La Chine lance Shenzhou-23 : un taïkonaute passera un an en orbite pour préparer la Lune
La Chine a lancé le 25 mai 2026 le vaisseau **Shenzhou-23** avec trois taïkonautes. L’un d’eux passera **une année** dans la station **Tiangong** pour étudier les effets d’un long séjour spatial, étape clé vers **l’alunissage habité prévu d’ici 2030**.
L'analyse
📌 **FAITS**
- Lancement le 25 mai 2026 à 23h08 (heure locale) depuis Jiuquan à bord d’une fusée Longue-Marche 2-F.
- Amarrage à la station Tiangong après environ 3h30 de vol.
- Équipage : commandant **Zhu Yangzhu** (39 ans), **Zhang Zhiyuan** (39 ans) et **Li Jiaying** (43 ans), premier taïkonaute originaire de Hong Kong.
- L’un des trois restera un an en orbite – une première pour le programme spatial chinois – afin de mesurer les effets de la microgravité prolongée sur l’humain.
- Pékin prévoit un atterrissage lunaire habité d’ici 2030 et une base lunaire (ILRS) d’ici 2035.
- La Chine accueillera un astronaute pakistanais fin 2026.
- La Chine est exclue de l’ISS depuis 2011, ce qui a accéléré le développement de Tiangong.
📍 **CONTEXTE**
Depuis 2011 (amendement Wolf), la Chine est bannie de la Station spatiale internationale, la poussant à construire sa propre station Tiangong. Le programme lunaire chinois a déjà posé un engin sur la face cachée de la Lune (2019) et un robot sur Mars (2021). Les missions Shenzhou précédentes duraient typiquement six mois.
👥 **ACTEURS**
- **Administration spatiale chinoise (CMSA)** : supervise la mission, qualifiée de « succès total ».
- **Richard de Grijs** (astrophysicien) : cite les défis médicaux (perte osseuse, radiations, fatigue psychologique).
- **Équipage Shenzhou-23** : Zhu Yangzhu (commandant), Zhang Zhiyuan, Li Jiaying.
- **Pakistan** : futur partenaire (vol habité fin 2026).
📊 **ENJEUX**
- Maîtrise des séjours très longs (un an) indispensable pour les futures missions lunaires et interplanétaires.
- Course lunaire avec les États-Unis (programme Artémis) et le secteur privé (Blue Origin, SpaceX).
- Coopération spatiale alternative à l’ISS : le Pakistan sera le premier étranger à bord de Tiangong.
🔮 **PERSPECTIVES**
- Scénario tendanciel : si les tests sont concluants, la Chine maintiendra son calendrier 2030 pour un alunissage habité.
- Scénario de rupture : un échec sanitaire ou technique pourrait retarder le programme ou accélérer une coopération internationale inédite.
Contexte
Similaire à la mission soviétique sur Mir (années 1990) ou aux séjours prolongés sur l’ISS, mais première fois pour le programme chinois. La Chine avait déjà réalisé des vols de six mois.
Pourquoi c'est important
Impact direct : le séjour d’un an en orbite est un test décisif pour la santé des astronautes lors de futures missions lunaires. Il confirme la montée en puissance de la Chine comme troisième pôle spatial capable de concurrencer la NASA et le privé américain.
Acteurs clés
- Zhu Yangzhu — Commandant de la mission Shenzhou-23
Taïkonaute de l’armée chinoise - Li Jiaying — Premier taïkonaute originaire de Hong Kong
Membre d’équipage - Zhang Zhiyuan — Taïkonaute
Membre d’équipage - Richard de Grijs — Astrophysicien et expert en séjours spatiaux
Professeur à l’université Macquarie (Australie)
Chiffres clés
- 25 mai 2026 à 23h08 (heure locale) — Date de lancement Shenzhou-23 (TF1 Info, 20 Minutes)
- Un an (première pour la Chine) — Durée du séjour d’un taïkonaute (France 24, Europe 1, 20 Minutes)
- Zhu Yangzhu (39), Zhang Zhiyuan (39), Li Jiaying (43) — Âge des taïkonautes (France 24, TF1 Info)
- 2030 — Objectif lunaire habité (France 24, Europe 1, TF1 Info)
- Courant 2026 — Vol d’essai du vaisseau Mengzhou (France 24, Europe 1)
Et ensuite ?
Scénario Tendanciel : si le séjour d’un an est réussi, la Chine valide les technologies de survie longue durée et maintient son calendrier 2030 pour un alunissage. Scénario de Rupture : un problème médical grave ou un incident technique pourrait pousser la Chine à repousser l’échéance ou à chercher des partenaires pour mutualiser les risques.