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🛍️ Économie 2 novembre 2026 Bruit 40%

Trois dimanches d'ouverture en plus d'ici Noël : Serge Papin va demander aux préfets de les autoriser

Le 2 novembre 2026, le ministre du Commerce **Serge Papin** a annoncé que la consigne serait passée aux préfets « dès cette semaine » pour permettre aux commerces d'ouvrir **trois dimanches supplémentaires** d'ici Noël, par **arrêtés préfectoraux**, afin de compenser les pertes liées aux manifestations. C'est une **annonce**, pas un décret : les préfets « apprécieront l'opportunité » et les arrêtés préciseront le type de commerces. L'Alliance du commerce salue la mesure mais craint « un nouveau parcours du combattant administratif ».

Trois dimanches d'ouverture en plus d'ici Noël : Serge Papin va demander aux préfets de les autoriser

L'analyse

📌 **FAITS**:

- Le 2 novembre 2026, Serge Papin, ministre des PME et du Commerce, annonce l'envoi de consignes aux préfets pour délivrer des dérogations de travail le dimanche.

- Les préfets pourront autoriser jusqu'à trois dimanches supplémentaires d'ici Noël, sans consultation préalable en cas d'« urgence dûment justifiée » (Code du travail). L'Alliance du commerce demandait tous les dimanches de novembre et décembre, ou a minima du 22 novembre au 27 décembre.

- Lors des mobilisations sociales d'octobre 2026, 2 488 commerces et entreprises ont été touchés le 17 octobre (dont 1 161 fortement dégradés), 50 le 24 octobre et 20 le 31 octobre, selon CCI France.

📍 **CONTEXTE**:

- La fin d'année représente 40 % du chiffre d'affaires annuel du commerce de proximité, un secteur réalisant 100 milliards d'euros par an.

- Selon la Fondation IFRAP (hypothèse haute, reprise par CCI France), la facture des violences du 17 octobre atteindrait environ 1,1 milliard d'euros, dont 666 millions pour les commerces ; les émeutes de 2023 avaient coûté 793 millions d'euros aux assureurs.

👥 **ACTEURS**:

- **Serge Papin** (Ministre du Commerce) : annonce une consigne aux préfets et active des aides d'urgence jusqu'à 10 000 euros par entreprise.

- **Alliance du Commerce** (16 000 magasins, 150 000 salariés) : réclamait des dérogations exceptionnelles d'ouverture pour l'ensemble des dimanches de novembre et décembre.

- **CCI France** : réclame une compensation financière de l'État et l'interdiction des défilés en centre-ville jusqu'aux fêtes de fin d'année.

📊 **ENJEUX**:

- **Économiques** : les commerces situés près des défilés enregistrent des baisses de chiffre d'affaires de 60 % à 80 % chaque samedi de mobilisation.

- **Fiscaux** : CCI France estime que chaque week-end de manifestation engendre un manque à gagner de 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires, représentant 200 millions d'euros de TVA non perçue par l'État.

🔮 **PERSPECTIVES**:

- Publication progressive des arrêtés préfectoraux au cas par cas selon les zones géographiques les plus impactées.

- Mise à disposition de fonds d'urgence régionaux et de prêts à taux zéro de Bpifrance (jusqu'à 50 000 euros) pour soutenir la trésorerie des commerçants.

Contexte

Cette dérogation d'urgence rappelle les dispositifs exceptionnels accordés lors du mouvement des Gilets jaunes en 2018 et après les émeutes de l'été 2023.

Pourquoi c'est important

Cette mesure permet aux commerçants d'amortir les pertes de chiffre d'affaires subies le samedi lors des manifestations en ouvrant leurs portes le dimanche. Pour les consommateurs, cela offre des créneaux d'achat supplémentaires avant les fêtes de fin d'année, sous réserve de la publication des arrêtés par chaque préfecture.

Acteurs clés

  • Serge Papin — Ministre des PME, du Commerce et du Pouvoir d'achat
    Annonce une consigne aux préfets pour trois dimanches d'ouverture supplémentaires.
  • Alliance du Commerce — Organisation professionnelle du commerce de détail
    Salue la mesure, demandait tous les dimanches de novembre et décembre, craint la lourdeur des dossiers (DNA).
  • CCI France — Réseau des Chambres de Commerce et d'Industrie
    Chiffre les pertes et réclame des compensations financières directes.

Chiffres clés

  • 3 — Dimanches supplémentaires que les préfets peuvent autoriser sans consultation (Serge Papin (RTL) ; instruction citée par l'AFP)
  • 12 par an — Dimanches déjà à la main des maires (Serge Papin (RTL))
  • 2 488, dont 1 161 fortement dégradés (+50 le 24 octobre) — Commerces et entreprises touchés le 17 octobre, selon CCI France (CCI France via Le Figaro)
  • 3 000, dont « presque 400 » pillés — Magasins touchés le 17 octobre, selon le ministre (Serge Papin via AFP (Boursorama))
  • 20 — Commerces dégradés le 31 octobre (CCI France via Le Figaro (Serge Papin, RTL : 20 « touchés », un « pillé »))
  • ≈ 1,1 milliard € — Coût estimé des violences du 17 octobre (hypothèse haute) (Fondation IFRAP, reprise par CCI France (Le Figaro))
  • -60 % à -80 % — Baisse du chiffre d'affaires des commerces proches des manifestations (CCI France via Le Figaro)
  • 10 000 € — Aide maximale (moins de 50 salariés et moins de 10 M€ de CA) (Serge Papin via AFP)
  • jusqu'à 50 000 € — Prêt à taux zéro Bpifrance (AFP)

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Les ouvertures dominicales permettent de lisser les achats de Noël et de réduire les pertes de trésorerie sans stopper la contestation.

Scénario de Rupture : La poursuite des dégradations le samedi annule le bénéfice de l'ouverture dominicale, entraînant des faillites de commerces indépendants.

Questions fréquentes

Combien de dimanches supplémentaires les commerces pourront-ils ouvrir ?

Jusqu'à trois d'ici Noël, si le préfet du département les autorise par arrêté. Au-delà, il faut des consultations avec les organisations patronales et syndicales ; les maires disposent par ailleurs de 12 dimanches par an.

Quel est le montant des dégâts subis par les commerces lors des manifestations ?

Selon CCI France, 2 488 commerces et entreprises ont été touchés le 17 octobre. La Fondation IFRAP estime la facture à environ 1,1 milliard d'euros dans son hypothèse haute, dont 666 millions pour les commerces.

Quelles aides financières sont prévues pour les commerçants impactés ?

Une aide directe d'urgence allant jusqu'à 10 000 euros est prévue pour les PME concernées, complétée par des prêts à taux zéro Bpifrance jusqu'à 50 000 euros.

Sources

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