Des députés proposent de rendre le Nutri-Score obligatoire pour lutter contre la malbouffe, épargnant le terroir.
Une proposition de loi **transpartisane** déposée le 8 avril 2026 vise à imposer le **Nutri-Score** sur tous les produits industriels et publicités. Le texte prévoit une **taxe de 2%** pour les contrevenants, tout en exemptant les produits **AOC/IGP**.
L'analyse
📌 **FAITS**: Une proposition de loi transpartisane a été déposée le 8 avril 2026 à l'Assemblée nationale. Elle vise à rendre obligatoire l'affichage du Nutri-Score, actuellement volontaire depuis 2017. Le texte prévoit une sanction financière de 2% du chiffre d'affaires pour les industriels récalcitrants.
📍 **CONTEXTE**: Près de deux tiers des marques affichent déjà le logo. Une tentative similaire de généralisation avait échoué en décembre dernier.
👥 **ACTEURS**: La députée socialiste Sandrine Runel porte l'initiative avec un soutien transpartisan et l'aval du gouvernement.
📊 **ENJEUX**: L'objectif est de lutter contre les produits ultra-transformés tout en préservant les filières traditionnelles (AOC/IGP), jugées fragiles et « ancestrales ».
🔮 **PERSPECTIVES**: Si la loi est adoptée, les revenus de la taxe de 2% pourraient être reversés à l'Assurance maladie.
Contexte
Le Nutri-Score est facultatif en France depuis son lancement en 2017 ; cette PPL fait suite à un rejet parlementaire en décembre 2025.
Pourquoi c'est important
Les consommateurs auront une visibilité totale sur la qualité nutritionnelle des produits industriels, tandis que les prix des produits non-conformes pourraient augmenter via la taxe.
Acteurs clés
- Sandrine Runel — Députée socialiste
Porteuse de la proposition de loi transpartisane
Chiffres clés
- 2% — Taxe sur le chiffre d'affaires des industriels non-conformes (Franceinfo)
- 2/3 — Part des marques affichant déjà le Nutri-Score (Franceinfo)
Et ensuite ?
Scénario Tendanciel : Adoption de la loi avec le soutien du gouvernement, entraînant une généralisation du logo d'ici fin 2026. Scénario de Rupture : Forte pression du lobby agroalimentaire industriel pour élargir les exemptions au-delà du terroir, vidant la loi de sa substance.