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🧪 Science 27 octobre 2026 Bruit 54%

Gaz lacrymogènes et règles : le collectif Lacrymos de sang dit avoir recueilli près de 6 000 témoignages, sans lien causal établi

Le collectif **Lacrymos de sang**, lancé le 8 octobre par la journaliste **Eva-Luna Tholance**, dit avoir recueilli **environ 6 000 témoignages** de troubles menstruels (crampes, saignements inattendus, retards) après une exposition aux gaz lacrymogènes en manifestation (Le Progrès, La Relève et La Peste ; « plus de 5 000 » selon actu.fr). Le questionnaire est déclaratif et non représentatif. Deux études américaines (2021, 2023) décrivent des troubles auto-déclarés, sans établir de lien de cause à effet.

Gaz lacrymogènes et règles : le collectif Lacrymos de sang dit avoir recueilli près de 6 000 témoignages, sans lien causal établi

L'analyse

📌 **FAITS**:

- Le collectif Lacrymos de sang, lancé le 8 octobre 2026 par Eva-Luna Tholance, ancienne journaliste, dit avoir recueilli 6 000 témoignages (Le Progrès) ou « près de 6 000 » (La Relève et La Peste), contre « plus de 5 000 depuis deux semaines » selon actu.fr.

- Symptômes rapportés : crampes, saignements inattendus, règles précoces ou en retard, et quelques témoignages de fausses couches (Eva-Luna Tholance, Le Progrès).

- Le questionnaire est auto-déclaratif et non représentatif (La Relève et La Peste).

📍 **CONTEXTE**:

- BMC Public Health 2021 (Portland) : 54,5 % des 1 650 personnes potentiellement menstruées exposées rapportent des troubles. C'est une étude transversale et déclarative.

- Frontiers in Epidemiology 2023 : enquête auprès de 1 276 répondants. Elle aussi est déclarative et ne prouve aucune causalité.

- En 2020, le dossier d'Alexander Samuel et André Picot pour l'Association Toxicologie-Chimie explorait la piste des métabolites cyanurés du gaz CS, sans la démontrer ni être publié dans une revue à comité de lecture.

👥 **ACTEURS**:

- **Eva-Luna Tholance** : fondatrice du collectif.

- **Alexander Samuel** : avance l'hypothèse d'un effet du cyanure sur l'hypoxie utérine.

- **Des gynécologues** : évoquent le rôle du stress (Le Progrès).

🔮 **PERSPECTIVES**:

- Aucune étude française indépendante annoncée dans les sources.

Contexte

En 2020, les manifestations contre la loi sécurité globale en France et les rassemblements Black Lives Matter à Portland (États-Unis) avaient déjà donné lieu à des signalements de troubles du cycle menstruel chez les manifestantes exposées aux gaz lacrymogènes.

Pourquoi c'est important

Ce sujet touche à la sécurité sanitaire des citoyens et des riverains exposés aux agents chimiques en espace urbain. L'absence d'études cliniques approfondies laisse planer une incertitude sur l'impact potentiel des produits anti-émeute sur le système reproducteur féminin. Comprendre ces mécanismes permet de déterminer si l'exposition aux gaz présente un risque biologique direct ou si elle agit par le biais du stress psychophysiologique.

Acteurs clés

  • Eva-Luna Tholance — Fondatrice du collectif Lacrymos de sang et journaliste spécialisée en santé sexuelle
    Recueille les témoignages de femmes pour faire reconnaître l'impact des gaz lacrymogènes sur le système reproducteur.
  • Dr Alexander Samuel — Docteur en biologie moléculaire
    Soutient la thèse d'un effet dose-dépendant et d'une hypoxie utérine induite par les dérivés métaboliques du gaz CS.

Chiffres clés

  • 6 000 (près de 6 000) — Témoignages recueillis par Lacrymos de sang (Le Progrès ; La Relève et La Peste)
  • plus de 5 000 (en deux semaines) — Témoignages recueillis par Lacrymos de sang (actu.fr)
  • 54,5 % de 1 650 — Personnes potentiellement menstruées exposées rapportant des troubles (Portland) (BMC Public Health)
  • 1 276 — Répondants à l'enquête « More than tears » (Frontiers in Epidemiology)

Et ensuite

Si le questionnaire confirme la corrélation dose-dépendante, la pression citoyenne pourrait contraindre le gouvernement et les organismes de santé publique à financer des études biologiques indépendantes sur les effets gynécologiques des agents lacrymogènes.

Questions fréquentes

Est-il prouvé que les gaz lacrymogènes perturbent les règles ?

Non. Les études publiées (2021, 2023) recueillent des troubles auto-déclarés et ne démontrent pas de lien de cause à effet.

Combien de témoignages a recueilli le collectif ?

Environ 6 000 selon Le Progrès et La Relève et La Peste, plus de 5 000 selon actu.fr ; le questionnaire n'est pas représentatif.

Quelle explication est avancée ?

Alexander Samuel évoque un effet du cyanure produit par le gaz CS ; des gynécologues évoquent le stress. Aucune des deux n'est démontrée.

Sources

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