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🕵️ Technologie 17 juillet 2026 Bruit 34%

De nouvelles preuves démontrent que le Maroc a bien utilisé le logiciel espion Pegasus

Cinq ans après les révélations du **Projet Pegasus**, de nouveaux éléments techniques et témoignages, notamment de l'**ANSSI**, établissent que le **Maroc** a bien utilisé le logiciel espion de **NSO Group** pour espionner des cibles politiques françaises. Rabat continue de nier et a engagé des poursuites judiciaires, toutes rejetées par les tribunaux.

L'analyse

📌 **FAITS**: En juillet 2021, le consortium *Forbidden Stories* (16 rédactions dont *Le Monde*) et *Amnesty International* révèlent que le Maroc figure parmi les utilisateurs du logiciel espion Pegasus. L'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) analyse les téléphones de victimes et établit que le client Pegasus ayant ciblé le gouvernement français a également visé des dizaines de cibles politiques intéressant le Maroc. En juillet 2026, de nouveaux éléments et témoignages confirment ces conclusions. Le Maroc nie catégoriquement et a intenté des actions en justice en France (contre *Forbidden Stories* et *Le Monde*) et en Allemagne (contre *Die Zeit* et *Süddeutsche Zeitung*), toutes déclarées irrecevables.

📍 **CONTEXTE**: Le logiciel Pegasus, développé par l'entreprise israélienne NSO Group, permet d'infecter à distance des smartphones et d'en extraire toutes les données. En 2021, le scandale avait éclaboussé plusieurs États, dont le Maroc, accusé d'espionner des journalistes, des militants des droits humains et des chefs d'État (notamment Emmanuel Macron). Aujourd'hui, ces nouvelles preuves techniques renforcent l'accusation et montrent que le déni marocain n'a pas convaincu les juridictions européennes.

👥 **ACTEURS**:

- **Maroc** (gouvernement) : nie toute utilisation de Pegasus, qualifie les accusations de « campagne de déstabilisation ».

- **Forbidden Stories** et **Le Monde** : médias à l'origine des révélations, cibles de plaintes marocaines.

- **ANSSI** : agence française ayant fourni les preuves techniques.

- **NSO Group** : développeur israélien du logiciel, sous pression internationale.

- **Emmanuel Macron** et membres du gouvernement français : cités comme cibles potentielles.

📊 **ENJEUX**: L'affaire Pegasus soulève des questions majeures de souveraineté numérique et de respect des droits humains. Pour le citoyen, elle illustre la vulnérabilité des communications privées face à des États utilisant des logiciels espions. Pour la France, elle met en lumière une possible ingérence étrangère via des outils cyber. Les poursuites judiciaires rejetées affaiblissent la position marocaine sur la scène diplomatique.

🔮 **PERSPECTIVES**: **Scénario tendanciel** : le Maroc maintient son déni, les tensions diplomatiques avec la France persistent, mais aucune sanction concrète n'est prise. **Scénario de rupture** : de nouvelles preuves (témoignages d'anciens agents, fuites de données) pourraient conduire à des sanctions européennes ou à une enquête internationale, renforçant la pression sur NSO Group.

Contexte

Similaire à l'affaire des écoutes de la NSA en 2013, mais avec un État tiers accusé d'espionner un allié.

Pourquoi c'est important

Cette affaire concerne directement tout citoyen utilisant un smartphone : elle démontre que des États peuvent espionner massivement sans consentement, y compris des chefs d'État. Les preuves techniques de l'ANSSI montrent que la menace est réelle et que les dénis officiels ne suffisent pas à écarter les soupçons.

Acteurs clés

  • Maroc (gouvernement) — État accusé
    Nie catégoriquement toute utilisation de Pegasus
  • ANSSI — Agence technique française
    A fourni les preuves techniques de l'utilisation de Pegasus contre des cibles françaises
  • Forbidden Stories / Le Monde — Médias enquêteurs
    Maintiennent leurs révélations et ont vu leurs plaintes rejetées

Chiffres clés

  • Juillet 2021 — Date des premières révélations (Le Monde)
  • Dizaines — Nombre de cibles politiques françaises visées (ANSSI via Le Monde)
  • Toutes (France et Allemagne) — Plaintes marocaines rejetées (Le Monde)

Et ensuite

Scénario Tendanciel : le Maroc continue de nier, les relations franco-marocaines se tendent sans rupture majeure. Scénario de Rupture : de nouvelles fuites ou témoignages d'anciens agents de NSO Group pourraient déclencher des sanctions européennes ou une enquête de l'ONU, isolant diplomatiquement Rabat.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le logiciel Pegasus ?

Pegasus est un logiciel espion développé par la société israélienne NSO Group, capable d'infecter à distance un smartphone et d'en extraire l'intégralité des données (messages, appels, photos, localisation).

Pourquoi le Maroc est-il accusé d'utiliser Pegasus ?

En juillet 2021, une enquête du consortium Forbidden Stories et d'Amnesty International a identifié le Maroc comme client de Pegasus. L'ANSSI a ensuite prouvé que le même client avait ciblé le gouvernement français et des dizaines de personnalités politiques intéressant Rabat.

Le Maroc a-t-il été condamné ?

Non, le Maroc continue de nier et a porté plainte en France et en Allemagne contre les médias révélateurs. Toutes ces plaintes ont été jugées irrecevables par les tribunaux.

Sources

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