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🛒 International 3 novembre 2026 Bruit 40%

Que Choisir et Yuka exigent l'interdiction des étiquettes trompeuses masquant des additifs alimentaires.

L'association **Que Choisir Ensemble** et l'application **Yuka** publient une enquête dénonçant **l'additive washing**. Les 20 produits étudiés, qui affichent des mentions **sans conservateur** ou **sans colorant**, contiennent tous d'autres additifs (de 1 à 8), dont au moins un classé à risque par Yuka. Les auteurs dénoncent un **effet de halo** marketing.

Que Choisir et Yuka exigent l'interdiction des étiquettes trompeuses masquant des additifs alimentaires.

L'analyse

📌 **FAITS**: Le 3 novembre 2026, l'association Que Choisir Ensemble et l'application Yuka ont rendu publique une étude conjointe portant sur 20 produits alimentaires transformés vantant l'absence de certains additifs. L'analyse révèle que les 20 contiennent d'autres additifs (de 1 à 8), dont au moins un classé à risque par Yuka ; Le Dauphiné retient 19 produits à « risque significatif ». Par exemple, le riz cantonais Ben's Original affiche la mention « sans colorant ni arômes artificiels » tout en intégrant des nitrites, tandis que la tartiflette aux lardons Carrefour se dit « sans nitrite » mais contient du métabisulfite de sodium (E223).

📍 **CONTEXTE**: Contrairement aux allégations nutritionnelles (« source de fibres », « riche en protéines ») encadrées par la législation européenne, les mentions « sans conservateur » ou « sans colorant » ne subissent pas de régulation spécifique. Selon Yuka, l'« effet de halo » joue : une seule mention positive sur un emballage améliore la perception globale de la qualité de l'aliment par l'acheteur. De plus, plusieurs travaux de l'Inserm associent certaines combinaisons d'additifs et de conservateurs à une probabilité accrue de maladies cardiovasculaires, de cancer ou de diabète.

👥 **ACTEURS**: Face aux accusations d'« additive washing », les associations réclament une enquête nationale de la DGCCRF ainsi qu'un encadrement européen harmonisé interdisant ces allégations sur les produits ultratransformés ou notés D et E au Nutri-Score. De leur côté, les industriels (Vico, Pasquier) rappellent la stricte conformité réglementaire de leurs étiquetages. La société Pasquier indique mener des travaux de R&D vers le zéro additif, tandis que Carrefour annonce un réexamen de la recette de sa tartiflette prévu pour 2027.

📊 **ENJEUX**: Le risque direct pour les consommateurs est d'acheter des aliments ultratransformés en les croyant sains. Sur le plan financier et industriel, la reformulation globale des recettes représente un coût significatif en R&D, incitant certaines marques à privilégier l'affichage marketing d'allégations ciblées plutôt que la suppression complète des additifs.

🔮 **PERSPECTIVES**: L'action conjointe de Yuka et Que Choisir vise à faire évoluer la réglementation européenne. Sans contrainte légale immédiate, les produits incriminés restent commercialisés en toute légalité, laissant au consommateur la responsabilité de lire l'intégralité de la liste des ingrédients.

Contexte

Calqué sur la dénonciation du « greenwashing », l'« additive washing » désigne l'usage d'allégations « sans » qui créent un effet de halo sur des produits contenant d'autres additifs.

Pourquoi c'est important

Cette étude concerne directement vos achats quotidiens en supermarché. Lorsqu'un emballage affiche une mention rassurante comme « sans conservateur », notre cerveau tend à juger l'ensemble du produit sain par effet de halo. En réalité, cette allégation masque souvent la présence d'autres additifs chimiques répertoriés plus bas dans la liste des ingrédients.

Acteurs clés

  • Que Choisir Ensemble — Association de défense des consommateurs
    Co-auteur de l'enquête, réclame l'interdiction des allégations trompeuses et une enquête de la DGCCRF.
  • Yuka — Application d'évaluation nutritionnelle
    Co-auteur de l'enquête, dénonce l'effet de halo incitant les consommateurs en erreur.
  • Carrefour — Groupe de grande distribution
    Enseigne mise en cause pour sa tartiflette aux lardons sans nitrite mais contenant de l'E223.
  • Société Pasquier — Entreprise agroalimentaire
    Mise en cause pour ses pains au chocolat contenant l'émulsifiant E471.

Chiffres clés

  • 20 / 20 — Produits contenant d'autres additifs, dont au moins un jugé à risque par Yuka (Que Choisir Ensemble / Yuka)
  • environ 300 — Additifs autorisés en Europe (Le Parisien)
  • 1 à 8 — Additifs trouvés par produit (RMC / BFMTV)
  • 7 / 5 / 4 — Produits contenant des phosphates / de l'E471 / des carraghénanes (Yuka)

Et ensuite

Scénario Tendanciel : En l'absence de nouvelle loi européenne, les industriels continueront d'afficher des mentions « sans » ciblées tout en maintenant des additifs dans leurs produits ultratransformés.

Scénario de Rupture : La Commission européenne interdit les mentions « sans » sur les produits classés Nutri-Score D et E, contraignant les marques à reformuler intégralement leurs recettes sous peine de sanctions.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'additive washing dénoncé par Yuka et Que Choisir ?

L'additive washing est une pratique marketing consistant à mettre en avant l'absence d'un additif particulier (comme les conservateurs) sur un emballage pour donner une image saine à un produit qui contient pourtant d'autres additifs controversés.

Les mentions « sans conservateur » sont-elles illégales sur les emballages ?

Non, ces allégations sont actuellement légales et conformes à la réglementation européenne tant que le composant cité est effectivement absent, ce qui crée un vide juridique exploité par les industriels.

Quelles évolutions réglementaires sont réclamées par les associations ?

Que Choisir Ensemble et Yuka demandent une réglementation européenne interdisant les mentions « sans » sur les aliments ultratransformés et sur les produits classés D ou E au Nutri-Score.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM