L'été 2026 a fait plus de 50 000 morts de la chaleur dans les villes d'Europe, selon une estimation d'Imperial College et de la LSHTM.
Selon une estimation de chercheurs de l'**Imperial College London** et de la **London School of Hygiene & Tropical Medicine**, la chaleur de l'été 2026 (1er juin–31 août) a causé environ **50 400 décès** dans **854 villes** de 30 pays européens. Environ **65 %** (32 619) seraient attribuables au **réchauffement climatique** d'origine humaine. Il s'agit de décès modélisés, pas de décès constatés un par un.
L'analyse
📌 **FAITS**:
Du 1er juin au 31 août 2026, plus de 50 000 décès imputables à la chaleur ont été enregistrés dans 854 zones urbaines d'Europe réparties sur 30 pays (les 27 États membres de l'UE, le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse). Selon les travaux publiés le 23 octobre 2026 dans la revue *Nature Health* par des chercheurs de l'Imperial College London et de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, 32 619 décès (environ 65 %) sont directement attribuables au réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.
📍 **CONTEXTE**:
Ce bilan est le plus lourd enregistré dans les métropoles européennes depuis le début du siècle. Il surpasse très nettement les étés caniculaires majeurs précédents, à savoir 2003 (28 462 morts urbaines) et 2022 (29 480 morts urbaines). La mortalité liée aux fortes chaleurs a ainsi quasiment doublé en 2026 par rapport à ces précédents historiques.
👥 **ACTEURS**:
Les équipes de recherche londoniennes ont croisé les enregistrements de températures et les modèles de mortalité historique. L'Italie est le pays le plus sévèrement touché, suivie immédiatement par la France avec plus de 7 000 morts enregistrés. Paris figure parmi les villes les plus endeuillées avec plus de 2 500 décès.
📊 **ENJEUX**:
L'effet d'îlot de chaleur urbain et la densité de population exacerbent le risque pour les habitants. Pour les citoyens et les pouvoirs publics, l'enjeu direct réside dans l'adaptation urgente de l'urbanisme (végétalisation, isolation) et la capacité d'absorption du système de santé lors des pics de température.
🔮 **PERSPECTIVES**:
En l'absence de politiques massives d'atténuation et d'aménagement urbain, la fréquence accrue de ces canicules risque d'ancrer ces niveaux de surmortalité comme la norme estivale des décennies à venir.
Contexte
Aujourd'hui, cela signifie que la mortalité urbaine estivale de 2026 a presque doublé par rapport aux grandes canicules de 2003 (28 462 morts) et 2022 (29 480 morts).
Pourquoi c'est important
Ce bilan démontre la vulnérabilité sanitaire directe des citoyens résidant en milieu urbain face à la montée des températures. L'accumulation de la chaleur dans les villes transforme les canicules en risque vital massif, imposant des choix d'aménagement urbain et de budget de santé prioritaires.
Acteurs clés
- Imperial College London & London School of Hygiene & Tropical Medicine — Instituts de recherche auteurs de l'étude
Évaluation épidémiologique de la mortalité attribuée à la chaleur dans 854 villes d'Europe.
Chiffres clés
- 50 391 (IC 46 026–53 878) — Décès liés à la chaleur, 854 villes (1er juin–31 août) (Imperial College / LSHTM (rapport))
- 32 619 (65 %) — Décès attribuables au changement climatique (Imperial College / LSHTM (rapport))
- 29 330 (23 495–34 420) — Décès attribuables au changement climatique (autre chiffre publié) (BMJ)
- 7 268 — Morts de la chaleur en France (zones urbaines) (Imperial College / LSHTM (rapport))
- 13 303 — Morts de la chaleur en Italie (bilan national le plus lourd) (Imperial College / LSHTM (rapport))
- > 2 500 (non retrouvé dans le rapport) — Morts de la chaleur à Paris (L'Argus de l'assurance)
- 2022 : 29 480 ; 2003 : 28 462 — Étés de comparaison (mêmes villes) (Imperial College / LSHTM (rapport))
Et ensuite
Scénario Tendanciel : Multiplication des canicules meurtrières rendant certains centres urbains très difficiles à vivre durant l'été sans adaptation majeure. Scénario de Rupture : Plan d'urgence européen d'isolation et de végétalisation massive modifiant le visage des métropoles pour réduire l'impact des îlots de chaleur.
Questions fréquentes
Combien de personnes sont mortes de la chaleur en Europe durant l'été 2026 ?
Les chercheurs d'Imperial College et de la LSHTM estiment à environ 50 400 (50 391, intervalle 46 026–53 878) les décès liés à la chaleur dans 854 villes européennes entre le 1er juin et le 31 août 2026. C'est une estimation par modèle, limitée aux zones urbaines, et non un décompte de décès constatés.
Quelle est la part attribuée au changement climatique d'origine humaine ?
Les chercheurs évaluent que 65 % des décès, soit 32 619 personnes, sont directement causés par le réchauffement climatique d'origine humaine.
Quels sont les pays européens les plus touchés par cette surmortalité ?
Selon le rapport, l'Italie a le bilan urbain le plus lourd (13 303 décès), devant la France (7 268), l'Espagne (6 824) et l'Allemagne (6 340). Le chiffre de plus de 2 500 morts à Paris, cité par L'Argus de l'assurance, ne figure pas dans le rapport consulté.
Sources
- *Canicule : les vagues de chaleur de l’été 2026 sont responsables de 50000 décès dans les villes européennes* (nouvelle fenêtre)L'Argus de l'assurance
- *Avec plus de 50.000 morts liées à la chaleur, l’été 2026 a été le plus meurtrier depuis le début du siècle dans les villes d’Europe* (nouvelle fenêtre)Le Figaro Santé
- Heat-related urban mortality attributable to human-induced climate change in Europe in summer 2026 (nouvelle fenêtre)Imperial College London – Grantham Institute
- More than 50,000 heat-related deaths estimated in European urban areas during summer 2026 (nouvelle fenêtre)LSHTM (communiqué)
- Heatwaves linked with 50 000 deaths in Europe's urban areas this summer, with climate change responsible for two thirds (nouvelle fenêtre)BMJ
- Europe faced its ‘worst summer on record’ for heat deaths – with climate change responsible for two-thirds. ➡️ (nouvelle fenêtre)@euronews
- Daily Briefing: Daily Briefing: 50,000 heat deaths | Coral ‘collapse’ | Funds for Nepal Read today's briefing here ➡️ Sign up to our email briefings ➡️ (nouvelle fenêtre)@CarbonBrief
- Extreme heat is estimated to have caused more than 50,000 excess heat deaths in European towns and cities during summer 2026, according to two new peer-reviewed studies — and climate change is largely to blame. Popular tourist cities faced criticism this summer for their lack… (nouvelle fenêtre)@skift
- Over 50 000 deaths associated with excess heat were likely to have occurred in urban areas in Europe this summer—the highest number on record—research estimates (nouvelle fenêtre)@bmj_latest