Macron réunit les chefs de parti vendredi pour évoquer les crises internationales et leurs impacts sur la sécurité et l'énergie
Le président Emmanuel Macron a convoqué les chefs des partis représentés au Parlement pour une réunion vendredi 18 septembre à l'Élysée. Objectif : faire face à la **dégradation rapide** de la situation internationale, notamment au **Moyen-Orient** et en **Ukraine**, et ses conséquences sur la **sécurité** et l'**énergie** en France.
L'analyse
📌 **FAITS**
- Emmanuel Macron a convié les chefs des partis représentés au Parlement (ou leur candidat à la présidentielle) à une réunion vendredi 18 septembre 2026 à 10h30 au palais de l'Élysée.
- La réunion se déroulera en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu, des responsables militaires et des services de renseignement.
- L'objet : évoquer la « dégradation rapide » de la situation internationale et ses « conséquences en France sur la sécurité et l'énergie ».
- Le contexte invoqué : les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, les perturbations dans le détroit d'Ormuz, l'intensification des frappes russes et des opérations hybrides attribuées au Kremlin.
- Le Premier ministre a demandé de prolonger jusqu'au 31 décembre les aides ciblées sur les carburants, face à la colère sociale provoquée par l'envolée des prix à la pompe.
- Emmanuel Macron a annulé sa visite prévue au fort Boyard en raison de la situation internationale.
📍 **CONTEXTE**
- Ce format de réunion, dit « format Saint-Denis », a été utilisé plusieurs fois depuis le début du deuxième quinquennat, la première édition ayant eu lieu l'été 2023. Il permet au chef de l'État de consulter les forces politiques représentées au Parlement sur des sujets sensibles.
- Aujourd'hui, la réunion intervient dans un contexte de tensions géopolitiques majeures : conflit au Moyen-Orient, guerre en Ukraine, menaces sur les routes maritimes (détroit d'Ormuz) et pressions sur les prix de l'énergie.
👥 **ACTEURS**
- **Emmanuel Macron** : président de la République, à l'initiative de la réunion. Il a échangé cette semaine avec le Premier ministre irakien, le prince héritier d'Arabie saoudite et l'émir du Qatar, et reçoit jeudi le roi de Jordanie et le président du Liban.
- **Sébastien Lecornu** : Premier ministre, présent à la réunion.
- **Chefs des partis représentés au Parlement** : seuls les partis ayant des élus au Parlement sont conviés, ce qui exclut Reconquête (Éric Zemmour). Chaque parti ne peut envoyer qu'un seul représentant.
- **Autorités militaires et services de renseignement** : ils partageront des informations en possession du chef de l'État.
📊 **ENJEUX**
- **Sécurité** : la France doit faire face à des menaces hybrides et à l'instabilité régionale (Moyen-Orient, Ukraine). Les services de renseignement informeront les partis.
- **Énergie** : les perturbations dans le détroit d'Ormuz menacent les approvisionnements et font grimper les prix des carburants. Le gouvernement envisage de prolonger les aides ciblées jusqu'au 31 décembre.
- **Social** : la colère sociale monte face à l'envolée des prix à la pompe. Cette réunion vise à associer les forces politiques à la gestion de la crise.
🔮 **PERSPECTIVES**
- **Scénario tendanciel** : la réunion aboutit à un consensus sur la nécessité de sécuriser les approvisionnements et de soutenir les ménages, avec une prolongation des aides carburants.
- **Scénario de rupture** : les partis d'opposition pourraient durcir leur position, exiger des mesures plus fortes ou contester la gestion de la crise, ce qui pourrait fragiliser l'exécutif.
Contexte
Ce format de réunion, dit « Saint-Denis », a été utilisé pour la première fois en été 2023. Il s'inscrit dans la pratique du chef de l'État de consulter les forces politiques lors de crises majeures.
Pourquoi c'est important
Ce sujet concerne directement les citoyens car il touche à la sécurité nationale et au pouvoir d'achat. La réunion de vendredi pourrait déboucher sur des mesures concrètes concernant les prix des carburants et la gestion des crises internationales, qui ont un impact immédiat sur le quotidien des Français.
Acteurs clés
- Emmanuel Macron — Président de la République
À l'initiative de la réunion, il veut partager des informations et chercher un consensus sur la gestion des crises. - Sébastien Lecornu — Premier ministre
Présent à la réunion, il a demandé la prolongation des aides carburants jusqu'au 31 décembre. - Chefs des partis représentés au Parlement — Participants
Chaque parti envoie un représentant (chef ou candidat à la présidentielle). Reconquête est exclu.
Chiffres clés
- 18 septembre 2026 — Date de la réunion (Présidence de la République)
- 10h30 — Heure (Présidence de la République)
- Jusqu'au 31 décembre — Prolongation des aides carburants (Premier ministre)
Et ensuite
Scénario tendanciel : la réunion aboutit à un accord sur la prolongation des aides carburants et une communication commune sur la sécurité. Scénario de rupture : les partis d'opposition pourraient exiger des mesures plus radicales ou contester la stratégie du gouvernement, créant une crise politique.
Questions fréquentes
Quels partis sont conviés à la réunion du 18 septembre 2026 ?
Seuls les partis représentés au Parlement français sont conviés, soit leur chef ou leur candidat à la présidentielle. Le parti Reconquête d'Éric Zemmour est exclu car il n'a pas de représentation parlementaire.
Pourquoi Macron organise-t-il cette réunion ?
Face à la dégradation rapide de la situation internationale (conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, perturbations dans le détroit d'Ormuz), le président veut consulter les forces politiques sur les conséquences en France en matière de sécurité et d'énergie.
Quelles mesures sont envisagées pour les carburants ?
Le Premier ministre a demandé de prolonger jusqu'au 31 décembre les aides ciblées sur les carburants, face à la colère sociale provoquée par l'envolée des prix à la pompe.
Sources
- *Emmanuel Macron convie les chefs de parti vendredi pour évoquer les conflits internationaux et leurs conséquences nationales* (nouvelle fenêtre)Le Figaro
- *Emmanuel Macron convie les chefs de parti vendredi pour évoquer la "dégradation rapide" de la situation internationale et ses "conséquences en France sur la sécurité et l'énergie"* (nouvelle fenêtre)franceinfo