Le ministère de l'Intérieur annonce un bilan provisoire de 1 314 interpellations et 53 membres des forces de l'ordre blessés pour le 24 octobre
Selon le bilan provisoire du ministère de l'Intérieur publié le 25 octobre, la journée nationale de mobilisation du samedi 24 octobre a donné lieu à **1 314 interpellations** et **53 membres des forces de l'ordre blessés**, deux fois moins d'interpellations que le 17 octobre. La CGT revendique près de 800 000 manifestants, contre 410 000 selon l'Intérieur, et appelle à la grève le jeudi 5 novembre.
L'analyse
**Le bilan officiel.** Dans un communiqué publié le dimanche 25 octobre, le ministère de l'Intérieur dresse un bilan provisoire, arrêté à 7h30, de la journée nationale du samedi 24 octobre : 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés, 75 interventions pour incendie et 24 commerces pillés. Il recense 289 actions et 410 000 manifestants, dont 110 000 à Paris.
**La comparaison avec le 17 octobre.** Le même communiqué rappelle le bilan de la semaine précédente : 2 628 interpellations, 1 144 membres des forces de l'ordre blessés, 2 025 incendies et 1 522 commerces touchés, pour 441 actions et 550 000 manifestants. Le ministère écrit que « le niveau de violence de ces éléments radicaux a été le même que la semaine passée », mais que leurs tentatives d'action « ont pu généralement être entravées ».
**Les chiffres contestés.** La CGT revendique près de 800 000 manifestants. Le ministère ne publie aucun nombre de manifestants blessés ; Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a parlé le 24 au soir de deux personnes grièvement blessées, à Clermont-Ferrand et à Toulouse. Le soir même, le ministre évoquait « environ 1 000 » interpellations (BFMTV) ; le chiffre de 135 cité en début d'après-midi correspond au bilan national de 13h, pas à Paris.
**Localement.** À Paris, la préfecture de police compte 142 interpellations dont 126 gardes à vue ; à Lyon, 22 blessés dont 18 membres des forces de l'ordre et 36 interpellations ; à Nice, 63 interpellations, dont 11 personnes présentées comme proches de l'ultradroite (préfecture puis parquet). La CGT appelle à une journée de grève le jeudi 5 novembre.
Contexte
Ce bilan suit la journée du 17 octobre, où le ministère de l'Intérieur a recensé 2 628 interpellations, 1 144 membres des forces de l'ordre blessés et 1 522 commerces touchés.
Pourquoi c'est important
Cette situation touche directement la sécurité publique, le droit de manifester et l'économie commerçante locale. Le déploiement de 70 000 forces de l'ordre vise à contenir les dérapages urbains tout en garantissant l'activité économique du centre-ville. Pour le citoyen, l'enjeu réside dans la préservation des libertés publiques face au risque d'escalade sécuritaire.
Acteurs clés
- Ministère de l'Intérieur — Auteur du bilan officiel
Publie le bilan provisoire du 25 octobre - Laurent Nuñez — Ministre de l'Intérieur
Met en cause l'ultragauche lors des dispersions - CGT — Organisation syndicale
Revendique près de 800 000 manifestants et appelle à la grève le 5 novembre
Chiffres clés
- 1 314 — Interpellations le 24 octobre (bilan provisoire à 7h30) (Ministère de l'Intérieur, communiqué)
- 53 — Membres des forces de l'ordre blessés le 24 octobre (Ministère de l'Intérieur, communiqué)
- 24 — Commerces pillés le 24 octobre (Ministère de l'Intérieur, communiqué)
- 75 — Interventions pour incendie le 24 octobre (Ministère de l'Intérieur, communiqué)
- 410 000, dont 110 000 à Paris — Manifestants le 24 octobre (Intérieur) (Ministère de l'Intérieur, communiqué)
- près de 800 000 — Manifestants le 24 octobre (CGT) (CGT, communiqué)
- 2 628 — Interpellations le 17 octobre (rappel) (Ministère de l'Intérieur, communiqué)
- 1 144 — Membres des forces de l'ordre blessés le 17 octobre (rappel) (Ministère de l'Intérieur, communiqué)
- 70 000 — Policiers et gendarmes mobilisés le 24 octobre (Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, conférence de presse)
Et ensuite
Scénario Tendanciel : Poursuite des tensions le 5 novembre lors de la journée de grève avec un maintien d'un fort dispositif policier (70 000 agents). Scénario de Rupture : Durcissement législatif ou recours généralisé aux couvre-feux locaux si de nouveaux pillages urbains d'ampleur éclatent.
Questions fréquentes
Quel est le bilan officiel de la journée du 24 octobre ?
Selon le communiqué du ministère de l'Intérieur du 25 octobre, bilan provisoire arrêté à 7h30 : 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés, 75 interventions pour incendie et 24 commerces pillés.
