français organise un banquet le 28 novembre à la halle d'Iraty, à Biarritz. Ses opposants y voient un outil de propagande d'extrême droite, en s'appuyant sur la présence du milliardaire Pierre-Édouard Stérin au capital et sur des propos racistes et homophobes qu'auraient tenus des participants en marge de certains banquets (Sud Ouest).
- À distinguer : les 100 personnalités du Pays basque signataires, le 9 octobre, d'un appel contre la venue du Canon français ne sont pas le collectif qui a revendiqué le collage (Sud Ouest).
- Le Canon français n'avait pas répondu aux sollicitations de Sud Ouest.
👥 **ACTEURS**
- **Laulhère** : fabricant de bérets, dément tout partenariat.
- **Stéphanie de Lassus** : responsable de la boutique, plaignante.
- **Charlène Dauga** : directrice marketing.
- **Collectif Bloquons le Canon français** : auteur revendiqué, anonyme.
- **Le Canon français** : client visé par les affiches, organisateur du banquet de Biarritz.
Contexte
Cette affaire s'inscrit dans une série de polémiques autour du Canon français, après l'annulation d'un banquet en Bretagne et une polémique à Périgueux. Elle rappelle les pressions subies par les entreprises lors de controverses politiques, comme les appels au boycott.
Pourquoi c'est important
Ce sujet concerne le lecteur car il montre comment une simple transaction commerciale peut devenir un enjeu politique et réputationnel. Laulhère, entreprise patrimoniale française, se retrouve au centre d'une polémique nationale sans l'avoir cherché, illustrant les risques pour toute entreprise de voir ses clients instrumentalisés.
Acteurs clés
- Stéphanie de Lassus — Responsable de la boutique Laulhère de Bayonne
A porté plainte après la découverte des affiches (Sud Ouest) - Charlène Dauga — Directrice marketing de Laulhère
Défend la neutralité de la marque - Le Canon français — Organisation organisatrice de banquets
Maintient son banquet à Biarritz le 28 novembre - Collectif Bloquons le Canon français — Collectif anonyme
Revendique le collage (communiqué du 13 octobre)
Chiffres clés
- 12 octobre (matin) — Découverte des affiches (Sud Ouest)
- 13 octobre — Revendication par le collectif Bloquons le Canon français (Sud Ouest / Mediabask)
- Déposée selon Sud Ouest (13 oct.) ; « démarches » selon Valeurs actuelles — Plainte de la responsable (Sud Ouest / Valeurs actuelles)
- 28 novembre — Banquet du Canon français à Biarritz (halle d'Iraty) (Sud Ouest)
- 100 personnalités — Signataires de l'appel contre le banquet (distincts du collectif) (Sud Ouest)
Et ensuite
Scénario Tendanciel : Le banquet de Biarritz se tient malgré les contestations, Laulhère maintient sa position de neutralité et l'affaire se tasse. Scénario de Rupture : Les manifestations s'intensifient, Laulhère rompt tout lien commercial avec le Canon français, et d'autres fournisseurs pourraient suivre, isolant l'organisation.
Questions fréquentes
Que s'est-il passé à la boutique Laulhère de Bayonne ?
Le 12 octobre 2026 au matin, la devanture a été couverte d'affiches « Bérets Laulhère fournisseurs du Canon français. Complices du fascisme. », parce que la marque a vendu des bérets au Canon français. Les sources ne rapportent pas d'autre dégradation que ce collage.
Qui a revendiqué l'action ?
Le collectif « Bloquons le Canon français », dans un communiqué reçu le 13 octobre par plusieurs médias. Ses membres ne donnent ni noms ni contacts. Il ne faut pas le confondre avec les 100 personnalités signataires d'un appel contre le banquet le 9 octobre.
Quelle est la position de Laulhère ?
Pas de partenariat : le Canon français a acheté « des bérets standards, qu'ils personnalisent ensuite », « un client parmi des milliers d'autres ». La marque condamne « le racisme et la haine, d'où qu'ils viennent » : « Le béret n'appartient à aucun camp ».
Pourquoi le Canon français est-il contesté ?
Ses opposants dénoncent la présence du milliardaire Pierre-Édouard Stérin au capital et des propos racistes et homophobes qu'auraient tenus des participants en marge de certains banquets (formulation de Sud Ouest).
Sources
- INFO «SUD OUEST». « On est complètement sous le choc » : le magasin Laulhère de Bayonne vandalisé pour avoir vendu des bérets au Canon français (nouvelle fenêtre)Sud Ouest
- Pays basque : le collectif Bloquons le Canon français revendique l’acte de collage contre le magasin Laulhère de Bayonne (nouvelle fenêtre)Sud Ouest
- "Complice du fascisme" : une boutique de Bayonne vandalisée après avoir vendu des bérets au Canon français (nouvelle fenêtre)La Dépêche du Midi
- « Complices du fascisme » : à Bayonne, un commerce pris pour cible pour avoir vendu des bérets au Canon français (nouvelle fenêtre)Valeurs actuelles
- Bayonne : une boutique de bérets ciblée par des opposants au Canon français (nouvelle fenêtre)Mediabask
- Bayonne : Une boutique vandalisée pour avoir vendu des bérets au Canon Français (nouvelle fenêtre)20 Minutes
- @leJDD: «Complice du fascisme» : une boutique de Bayonne attaquée pour avoir vendu des bérets au Canon français (nouvelle fenêtre)@leJDD