La Fresque du climat entre en sauvegarde après une chute de 35% de ses revenus.
La Fresque du climat, association créée en 2015, a été placée en **procédure de sauvegarde** par le tribunal de Paris le 20 juillet. Ses revenus ont chuté de **35% en 2024**. L'activité continue, mais l'avenir dépend d'un plan de sauvegarde.
L'analyse
📌 **FAITS**
- **20 juillet 2026** : Le tribunal des activités économiques de Paris place La Fresque du climat en procédure de sauvegarde. Un administrateur est nommé pour accompagner la procédure.
- L'association a été **créée en 2015** et revendique avoir sensibilisé **près de 2,5 millions de personnes** via plus de **100 000 « fresqueurs »** dans **170 pays** et **45 langues**.
- **Revenus 2023** : 8 millions d'euros. **Baisse de 35 % des revenus en 2024**.
- **Effectifs** : réduits à **12 salariés** après une baisse en début d'année (environ 20 licenciements en janvier, selon des informations complémentaires).
- L'association précise qu'elle ne reçoit **aucune subvention de l'État**.
- La procédure de sauvegarde permet la **poursuite de l'activité**, le **maintien de l'emploi** et le **règlement des dettes**. À son terme, un plan de sauvegarde peut être adopté, ou en l'absence de solution, déboucher sur un **redressement judiciaire** ou une **liquidation**.
- Les ateliers continuent, selon la direction.
📍 **CONTEXTE**
Fondée en 2015 par Cédric Ringenbach, La Fresque du climat est devenue un outil pédagogique majeur de sensibilisation au dérèglement climatique en France et dans le monde. Son modèle repose sur des ateliers collaboratifs animés par des bénévoles. Aujourd'hui, l'association fait face à une **baisse de ses revenus**, liée selon plusieurs observateurs à l'atteinte d'un palier chez les publics visés et au « backlash » sur les questions écologiques. Cette procédure de sauvegarde marque un **tournant** : l'organisation doit repenser son modèle économique pour survivre.
👥 **ACTEURS**
- **La Fresque du climat (association)** : se dit « confiante » et affirme que sa mission « ne remet en aucun cas en cause notre mission en France et dans le monde ».
- **Responsable de la communication** : « Nous avons choisi ce placement en sauvegarde pour nous donner une chance de mieux aborder l'avenir. Mais nous restons confiants, et nos ateliers continuent ».
- **Tribunal des activités économiques de Paris** : a prononcé la procédure et nommé un administrateur.
- **Salariés** : l'effectif est passé à 12 personnes, après une réduction en début d'année.
📊 **ENJEUX**
- **Pour le citoyen** : cet outil de sensibilisation, largement utilisé en entreprise et dans les écoles, pourrait voir son activité réduite ou sa disparition si la sauvegarde échoue. Cela limiterait l'accès à une pédagogie climatique reconnue.
- **Sur le plan financier** : l'association dépend de ses revenus propres (ventes d'ateliers, formations, dons). Sans subvention publique, sa pérennité est fragile.
- **Sur le plan symbolique** : la procédure intervient alors que les épisodes de chaleur extrême se multiplient, un paradoxe relevé par l'association elle-même.
🔮 **PERSPECTIVES**
- **Scénario tendanciel** : si la baisse de revenus se poursuit, la sauvegarde pourrait échouer, menant à un redressement judiciaire, voire une liquidation. L'activité serait alors fortement réduite ou arrêtée.
- **Scénario de rupture** : un plan de sauvegarde est adopté, avec une restructuration en profondeur (nouveaux modèles de financement, diversification). L'association pourrait se recentrer sur des publics prioritaires ou développer des partenariats publics.
- À surveiller : l'évolution des revenus 2025 et la capacité de l'association à mobiliser ses 100 000 fresqueurs bénévoles.
Contexte
Créée en 2015, la Fresque du climat avait connu un essor important dans les années 2020, devenant un outil référence. Aujourd'hui, sa procédure de sauvegarde rappelle la fragilité des organisations associatives dépendantes de revenus propres.
Pourquoi c'est important
Ce sujet concerne directement les citoyens et les entreprises qui utilisent la Fresque du climat comme outil de sensibilisation. Comprendre la procédure de sauvegarde permet de savoir si cet outil pédagogique va perdurer et comment le financement de la pédagogie climatique est fragile.
Acteurs clés
- La Fresque du climat (association) — Association de sensibilisation au dérèglement climatique
Se dit confiante, poursuit ses ateliers - Responsable de la communication — Porte-parole de l'association
Rassurante - Tribunal des activités économiques de Paris — Autorité judiciaire
A prononcé la procédure de sauvegarde
Chiffres clés
- 8 millions d'euros — Revenus 2023 (20 minutes)
- 35% — Baisse des revenus 2024 (20 minutes)
- 2,5 millions — Personnes sensibilisées (20 minutes)
- 100 000 — Nombre de fresqueurs (20 minutes)
- 12 — Salariés restants (20 minutes)
- 20 juillet 2026 — Date de la procédure (20 minutes)
Et ensuite
**Scénario tendanciel** : si la baisse de revenus se poursuit, la sauvegarde pourrait échouer, menant à un redressement judiciaire, voire une liquidation. L'activité serait alors fortement réduite ou arrêtée. **Scénario de rupture** : un plan de sauvegarde est adopté, avec une restructuration en profondeur (nouveaux modèles de financement, diversification). L'association pourrait se recentrer sur des publics prioritaires ou développer des partenariats publics. À surveiller : l'évolution des revenus 2025 et la capacité de l'association à mobiliser ses 100 000 fresqueurs bénévoles.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une procédure de sauvegarde pour une association ?
C'est une procédure judiciaire qui permet à une entreprise ou association en difficulté mais non en cessation de paiement de poursuivre son activité, de maintenir l'emploi et de négocier le règlement de ses dettes, avec l'aide d'un administrateur.
La Fresque du climat va-t-elle disparaître ?
Non, à ce stade. La procédure de sauvegarde permet la poursuite des ateliers. L'association affirme être confiante et que sa mission est maintenue. Un plan de sauvegarde doit être adopté à terme pour assurer sa pérennité.
Quelles sont les raisons de cette procédure ?
Les revenus ont chuté de 35% en 2024, passant sous les 8 millions d'euros de 2023. Les effectifs ont été réduits à 12 salariés. Les causes évoquées incluent l'atteinte d'un palier chez les publics et un backlash écologique.