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⚖️ Faits divers 17 septembre 2026 Bruit 24%

Le procès pour corruption de Rachida Dati s'ouvre à Paris sans Carlos Ghosn, dont la demande de renvoi a été rejetée

Le **16 septembre 2026**, le tribunal correctionnel de Paris a ouvert le procès de **Rachida Dati** pour **corruption passive** et **trafic d'influence passif** présumés (honoraires **900 000 €** Renault-Nissan / RNBV, 2009–2013) et a **rejeté** la demande de report de **Carlos Ghosn**, jugé **en son absence**. Cadrage presse : franceinfo/RTL « maintenu malgré l'absence » vs BFMTV « haut risque / anxieuse » — complémentaire, pas OISE.

Le procès pour corruption de Rachida Dati s'ouvre à Paris sans Carlos Ghosn, dont la demande de renvoi a été rejetée

L'analyse

📌 **FAITS**

- Le 16 septembre 2026, le tribunal correctionnel de Paris ouvre le procès de Rachida Dati, 60 ans, pour **corruption passive** et **trafic d'influence passif** présumés entre octobre 2009 et février 2013.

- Carlos Ghosn, 72 ans, ex-PDG de Renault, réfugié au Liban, avait demandé le report de l'audience par courrier en août, invoquant le non-respect des délais de convocation. Le tribunal a rejeté sa demande après une heure de délibéré.

- Ghosn est absent et n'a pas envoyé d'avocat pour le représenter. Le procès se poursuit sans lui, sur six après-midis jusqu'au 28 septembre.

- Rachida Dati est soupçonnée d'avoir perçu **900 000 euros** d'honoraires entre 2010 et 2012 de Renault-Nissan BV, sans travail réel, en échange de lobbying au Parlement européen.

📍 **CONTEXTE**

- En 2019, une actionnaire de Renault a déposé plainte pour corruption active et passive, déclenchant une enquête du parquet national financier (PNF).

- Le contrat litigieux, signé le 28 octobre 2009, prévoyait une rémunération forfaitaire annuelle de **300 000 euros** hors taxes pour Rachida Dati, avec tacite reconduction. Il a pris fin en 2013.

- Carlos Ghosn, en fuite au Japon depuis fin 2019, vit au Liban sous le statut d'assigné à résidence et visé par un mandat d'arrêt international.

- Aujourd'hui, ce procès marque la première comparution de Rachida Dati devant la justice pour ces faits, après 45 recours déposés durant l'enquête.

👥 **ACTEURS**

- **Rachida Dati** : ex-ministre de la Justice, aujourd'hui maire du 7e arrondissement de Paris. Elle affirme avoir travaillé comme avocate pour Renault, notamment sur l'implantation de l'usine de Tanger au Maroc, et invoque la « diplomatie des affaires ».

- **Carlos Ghosn** : ex-PDG de Renault-Nissan, réfugié au Liban. Il conteste la validité de sa convocation et refuse de comparaître, selon ses déclarations.

- **Le parquet national financier (PNF)** : estime que la convention d'honoraires servait à maquiller un travail de lobbying illégal.

- **La présidente Claire Saas** : a rejeté la demande de renvoi, déclarant que le tribunal conserve l'entier dossier.

📊 **ENJEUX**

- Rachida Dati encourt **10 ans d'emprisonnement** et une lourde amende, avec peines complémentaires possibles d'inéligibilité et d'interdiction d'exercer une fonction publique.

- L'accusation s'appuie sur trois questions parlementaires posées entre 2012 et 2013, dont une sur le niveau sonore des véhicules, envoyée à Ghosn avant publication.

- La défense de Dati affirme qu'elle a travaillé exclusivement comme avocate pour RNBV et que les accusations relèvent d'une « construction intellectuelle artificielle ».

- Pour le contribuable, ce procès illustre les risques de conflits d'intérêts entre mandats électifs et activités privées.

🔮 **PERSPECTIVES**

- **Scénario tendanciel** : le procès se déroule sans Ghosn, qui pourrait être jugé par défaut. Dati, qui veut être jugée, espère une relaxe.

- **Scénario de rupture** : si des témoins confirment le travail réel de Dati, l'accusation pourrait s'effondrer. À l'inverse, une condamnation pourrait entraîner son inéligibilité et mettre fin à sa carrière politique.

- Le verdict est attendu après le 28 septembre, date de fin des audiences.

Contexte

Similaire à l'affaire des soupçons de corruption autour de l'ancien PDG de Renault-Nissan, qui a fui le Japon en 2019. Aujourd'hui, le procès se tient sans lui, marquant une étape judiciaire inédite.

Pourquoi c'est important

Ce procès concerne directement les citoyens car il touche à l'intégrité des élus et à la séparation entre intérêts privés et mandat public. Le mécanisme en jeu est simple : une élue aurait été payée pour influencer des décisions parlementaires au profit d'un constructeur automobile, ce qui pose la question de la transparence de la vie politique.

Acteurs clés

  • Rachida Dati — Prévenue, ex-ministre de la Justice
    Clame son innocence, affirme avoir travaillé comme avocate
  • Carlos Ghosn — Prévenu, ex-PDG de Renault-Nissan
    Absent, conteste la convocation, réfugié au Liban
  • Claire Saas — Présidente du tribunal correctionnel de Paris
    A rejeté la demande de renvoi

Chiffres clés

  • 900 000 euros — Montant des honoraires perçus (franceinfo, BFMTV)
  • 300 000 euros — Rémunération annuelle prévue au contrat (France 24 / BFMTV)
  • 10 ans de prison — Peine maximale encourue (BFMTV)
  • 45 — Nombre de recours déposés par Dati (BFMTV)

Et ensuite

Scénario tendanciel : le procès se déroule sans Ghosn, qui sera jugé par défaut. Dati espère une relaxe. Scénario de rupture : si des témoins confirment le travail réel de Dati, l'accusation pourrait s'effondrer ; une condamnation entraînerait son inéligibilité.

Questions fréquentes

Pourquoi Carlos Ghosn est-il absent du procès de Rachida Dati ?

Carlos Ghosn, réfugié au Liban, a demandé le report du procès en invoquant le non-respect des délais de convocation. Le tribunal correctionnel de Paris a rejeté sa demande le 16 septembre 2026, jugeant que le dossier pouvait être examiné en son absence.

Quels sont les chefs d'accusation contre Rachida Dati ?

Rachida Dati est jugée pour corruption passive et trafic d'influence passif. Elle est soupçonnée d'avoir perçu 900 000 euros d'honoraires de Renault-Nissan entre 2010 et 2012 en échange de lobbying au Parlement européen, sans travail juridique réel.

Quelle peine encourt Rachida Dati ?

Les délits de corruption passive et de trafic d'influence passif sont punis de dix ans d'emprisonnement et d'une lourde amende. Des peines complémentaires comme l'inéligibilité ou l'interdiction d'exercer une fonction publique sont également possibles.

Sources

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