Les violences ont-elles baissé par rapport au 17 octobre ?
Les dégâts, oui : 24 commerces pillés contre 1 522 commerces touchés le 17, 75 incendies contre 2 025. Mais le ministère écrit que le niveau de violence des éléments radicaux a été « le même » ; ce sont leurs tentatives d'action qui ont été « généralement entravées ».
Combien de manifestants ont été blessés ?
Le ministère n'en donne pas le nombre. Laurent Nuñez a évoqué le 24 au soir deux personnes grièvement blessées, à Clermont-Ferrand et à Toulouse.
Combien de policiers et gendarmes étaient mobilisés ?
70 000, selon Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, en conférence de presse le vendredi 23 octobre.
Quelle est la suite du mouvement ?
La CGT appelle à une journée de grève et de manifestations le jeudi 5 novembre.
Sources
- *24 octobre: les cortèges dispersés, Laurent Nuñez évoque 1.000 interpellations en France* (nouvelle fenêtre)BFMTV
- Bilan de la journée de mobilisation nationale du 24 octobre 2026 (nouvelle fenêtre)Ministère de l'Intérieur (communiqué)
- Manifestations du 24 octobre: 1.314 interpellations et 53 membres des forces de l'ordre blessés, selon le ministère de l'Intérieur (nouvelle fenêtre)BFMTV
- 24 OCTOBRE - Emmanuel Macron a déclaré « il n'est pas recommandé de manifester », 800 000 personnes lui ont répondu ! (nouvelle fenêtre)CGT (communiqué)
- Manifestations en France : 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés samedi (nouvelle fenêtre)Euronews
- 🔴 ALERTE INFO Manifestations du 24 octobre: 1.314 interpellations et 53 membres des forces de l'ordre blessés, selon le ministère de l'Intérieur https://l.bfmtv.com/3ZyQ (nouvelle fenêtre)@BFMTV
- #AssurerLaSécuritéDeTous | Grâce à l’action des forces de l’ordre et des préfectures, les manifestations déclarées du #24Octobre ont pu se dérouler sur l’ensemble du territoire. ✅ Toutefois, dans certaines villes, les policiers et gendarmes ont dû lutter une nouvelle fois contre des exactions. Merci à l’ensemble des forces de sécurité intérieure et aux préfectures mobilisées au service de la sécurité de tous. 🙏 Nous adressons une pensée particulière aux 53 membres des forces de l’ordre blessés lors de cette journée. #SoutienAuxForcesDeLOrdre 📲 Accédez au bilan de la journée de mobilisation du 24 octobre 2026 : https://www.interieur.gouv.fr/actualites/communiques-de-presse/bilan-de-journee-de-mobilisation-nationale-du-24-octobre-2026 (nouvelle fenêtre)@Interieur_Gouv
- Quel est le bilan des mobilisations ? Le ministère de l'Intérieur affirme que les forces de l'ordre ont procédé hier, dans toute la France, à 1.314 interpellations et que 53 membres des forces de l'ordre ont été blessés Suivez notre direct ➡️ https://l.leparisien.fr/fq5S (nouvelle fenêtre)@le_Parisien
- Près de 410 000 personnes ont manifesté en France d'après le ministère de l'Intérieur, 800 000 selon la CGT, des tensions dans plusieurs grandes villes https://l.franceinfo.fr/mih (nouvelle fenêtre)@franceinfo
- 🔴 Entre 410 000 et 800 000 manifestants ont défilé ce 24 octobre en France Suivez notre DIRECT sur les mobilisations➡️ https://l.leparisien.fr/8m4u (nouvelle fenêtre)@le_Parisien
- Je veux saluer l’engagement exceptionnel et le professionnalisme de l’ensemble des préfets de zone, des préfets, des policiers, des gendarmes et des sapeurs pompiers mobilisés partout en France pour garantir la sécurité de nos concitoyens et permettre le bon déroulement des cortèges. Mais notamment à Paris, Marseille, Lyon, Grenoble, Nantes, Angers, Lille, et dans bien d’autres villes, des individus d’ultra gauche et d’extrême gauche radicale ont une nouvelle fois cherché à semer le désordre, notamment lors de la dispersion des cortèges. Ces actes sont inacceptables. J’apporte aussi mon soutien total aux policiers et gendarmes blessés aujourd’hui. La violence dont les forces de sécurité intérieure ont été victimes, une fois encore, est insupportable. Elles sont délibérément visées en raison de leur uniforme et surtout parce qu’elles sont les remparts de notre République que ces militants radicaux cherchent à faire tomber. @Interieur_Gouv @PoliceNationale @prefpolice @Gendarmerie @SecCivileFrance (nouvelle fenêtre)@NunezLaurent