Alain Chabat dénonce la menace de Canal+ ; les signataires passent de 600 à 2800
Une tribune publiée par **Libération** dénonçant l'influence de **Vincent Bolloré** sur le cinéma a déclenché une riposte de **Canal+** : son PDG, **Maxime Saada**, refuse de financer les projets des signataires. En neuf jours, le nombre de professionnels ralliés est passé de **600 à 2 800**.
L'analyse
📌 **FAITS**
- Le 11 mai 2026, à la veille du Festival de Cannes, environ 600 professionnels du cinéma signent une tribune « Zapper Bolloré » dans Libération.
- Vincent Bolloré prévoit d’acquérir 100 % d’UGC d’ici 2028.
- Le 19 mai, Maxime Saada (Canal+) annonce qu’il ne financera plus les films des signataires, parlant de « préjudice réputationnel ».
- Le 20 mai, la pétition atteint 2 800 signatures.
📍 **CONTEXTE**
Canal+ investit environ 160 à 170 millions d’euros par an dans le cinéma français. Le groupe Vivendi s’est scindé fin 2024, mais Vincent Bolloré reste l’actionnaire de référence de Canal+.
👥 **ACTEURS**
- **Maxime Saada** (PDG Canal+) : justifie le boycott, nie toute « liste noire ».
- **Signataires** : comédiens (Juliette Binoche, Jean-Pascal Zadi), réalisateurs (Robin Campillo), techniciens, festivals.
- **Politiques** : Olivier Faure (PS) dénonce l’extrême droite ; Sylvain Maillard (Renaissance) défend Canal+.
- **Gaëtan Bruel** (président du CNC) : regrette la réaction de Canal+.
📊 **ENJEUX**
- Concentration des médias : Bolloré contrôle déjà Canal+, bientôt UGC.
- Liberté d’expression vs. réputation économique : les signataires critiquent un actionnaire, Canal+ riposte financièrement.
- Scission dans la profession : certains continueront à travailler avec Canal+, d’autres non.
🔮 **PERSPECTIVES**
Si le boycott est maintenu, les signataires risquent de perdre l’accès à un financement clé. Canal+ pourrait subir un backlash créatif et médiatique. Aucun scénario de rupture n’est sourcé.
Contexte
Cette affaire rappelle la controverse autour de la prise de contrôle de Canal+ par Bolloré en 2015, et les précédentes accusations de mainmise sur les médias.
Pourquoi c'est important
Pour les professionnels du cinéma français, la décision de Canal+ remet en cause la liberté d’expression et leur accès à un financement vital. Pour le public, c’est un révélateur de la concentration des médias.
Acteurs clés
- Maxime Saada — PDG de Canal+
Justifie le boycott comme une réponse à une injustice et un préjudice réputationnel - Olivier Faure — Premier secrétaire du Parti socialiste
Dénonce l'extrême droite - Sylvain Maillard — Député Renaissance
Défend Canal+
Chiffres clés
- 600 — Signatures initiales (Ladepeche / 20minutes)
- 2 800 — Signatures au 20 mai (20minutes)
- 160-170 millions € — Investissement annuel de Canal+ dans le cinéma français (Ladepeche / 20minutes)
- 100% d'ici 2028 — Part d'UGC visée par Bolloré (Ladepeche)
Et ensuite ?
Scénario tendanciel : le boycott se durcit, Canal+ perd des talents, mais maintient sa ligne. Scénario de rupture : intervention du CNC ou du gouvernement pour garantir l’indépendance des financements. (Non sourcé, hypothèse.)
Sources
- *DÉCRYPTAGE. Vincent Bolloré et Canal+ contre les acteurs : tribune, "liste noire", "injustice"... on vous explique la polémique qui met le feu au Festival de Cannes*La Dépêche
- *Maxime Saada, le patron de Canal+, se justifie après sa réaction à la tribune anti-Bolloré*HuffPost
- *Tribune anti-Bolloré : Qui sont les 2.800 professionnels qui veulent « zapper Bolloré » ?*20 Minutes