Un suspect est arrêté dans le Var pour dix incendies et risque 15 ans de prison.
Un **homme de 23 ans** a été interpellé dans le **Var**, suspecté d’avoir volontairement provoqué **une dizaine d’incendies** entre le 19 et le 24 juillet 2026, détruisant plusieurs hectares de maquis et de forêt. **Mis en examen** et **écroué**, il encourt 15 ans de réclusion criminelle. L’incendie principal du **Gros Bessillon** (4 500 ha) reste actif.
L'analyse
📌 **FAITS**: Un individu de 23 ans, sans emploi, a été interpellé à son domicile samedi 25 juillet 2026 grâce à des renseignements et à la vidéoprotection. Placé en garde à vue, il a été mis en examen pour destruction par incendie de bois, forêts, landes, maquis ou plantations appartenant à autrui ayant créé un dommage irréversible à l’environnement. Le parquet de Draguignan a requis son placement en détention provisoire. Il est soupçonné d’être à l’origine d’une dizaine de mises à feu entre le 19 et le 24 juillet sur les communes de Brignoles, Cabasse et Vins-sur-Caramy. Les feux ont détruit plusieurs hectares de maquis et de forêt. La piste volontaire est écartée pour l’incendie principal du massif du Gros Bessillon (déclenché le 21 juillet), mais l’homme est soupçonné d’avoir provoqué une reprise de feu au sud de cet incendie. Une expertise psychiatrique a été ordonnée. Le préfet du Var, Simon Babre, a dénoncé de nouveaux départs de feux volontaires le soir du 26 juillet. Depuis le début de l’été, 184 personnes ont été interpellées pour des incendies, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, tandis que le Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué 162 interpellations lundi. L’incendie du Gros Bessillon, toujours actif au huitième jour, a parcouru environ 4 500 hectares et entraîné des centaines d’évacuations. Le directeur du SDIS du Var, Eric Grohin, se dit « raisonnablement optimiste ».
📍 **CONTEXTE** : Chaque été, la région méditerranéenne connaît des feux de végétation souvent favorisés par la sécheresse et le vent. Le Var a déjà subi des incendies majeurs, comme celui de 2021 (7 000 ha). Aujourd’hui, avec des températures élevées et un état de sécheresse, la vigilance est maximale. Les actes volontaires, bien que minoritaires, représentent un défi supplémentaire pour les secours déjà mobilisés sur des foyers naturels.
👥 **ACTEURS** : Le suspect (homme, 23 ans) est sans emploi et sera examiné par un psychiatre. La gendarmerie nationale a mené l’enquête. Le colonel Grégory Goumain a apporté des précisions techniques. Le préfet Simon Babre a fermement condamné les actes sur les réseaux sociaux. Le parquet de Draguignan suit plusieurs enquêtes. Le directeurs du SDIS du Var, Eric Grohin, supervise la lutte. Au niveau national, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et le Premier ministre Sébastien Lecornu ont communiqué des chiffres d’interpellations.
📊 **ENJEUX** : La criminalisation des incendies volontaires vise à dissuader les pyromanes. Cependant, la dispersion des ressources sur de multiples départs compromet l’efficacité de la lutte contre le feu principal. Pour le citoyen, ces actes augmentent le risque d’évacuations et de destruction de biens. Financièrement, chaque hectare brûlé coûte des milliers d’euros en moyens aériens et terrestres.
🔮 **PERSPECTIVES** : Si rien ne change, la multiplication des actes volontaires pourrait saturer les capacités d’intervention. Le gouvernement mise sur la vidéosurveillance et les patrouilles. Un renforcement des peines est possible. À plus long terme, la prévention et l’éducation restent les leviers essentiels.
Contexte
L’incendie du Gros Bessillon (Var) , actif depuis le 21 juillet, rappelle les feux de 2021 qui avaient ravagé 7 000 hectares dans le même département.
Pourquoi c'est important
Ces incendies volontaires vous concernent directement : ils détournent les pompiers du front principal et mettent en danger des vies et des biens. En comprenant le profil des suspects et les peines encourues, on mesure l’ampleur du défi sécuritaire face à une canicule qui favorise les départs de feu.
Acteurs clés
- Homme de 23 ans — Suspect pyromane présumé
Sans emploi, interpellé à son domicile, mis en examen et écroué - Colonel Grégory Goumain — Porte-parole de la gendarmerie du Var
A confirmé les faits et le mode opératoire - Simon Babre — Préfet du Var
A dénoncé les départs de feu volontaires et appelé à la fermeté - Eric Grohin — Directeur du SDIS du Var
En charge de la coordination des secours - Laurent Nuñez — Ministre de l’Intérieur
A annoncé 184 interpellations depuis le début de l’été - Sébastien Lecornu — Premier ministre
A évoqué 162 interpellations et promis que les auteurs « seront retrouvés, interpellés et répondront de leurs actes »
Chiffres clés
- 23 ans — Âge du suspect (Franceinfo / L'Est Républicain)
- Une dizaine — Nombre de départs de feu suspects (Gendarmerie (cité par L'Est Républicain))
- 4 500 hectares — Superficie de l'incendie principal (Gros Bessillon) (SDIS du Var (cité par Franceinfo))
- 184 — Nombre d'interpellations nationales (ministre Intérieur) (Laurent Nuñez (cité par L'Est Républicain))
- 162 — Nombre d'interpellations nationales (Premier ministre) (Sébastien Lecornu (cité par L'Est Républicain))
- 15 ans de réclusion criminelle et 150 000 € d'amende — Peine maximale encourue (Franceinfo)
Et ensuite ?
Scénario Tendanciel : Si la canicule persiste, les départs de feu volontaires pourraient augmenter, saturant les pompiers déjà mobilisés sur le Gros Bessillon. La vidéosurveillance et les patrouilles seront renforcées. Scénario de Rupture : Une condamnation exemplaire et la multiplication des interpellations pourraient dissuader les pyromanes, tandis qu’un assouplissement des moyens de lutte (drones, guet) réduirait les délais d’intervention.
Questions fréquentes
Quelles sont les peines encourues pour incendie volontaire de forêt en France ?
L’auteur d’une destruction par incendie de bois, forêts, landes ou maquis encourt 15 ans de réclusion criminelle et 150 000 euros d’amende, conformément au code pénal.
Combien de personnes ont été interpellées pour des incendies en France durant l’été 2026 ?
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé 184 interpellations depuis le début de l’été, tandis que le Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué 162 interpellations lundi. Cette divergence n’a pas encore été expliquée.