Hantavirus : 150 rongeurs capturés à Ushuaïa, le Sénat examine le risque épidémique en France
Une mission scientifique à **Ushuaïa** a capturé **150 rongeurs** mais aucun rat à longue queue, vecteur de la souche létale. Le **Sénat** auditionne des experts sur le risque d'épidémie en France. Les **analyses** sont attendues sous trois semaines.
L'analyse
📌 **FAITS**:
- Mission à Ushuaïa (Terre de Feu) a posé 140 pièges pendant trois nuits, capturant environ 150 rongeurs.
- Deux espèces communes trouvées : *Abrothrix hirta* et *Abrothrix olivacea* ; aucun rat à longue queue (*Oligoryzomys longicaudatus*) n’a été découvert.
- Les échantillons de sang et de tissus sont envoyés à Buenos Aires ; résultats définitifs dans trois semaines.
- Foyer d’infection sur le navire de croisière *Hondius* : trois passagers décédés. Le patient zéro est un Néerlandais ayant séjourné 48 h à Ushuaïa.
- Le Sénat français a tenu une audition intitulée « Hantavirus : quel risque épidémique en France aujourd’hui ? ».
📍 **CONTEXTE**:
L’hantavirus (souche Andes) est transmis par les rongeurs, principalement le rat à longue queue en Amérique du Sud. Un cas importé peut provoquer une maladie grave (syndrome cardio-pulmonaire). La France n’a pas connu de transmission autochtone mais le commerce et les voyages augmentent le risque.
👥 **ACTEURS**:
- **Équipe scientifique d’Ushuaïa** : a mené la capture et l’identification des rongeurs.
- **Institut de recherche de Buenos Aires** : réalisera les analyses.
- **Sénat français** : auditionne des experts pour évaluer le risque épidémique.
- **Patients** : trois victimes du foyer *Hondius*, dont le passager néerlandais (patient zéro).
📊 **ENJEUX**:
- **Santé publique** : absence de vecteur à Ushuaïa rassure, mais la souche Andes létale circule ailleurs.
- **Surveillance sanitaire** : nécessité de renforcer la veille dans les ports et aéroports français.
- **Économie touristique** : l’épisode *Hondius* pourrait affecter l’attractivité des croisières en Patagonie.
🔮 **PERSPECTIVES**:
- **Scénario tendanciel** : les analyses confirment l’absence de rat à longue queue, les mesures de traçage des passagers se renforcent, aucun cas secondaire en France.
- **Scénario de rupture** : découverte d’un réservoir local ou d’une transmission interhumaine dans un climat propice.
Contexte
Dernier cas d’hantavirus dans la province de Terre de Feu remonte à plus de 30 ans. En France, aucun cas autochtone n’a jamais été signalé.
Pourquoi c'est important
Pour le lecteur français : le risque d’une épidémie d’hantavirus est actuellement jugé faible, mais l’audition du Sénat montre une vigilance accrue des autorités sanitaires. Les voyageurs en Patagonie doivent être informés des consignes de prévention.
Acteurs clés
- Passager néerlandais (patient zéro) — Premier cas du foyer Hondius
A séjourné 48 heures à Ushuaïa avant d’embarquer - Équipe scientifique d’Ushuaïa — Réalisation de la mission de capture
A conclu à une faible densité de rats à longue queue dans la zone
Chiffres clés
- 150 — Rongeurs capturés (Le Figaro, 20 Minutes)
- 140 — Pièges posés (Le Figaro)
- 40 à 50 % — Taux de capture (Le Figaro)
- 3 semaines — Délai des résultats (Le Figaro, 20 Minutes)
- 3 — Morts dans le foyer Hondius (Le Figaro, 20 Minutes)
- 30 ans — Dernier cas local à Terre de Feu (Le Figaro)
Et ensuite ?
Scénario tendanciel : les analyses confirment l’absence de vecteur compétent, le risque épidémique en France reste négligeable, les consignes de voyage sont mises à jour. Scénario de rupture : un cas secondaire survient en Europe, la surveillance est étendue à tout le continent.