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🗳️ International 6 novembre 2026 Bruit 48%

L'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot décroche 67 recommandations pour écarter Benyamin Nétanyahou du pouvoir.

Après les législatives du 27 octobre 2026, l'ancien général **Gadi Eisenkot** a obtenu **67 recommandations sur 120** à la Knesset grâce au soutien des **partis arabes**. Ce ralliement prive **Benyamin Nétanyahou** de majorité avant la désignation par **Isaac Herzog**.

L'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot décroche 67 recommandations pour écarter Benyamin Nétanyahou du pouvoir.

L'analyse

📌 **FAITS**

À la suite des élections législatives israéliennes du 27 octobre 2026, la Knesset (120 sièges) est restée sans majorité évidente. Le 5 novembre 2026, les deux principales listes arabes (la Liste unifiée et le parti Raam) ont apporté un total de 19 recommandations à l'ancien chef d'état-major centriste Gadi Eisenkot (66 ans). Ce ralliement porte le total de ses soutiens à 67 députés, issus de six partis. En parallèle, le parti ultra-orthodoxe Judaïsme unifié de la Torah (JUT) s'est abstenu, privant le Premier ministre sortant Benyamin Nétanyahou de 7 voix et ramenant ses soutiens déclarés à 46 sièges.

📍 **CONTEXTE**

En Israël, le président de l'État dispose d'un rôle d'arbitre pour charger un député de former une coalition d'au moins 61 sièges. Historiquement, le soutien des partis arabes (représentant environ 20 % de la population) s'est avéré décisif dans les équilibres parlementaires. Aujourd'hui, ce basculement fait suite au blocage sur le projet de loi relatif à la conscription des étudiants religieux ultra-orthodoxes, qui a fracturé l'alliance de Benyamin Nétanyahou.

👥 **ACTEURS**

• **Gadi Eisenkot** : Candidat désigné par le bloc anti-Nétanyahou. Il fixe comme préalable la reconnaissance de l'État d'Israël et le rejet net du Hamas.

• **Benyamin Nétanyahou** : Premier ministre sortant. Il conteste la légitimité d'une majorité appuyée par les partis arabes, qu'il qualifie de « soutiens du terrorisme ».

• **Isaac Herzog** : Président de l'État d'Israël. Il doit annoncer le 8 novembre 2026 qui aura la tâche de former le gouvernement, tout en privilégiant un rassemblement sioniste large.

• **Mansour Abbas (Raam) & Liste unifiée** : Responsables des partis arabes ayant choisi de soutenir Eisenkot afin d'empêcher le retour au pouvoir de Nétanyahou.

📊 **ENJEUX**

L'enjeu central réside dans la capacité à constituer un gouvernement stable dans un paysage politique fragmenté. L'alliance tacite avec les partis arabes suscite des objections au sein même du camp anti-Nétanyahou, notamment de la part d'Avigdor Liberman qui rejette un gouvernement appuyé sur ces formations.

🔮 **PERSPECTIVES**

Si le président Isaac Herzog confie le mandat à Gadi Eisenkot d'ici le 8 novembre 2026, ce dernier disposera de 28 jours (avec une prolongation possible de 14 jours) pour sceller un accord de coalition. En cas d'échec des négociations ou de défection de figures clés de la droite laïque, Israël s'exposerait à une nouvelle impasse politique.

Contexte

Similaire aux crises de coalition post-électorales en Israël, où le basculement de formations minoritaires conditionne l'accès à la majorité parlementaire.

Pourquoi c'est important

Cette recomposition politique majeure pourrait mettre fin à l'ère Nétanyahou et réorienter les alliances au Parlement israélien. En franchissant la barre des 61 sièges grâce aux recommandations arabes, Gadi Eisenkot doit concilier des tendances idéologiques divergentes. Pour les citoyens, ce processus déterminera la composition du prochain gouvernement, le statut de la conscription ultra-orthodoxe et la conduite des affaires nationales.

Acteurs clés

  • Gadi Eisenkot — Ancien chef d'état-major israélien (66 ans) et candidat au poste de Premier ministre
    Centriste, en recherche de coalition anti-Nétanyahou sous conditions de sécurité strictes
  • Benyamin Nétanyahou — Premier ministre sortant et chef du Likoud
    En difficulté avec 46 soutiens déclarés après l'abstention du parti ultra-orthodoxe JUT
  • Isaac Herzog — Président de l'État d'Israël
    Arbitre institutionnel chargé de désigner le formateur du gouvernement
  • Mansour Abbas — Dirigeant du parti arabe Raam
    Soutien tactique à Eisenkot pour bloquer Nétanyahou

Chiffres clés

  • 61 / 120 sièges — Seuil de majorité absolue à la Knesset (Le Parisien)
  • 67 sièges — Recommandations obtenues par Gadi Eisenkot (Le Monde / Le Parisien)
  • 46 sièges — Soutiens déclarés à Benyamin Nétanyahou (Le Parisien)
  • 19 recommandations — Apport des listes arabes (Le Monde)

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Le président Isaac Herzog désigne Gadi Eisenkot, qui ouvre 28 jours de négociations pour formaliser un accord de coalition avec le centre et la droite laïque.

Scénario de Rupture : Face aux ralliements indispensables des partis arabes, les refus internes au camp anti-Nétanyahou (notamment d'Avigdor Liberman) bloquent l'accord et conduisent à une nouvelle impasse électorale.

Questions fréquentes

Combien de sièges sont nécessaires pour former un gouvernement à la Knesset ?

La majorité absolue à la Knesset requiert l'appui d'au moins 61 députés sur un total de 120.

Pourquoi le parti ultra-orthodoxe JUT a-t-il retiré son soutien à Benyamin Nétanyahou ?

Le parti Judaïsme unifié de la Torah s'est abstenu en raison de désaccords profonds concernant la conscription des étudiants religieux dans l'armée.

Quand le candidat désigné sera-t-il officiellement annoncé ?

Le président Isaac Herzog doit annoncer le nom du candidat chargé de former le gouvernement d'ici le dimanche 8 novembre 2026.

Sources

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