Algérie, Libye et Tunisie adoptent un mécanisme de partage des eaux fossiles du Sahara à Tripoli
Le 29 avril 2026, les trois pays ont adopté à Tripoli un mécanisme de **concertation** et de **quotas** pour exploiter les **40 000 milliards de m³** d’eau fossile saharienne. L’Algérie obtient 62 % des réserves, la Libye 30 % et la Tunisie 8 %. La présidence tournante est assurée par Alger pour trois ans, avec un suivi par modèles mathématiques.
L'analyse
📌 **FAITS**
- Réunion le 29 avril 2026 à Tripoli entre responsables algériens, libyens et tunisiens.
- Adoption d’une approche d’exploitation « rationnelle et équitable » des eaux souterraines du Sahara septentrional.
- Réserves estimées à plus de 40 000 milliards de m³ : 62 % pour l’Algérie, 30 % pour la Libye, 8 % pour la Tunisie.
- Mise en place d’un mécanisme de concertation avec présidence tournante de trois ans, confiée à l’Algérie.
- Système de suivi basé sur des modèles mathématiques pour définir des quotas par pays.
- Un précédent accord avait été signé en avril 2024 sur le même sujet.
📍 **CONTEXTE**
Les eaux fossiles du Sahara, non renouvelables à l’échelle humaine, sont une ressource stratégique croissante face à la **rareté de l’eau** et au changement climatique. La région MENA connaît une baisse de sécurité alimentaire liée à ces pénuries. L’accord de Tripoli s’inscrit dans la continuité de la coopération hydrique entre ces trois voisins du Maghreb.
👥 **ACTEURS**
- **Algérie** : obtient la plus grande part (62 %) et la présidence tournante. Pousse à une exploitation « optimale » et concertée.
- **Libye** : dispose de 30 % des réserves. A participé activement aux négociations, son territoire abrite une partie des nappes.
- **Tunisie** : reçoit 8 % des réserves. Cherche à sécuriser son approvisionnement face à la sécheresse.
📊 **ENJEUX**
- **Gestion d’une ressource non renouvelable** : les quotas et le suivi mathématique visent à éviter l’épuisement rapide et les conflits.
- **Sécurité alimentaire et climat** : l’accord est présenté comme une réponse à la diminution de la sécurité alimentaire et aux défis climatiques.
- **Précédent diplomatique** : après l’accord de 2024, ce nouveau mécanisme renforce la coopération régionale autour de l’eau.
🔮 **PERSPECTIVES**
- **Tendanciel** : si le mécanisme fonctionne, exploitation coordonnée et durable des nappes. Mais risque de tensions si les modèles montrent une baisse plus rapide que prévu.
- **Rupture** : découverte de nouvelles réserves ou concurrence d’autres pays (Tchad, Niger) pourrait remettre en cause les parts. Aucune mention de ces acteurs dans les sources.
Contexte
Similaire à l’accord de partage des eaux du Nil (1959) ou à la gestion du bassin du Lac Tchad, mais ici il s’agit d’une nappe non renouvelable.
Pourquoi c'est important
Cet accord affecte directement l’accès à l’eau potable et agricole pour des millions d’habitants du Maghreb. Pour le lecteur, c’est un enjeu de sécurité hydrique régionale, avec des conséquences sur les prix alimentaires et la stabilité politique.
Acteurs clés
- Représentants algériens, libyens et tunisiens — Négociateurs et signataires de l’accord
Favorables à une exploitation concertée et équitable
Chiffres clés
- Plus de 40 000 milliards de m³ — Volume total des eaux fossiles du Sahara septentrional (Algerie Eco)
- 62 % — Part de l’Algérie (Algerie Eco)
- 30 % — Part de la Libye (Algerie Eco)
- 8 % — Part de la Tunisie (Algerie Eco)
- 3 ans (Algérie en premier) — Durée de la présidence tournante (Algerie Eco)
Et ensuite ?
**Scénario Tendanciel** : le mécanisme de quotas et suivi mathématique fonctionne, garantissant une exploitation maîtrisée pour au moins deux décennies. **Scénario de Rupture** : l’épuisement accéléré des nappes ou la découverte de nouvelles réserves en Libye ou Algérie remet en cause les parts, ou des tensions avec les pays sahéliens apparaissent.