Des manifestants prennent à partie la mère d'Inass Touloub à l'ouverture de son procès à Blois.
Trente-neuf ans après la découverte de la « **martyre de l'A10** », le procès des parents d'**Inass Touloub** s'est ouvert le 2 novembre 2026 à Blois. À la sortie de l'audience, la mère accusée a été vivement prise à partie par des **militants des droits de l'enfant**.
L'analyse
📌 **FAITS**
Le lundi 2 novembre 2026, la cour d'assises du Loir-et-Cher à Blois a ouvert le procès d'Halima El Bakhti et d'Ahmed Touloub, poursuivis pour les sévices mortels infligés en 1987 à leur fille de quatre ans, Inass Touloub. À l'issue de la première matinée d'audience, plusieurs membres du collectif Mouv'Enfants ont pris à partie la mère à sa sortie du palais de justice. Des photos du visage tuméfié de la victime ont été collées sur les murs de l'édifice public. Les manifestants ont suivi l'accusée sur une centaine de mètres en huant « Justice pour Inass » et « La honte », l'acculant contre un mur avant l'intervention des forces de l'ordre. Trois policiers ont dû maîtriser Arnaud Gallais, président du collectif, tandis que Maître Camille Radot protégeait sa cliente.
📍 **CONTEXTE**
En juin 1987, le corps mutilé d'une fillette non identifiée était découvert au bord de l'autoroute A10, donnant naissance à l'un des plus longs *cold cases* de la justice française. Pendant 31 ans, la victime est restée anonyme sous l'appellation de la « martyre de l'A10 ». L'affaire n'a connu son dénouement judiciaire qu'en 2018 grâce à un prélèvement ADN effectué sur le frère de la victime dans le cadre d'un dossier distinct, permettant ainsi l'identification des parents et leur mise en examen.
👥 **ACTEURS**
Halima El Bakhti est jugée pour « torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort » sans intention de la donner. Son mari, Ahmed Touloub, comparait pour « complicité ». Côté militants, le collectif Mouv'Enfants, mené par Arnaud Gallais, revendique une présence disruptive pour dénoncer la lenteur judiciaire et exiger un châtiment exemplaire. La défense d'Halima El Bakhti, assurée par Maître Camille Radot, dénonce des actes d'intimidation à l'encontre de la prévenue.
📊 **ENJEUX**
Ce procès soulève un double enjeu : la capacité du système judiciaire français à juger des crimes commis près de quatre décennies plus tôt grâce aux progrès de la génétique légale, et la preservation du calme des débats face à l'indignation populaire. La confrontation directe aux abords du tribunal reflète la tension extrême autour des violences faites aux mineurs et du statut des accusés dans les affaires criminelles anciennes.
🔮 **PERSPECTIVES**
Les débats devant la cour d'assises de Blois doivent établir la responsabilité précise de chaque parent dans les maltraitances mortelles essuyées par la fillette. Le verdict devra trancher des faits survenus il y a près de 40 ans, sous l'œil vigilant des associations de protection de l'enfance.
Contexte
Ce dossier s'inscrit dans la lignée des plus célèbres cold cases français résolus des décennies plus tard grâce à l'empreinte génétique, à l'image des affaires élucidées par le pôle spécialisé de Nanterre.
Pourquoi c'est important
Ce procès illustre comment la science génétique moderne permet de rouvrir et de juger des crimes oubliés depuis plusieurs décennies. Il met aussi en lumière la tension vive entre le droit à un procès équitable pour des personnes âgées présumées innocentes et la colère de la société civile face aux infanticides.
Acteurs clés
- Halima El Bakhti — Mère d'Inass Touloub
Accusée de torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. - Ahmed Touloub — Père d'Inass Touloub
Accusé de complicité de torture et actes de barbarie. - Arnaud Gallais — Président du collectif Mouv'Enfants
Militant de la cause enfantine, ayant mené l'action de protestation devant le palais de justice. - Maître Camille Radot — Avocat de la défense
Conseil d'Halima El Bakhti, intervenu physiquement pour protéger sa cliente lors de l'accrochage.
Chiffres clés
- 1987 — Année du crime (Europe 1 / Le Figaro)
- 2018 — Année d'identification ADN (Europe 1 / Le Figaro)
- 4 ans — Âge de la victime au moment des faits (Europe 1 / Le Figaro)
Et ensuite
Scénario Tendanciel : Le procès va se poursuivre aux assises du Loir-et-Cher avec une sécurité renforcée aux abords du tribunal pour éviter tout nouvel incident.
Scénario de Rupture : Si les échauffourées persistent à l'extérieur, le président de la cour d'assises pourrait ordonner un huis clos ou imposer un périmètre de sécurité élargi.
Questions fréquentes
Qui était la « martyre de l'A10 » ?
La « martyre de l'A10 » est Inass Touloub, une fillette de 4 ans retrouvée morte et mutilée en 1987 au bord de l'autoroute A10. Son corps est resté non identifié pendant 31 ans.
Comment les parents d'Inass Touloub ont-ils été identifiés ?
Les parents ont été identifiés en 2018 grâce à une correspondance ADN établie à la suite d'un prélèvement effectué sur le frère de la fillette dans une dossier judiciaire distinct.
Que s'est-il passé le 2 novembre 2026 à Blois ?
À l'ouverture du procès aux assises du Loir-et-Cher, la mère de la fillette a été prise à partie à la sortie du tribunal par des militants de l'association Mouv'Enfants, nécessitant l'interposition des forces de l'ordre.
Sources
- *«Martyre de l'A10» : la mère prise à partie après la première matinée d'audience* (nouvelle fenêtre)Le Figaro
- Procès de la «martyre de l'A10» : la mère de la fillette prise à partie par des manifestants à Blois (nouvelle fenêtre)europe1.fr
- @Europe1: Procès de la «martyre de l'A10» : la mère de la fillette prise à partie par des manifestants à Blois… (nouvelle fenêtre)@Europe1
- @iciorleans: Petite martyre de l'A10 : "Justice pour Inass", "la honte", l'accusée prise à partie en marge du pro… (nouvelle fenêtre)@iciorleans
- @afpfr: La fin d'une interminable attente : les parents d'Inass Touloub, fillette de quatre ans retrouvée mo… (nouvelle fenêtre)@afpfr