PRISM
📈 Économie 28 juillet 2026 Bruit 38%

Chômage : hausse de 0,8 % du nombre d’inscrits à France Travail en catégorie A

Le **chômage de catégorie A** en France a augmenté de **0,8 %** au T2 2026, avec **3,323 millions** d’inscrits. Sur un an, la hausse est de **3,1 %**, et les jeunes subissent une hausse de **5,9 %**. Corrigé des effets administratifs, la tendance serait en légère baisse de **0,2 %**.

Chômage : hausse de 0,8 % du nombre d’inscrits à France Travail en catégorie A

L'analyse

📌 **FAITS**

- Publication le 28 juillet 2026 par France Travail.

- Catégorie A (aucune activité) : 3 323 000 inscrits, +0,8 % par rapport au trimestre précédent.

- Catégories A+B+C (activité réduite) : 5 801 000 inscrits, +1,3 % sur le trimestre, +3,2 % sur un an.

- Jeunes (moins de 25 ans) : +5,9 % en catégorie A, +6,3 % en A+B+C sur un an.

- Chiffres corrigés des inscriptions automatiques des allocataires RSA et de la non‑radiation : baisse de 0,2 % en catégorie A sur le trimestre (contre -2,4 % au T1).

- Taux de chômage Insee au T1 2026 : 8,1 % (plus haut niveau depuis cinq ans).

- Pas de revalorisation des allocations chômage au 1er juillet 2026 ; dernière hausse de +0,5 % en juillet 2025.

📍 **CONTEXTE**

La hausse brute intervient après une baisse de 1,2 % au T1 2026. Sur un an, la progression est nette (+3,1 %). L’Insee avait déjà signalé un taux de chômage de 8,1 % début 2026, le plus élevé depuis 2021. Les changements administratifs (inscription automatique des allocataires RSA depuis juin 2025 et suspension des radiations) ont brouillé les chiffres, obligeant France Travail à fournir un périmètre corrigé.

👥 **ACTEURS**

- **France Travail** : opérateur public de l’emploi, publie les données brutes et corrigées.

- **Insee** : institut statistique national, communique le taux de chômage.

- **Unédic** : gestionnaire de l’assurance chômage, a annoncé fin juin l’absence de revalorisation au 1er juillet.

- **Jeunes** : catégorie particulièrement touchée (+5,9 % sur un an).

📊 **ENJEUX**

- La hausse brute alimente les inquiétudes sur le marché du travail et le pouvoir d’achat des chômeurs, tandis que la baisse corrigée relativise le choc.

- L’absence de revalorisation réduit le revenu de remplacement pour des millions de Français.

- La dégradation chez les jeunes pourrait peser sur leur insertion professionnelle et accroître la précarité.

🔮 **PERSPECTIVES**

- **Scénario tendanciel** : si la tendance se confirme, le chômage pourrait dépasser 8,5 % fin 2026, accentuant la pression sur les finances de l’Unédic et réduisant les perspectives d’emploi pour les jeunes.

- **Scénario de rupture** : une reprise économique forte ou des mesures gouvernementales (relance de l’apprentissage, réforme de l’assurance chômage) pourraient inverser la tendance, mais rien ne l’indique à ce stade.

Contexte

Similaire à la remontée du chômage observée en 2024 après une période de baisse, avec un taux Insee à 8,1% au T1 2026, le plus haut depuis 2021.

Pourquoi c'est important

Cette hausse du chômage touche directement les 3,3 millions de personnes sans activité et leurs familles, mais aussi les jeunes (précarité accrue). L’absence de revalorisation des allocations diminue le pouvoir d’achat des demandeurs d’emploi. Pour le contribuable, l’augmentation du nombre d’inscrits pèse sur les finances de l’assurance chômage.

Acteurs clés

  • France Travail — Opérateur public de l'emploi
    Publication des chiffres
  • Insee — Institut national de la statistique
    Taux de chômage au T1 2026 à 8,1%
  • Unédic — Gestionnaire de l'assurance chômage
    Pas de revalorisation au 1er juillet 2026

Chiffres clés

  • 3 323 000 — Chômeurs catégorie A (T2 2026) (France Travail)
  • +0,8% — Évolution trimestrielle cat. A (France Travail)
  • +3,1% — Évolution annuelle cat. A (France Travail)
  • -0,2% — Évolution trimestrielle corrigée (France Travail)
  • +5,9% — Hausse annuelle jeunes cat. A (France Travail)
  • 8,1% — Taux de chômage Insee T1 2026 (Insee)

Et ensuite ?

Scénario Tendanciel : Si la hausse se poursuit, le chômage pourrait dépasser 8,5% fin 2026, accentuant la pression sur les finances de l'Unédic et réduisant les perspectives d'emploi pour les jeunes.

Scénario de Rupture : Une reprise économique forte ou des mesures gouvernementales (relance de l'apprentissage, réforme de l'assurance chômage) pourraient inverser la tendance, mais rien ne l'indique à ce stade.

Questions fréquentes

Pourquoi le nombre de chômeurs a-t-il augmenté de 0,8% alors que d'autres indicateurs semblaient meilleurs ?

La hausse brute de 0,8% de la catégorie A reflète une augmentation des inscriptions, mais une partie est due à des changements administratifs (inscription automatique des allocataires RSA). Corrigé de ces effets, le nombre a en réalité baissé de 0,2%.

Quelle est la différence entre le chiffre brut et le chiffre corrigé du chômage ?

Le chiffre brut inclut tous les inscrits, tandis que le chiffre corrigé neutralise les inscriptions automatiques des allocataires RSA et la non‑radiation temporaire de certains chômeurs, pour donner une tendance sous‑jacente plus fiable.

Qui sont les plus touchés par cette hausse du chômage ?

Les jeunes de moins de 25 ans subissent la plus forte augmentation, avec +5,9% en catégorie A et +6,3% pour l'ensemble des catégories A, B et C sur un an.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM