Infirmière de Montreuil radiée pour avoir filmé et diffusé sur TikTok des vidéos pédopornographiques de nourrissons
Une infirmière de l'hôpital André Grégoire de Montreuil a été **radiée** de l'Ordre des infirmiers pour avoir **filmé** et **diffusé** sur **TikTok** des vidéos à caractère **pédopornographique** impliquant des nourrissons. Deux **victimes** ont été identifiées. Son ancien amant est mis en examen pour complicité.
L'analyse
📌 **FAITS**
- Une infirmière de l'hôpital André Grégoire (Montreuil, Seine-Saint-Denis) a été radiée de l'Ordre des infirmiers par la chambre disciplinaire nationale.
- Elle est mise en examen depuis août 2025 pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et enregistrement d'images pédopornographiques.
- Les vidéos montrent des actes sur deux nourrissons : introduction de deux doigts dans la bouche d'un enfant et attouchement du sexe d'un autre.
- Son ancien amant, Redouane E., a également été mis en examen pour complicité et placé sous contrôle judiciaire.
- La chambre disciplinaire a rejeté les arguments de présomption d'innocence et d'emprise d'un tiers, jugeant les faits « particulièrement probants et circonstanciés ».
📍 **CONTEXTE**
L'affaire a éclaté en août 2025 après la découverte de vidéos pédopornographiques partagées sur le réseau social TikTok. L'infirmière exerçait en réanimation néonatale, un service accueillant des nouveau-nés vulnérables. La radiation intervient après une procédure disciplinaire accélérée, avant même le jugement pénal.
👥 **ACTEURS**
- **L'infirmière** (identité non divulguée) : mise en examen, radiée, invoque l'emprise d'un tiers.
- **Redouane E.** : ancien amant, mis en examen pour complicité.
- **Chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des infirmiers** : a prononcé la radiation, estimant que les faits constituent « une atteinte inouïe à la dignité et l'intimité du patient ».
- **Procureur de Bobigny** : a confirmé l'existence de deux nourrissons victimes en septembre 2025.
📊 **ENJEUX**
- **Confiance envers le personnel soignant** : cette affaire met en lumière la vulnérabilité des patients (nourrissons) et la nécessité de contrôles renforcés dans les services hospitaliers.
- **Procédure disciplinaire vs pénale** : la radiation rapide interroge sur le respect de la présomption d'innocence, bien que la chambre ait jugé les preuves suffisantes.
- **Rôle des réseaux sociaux** : TikTok a servi de vecteur de diffusion, posant la question de la modération et du signalement.
🔮 **PERSPECTIVES**
Le volet pénal est toujours en cours. L'infirmière et son complice risquent de lourdes peines (jusqu'à 20 ans de réclusion). L'affaire pourrait relancer les débats sur la surveillance des soignants et le contrôle des images dans les hôpitaux.
Contexte
Similaire à l'affaire de l'infirmière de 2019 ayant filmé des patients sans consentement, mais avec une dimension pédopornographique aggravée.
Pourquoi c'est important
Cette affaire révèle une faille grave dans la protection des patients les plus vulnérables. Pour les parents d'enfants hospitalisés, elle soulève des inquiétudes immédiates sur la confiance à accorder au personnel soignant. Pour les professionnels de santé, elle rappelle les conséquences déontologiques et pénales extrêmement sévères en cas de manquement.
Acteurs clés
- Mme X (infirmière) — Infirmière en réanimation néonatale à l'hôpital André Grégoire de Montreuil
Mise en examen, radiée, invoque l'emprise d'un tiers - Redouane E. — Ancien amant de l'infirmière
Mis en examen pour complicité, contrôle judiciaire - Chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des infirmiers — Instance disciplinaire
A prononcé la radiation, rejeté les arguments de la défense
Chiffres clés
- 2 — Nombre de nourrissons victimes identifiés (Procureur de Bobigny, rapporté par Le Figaro et Midi Libre)
- Août 2025 — Date de la mise en examen (Yahoo Actualités France)
- Mai 2026 (date de publication des articles) — Date de la radiation (Midi Libre, Le Figaro)
Et ensuite ?
Scénario tendanciel : l'infirmière et son complice seront jugés pénalement et risquent de lourdes peines de prison. L'Ordre des infirmiers pourrait renforcer les contrôles déontologiques et les signalements internes. Scénario de rupture : une enquête parlementaire sur la sécurité des patients dans les hôpitaux pourrait être ouverte, conduisant à des réformes législatives sur l'utilisation des téléphones portables en milieu hospitalier.