Canal+ assigné en justice par LDH et CGT : discrimination après tribune anti-Bolloré menace le cinéma
La **Ligue des droits de l'Homme** et la **CGT Spectacle** ont assigné **Canal+** en justice le 23 mai 2026, dénonçant une **discrimination** contre les signataires d'une tribune anti-Bolloré. La ministre de la Culture juge la réponse du groupe **disproportionnée**.
L'analyse
📌 **FAITS**:
- Le 17 mai 2026, **Maxime Saada**, président du directoire de Canal+, annonce ne plus vouloir travailler avec les signataires d'une tribune dénonçant l'emprise de l'extrême droite sur le cinéma via Vincent Bolloré.
- Le 23 mai 2026, la **Ligue des droits de l'Homme (LDH)** et la **CGT Spectacle** assignent Canal+ en justice devant le tribunal de Nanterre pour discrimination.
- La ministre de la Culture **Catherine Pégard** (source Le Figaro) qualifie la réponse de Saada de « disproportionnée ».
- Le collectif **Zapper Bolloré** revendique plus de 2000 signataires.
📍 **CONTEXTE**: La tribune, publiée le 17 mai, a été signée par environ 600 professionnels du cinéma, puis soutenue par plus de 2000 personnes. Canal+ est un financeur majeur du cinéma français (160 millions d'euros prévus en 2026, 49 films soutenus à Cannes).
👥 **ACTEURS**:
- **Maxime Saada** (Canal+) : justifie son choix par le sentiment d'injustice vis-à-vis des équipes Canal.
- **LDH et CGT Spectacle** : dénoncent un « choix brutal de discriminer » et une violation de la loi.
- **Catherine Pégard** (ministre de la Culture) : appelle au dialogue.
- **Martin Ajdari** (président de l'Arcom) : souhaite un apaisement.
📊 **ENJEUX**: Liberté d'expression vs droit d'une entreprise privée de choisir ses partenaires. Impact sur le financement du cinéma français et la polarisation idéologique du secteur.
🔮 **PERSPECTIVES**: La justice pourrait requalifier l'action en discrimination, ce qui menacerait le modèle économique de Canal+. La SRF propose une médiation.
Contexte
Similaire à la controverse de 2022 autour de CNews et la liberté éditoriale, mais ici il s'agit d'une action judiciaire inédite pour discrimination dans le milieu culturel.
Pourquoi c'est important
Pour le lecteur : risque de réduction de la diversité dans le cinéma français si Canal+ exclut des professionnels, et précédent juridique sur la liberté d'expression dans les relations contractuelles.
Acteurs clés
- Maxime Saada — Président du directoire de Canal+
Ne plus travailler avec les signataires de la tribune anti-Bolloré - Catherine Pégard — Ministre de la Culture
juge la réponse disproportionnée et appelle au dialogue - LDH et CGT Spectacle — Parties plaignantes
dénoncent une discrimination et demandent des sanctions
Chiffres clés
- plus de 2000 — Nombre de signataires de la tribune (collectif Zapper Bolloré (via Le Figaro, BFMTV))
- 160 millions d'euros — Investissement prévu de Canal+ dans le cinéma en 2026 (Le Figaro)
- 49 films (dont 13 en compétition) — Films soutenus par Canal+ sélectionnés à Cannes 2026 (Le Figaro)
- 23 mai 2026 — Date de l'assignation en justice (BFMTV, Le Monde, Libération)
Et ensuite ?
Scénario Tendanciel : la justice examine la discrimination, Canal+ pourrait être condamné à des dommages et intérêts, mais la relation contractuelle reste libre. Scénario de Rupture : une condamnation lourde entraînerait une refonte des clauses de partenariat dans le cinéma, et un possible recours à la Commission européenne pour abus de dépendance économique.
Sources
- *Un choix brutal: Canal+ assigné en justice pour discrimination après son souhait de ne plus vouloir travailler avec les signataires de la tribune anti-Bolloré*BFMTV
- Réponse à la tribune anti-Bolloré: Canal+ assigné en justice pour discrimination par la CGT Spectacle et la LDH (communiqué)icibeyrouth.com
- Réponse à la tribune anti-Bolloré : Canal + assigné en justice pour discrimination | Le Télégrammeletelegramme.fr
- Tribune anti-Bolloré : la ministre de la Culture regrette la réponse «disproportionnée» du patron de Canal+lefigaro.fr