Manifestation du 5 novembre à Paris : l'intersyndicale attaque en référé la préfecture de police sur le tracé Bastille–Concorde.
Mardi 3 novembre, l'**intersyndicale d'Île-de-France** (avocats de la CFDT, de la FSU, de Solidaires, de FO, de la CGT et de l'Unef) a saisi en **référé** le tribunal administratif contre la **préfecture de police**. Elle veut obtenir la publication, avant mercredi 14 h, puis la suspension d'un éventuel **arrêté d'interdiction** du tracé **Bastille–Concorde** déclaré le 21 octobre pour la manifestation du jeudi 5 novembre. Audience mercredi à 9h30.
L'analyse
📌 **FAITS**
- **Mardi 3 novembre 2026** : l'intersyndicale d'Île-de-France attaque en référé la préfecture de police devant le tribunal administratif (AFP, reprise par franceinfo, Le Parisien et Le Figaro).
- Les avocats de la CFDT, de la FSU, de Solidaires, de FO, de la CGT et de l'Unef demandent la publication, avant « mercredi 14 heures », des éventuels arrêtés d'interdiction visant le tracé Bastille–Concorde, « déclaré dès le 21 octobre », puis leur suspension.
- Les syndicats estiment que « cette décision existe déjà », en citant des « échanges informels » avec la préfecture.
- L'audience est prévue **mercredi 4 novembre à 9h30**.
📍 **CONTEXTE**
Depuis la journée du 17 octobre, marquée par des violences et pillages, les tracés font l'objet d'un bras de fer entre autorités et organisateurs, qui dénoncent des parcours plus excentrés. Le 31 octobre, le Conseil d'État avait rétabli à Paris le parcours périphérique imposé par la préfecture.
👥 **ACTEURS**
- **Intersyndicale d'Île-de-France** (CFDT, FSU, Solidaires, FO, CGT, Unef) : requérante.
- **Me Chirinne Ardakani** (Unef) et **Me Marion Ogier** (Solidaires) : avocates citées par l'AFP.
- **Préfecture de police** : défenderesse ; aucune déclaration citée par les sources.
🔮 **PERSPECTIVES**
L'issue de l'audience et le contenu d'un éventuel arrêté (interdiction totale ou tracé alternatif) n'étaient pas connus dans les sources consultées.
Contexte
Le recours s'ajoute à une série de contentieux sur les tracés depuis le 17 octobre : suspension d'une interdiction à Gap le 24 octobre, maintien des restrictions à Nancy, et parcours périphérique rétabli à Paris par le Conseil d'État le 31 octobre (La Dépêche).
Pourquoi c'est important
Le recours tranche une question concrète pour jeudi : le cortège parisien du 5 novembre pourra-t-il passer de Bastille à Concorde, ou sera-t-il interdit ou dévié ? Il s'inscrit dans le bras de fer sur les tracés en centre-ville depuis le 17 octobre.
Acteurs clés
- Chirinne Ardakani — Avocate de l'Unef
Demande la publication avant mercredi 14 h puis la suspension d'un éventuel arrêté d'interdiction. - Marion Ogier — Avocate de Solidaires
Dénonce l'incertitude qui empêche de sécuriser et d'anticiper le cortège. - Préfecture de police de Paris — Autorité visée par le référé
N'a pas, selon les syndicats, pris acte du tracé Bastille–Concorde ; aucune position publique citée par les sources.
Chiffres clés
- 21 octobre — Déclaration du tracé Bastille–Concorde (Me Chirinne Ardakani (AFP))
- Mardi 3 novembre — Dépôt du référé (AFP (franceinfo, Le Parisien, Le Figaro))
- 9h30 — Audience au tribunal administratif (AFP)
- Mercredi 14 h — Délai demandé pour publier l'arrêté (Intersyndicale (référé))
Et ensuite
Si le juge suspend une interdiction, le tracé Bastille–Concorde pourrait être maintenu ; s'il la valide, le cortège parisien devra suivre le parcours fixé par la préfecture. L'issue n'était pas connue dans les sources consultées.
Questions fréquentes
Que demande l'intersyndicale au tribunal administratif ?
Que la préfecture de police publie « dans un délai raisonnable », c'est-à-dire avant « mercredi 14 heures », les éventuels arrêtés d'interdiction visant le tracé Bastille–Concorde, puis que le tribunal suspende cet arrêté, dont les syndicats estiment qu'il « existe déjà » (AFP, via franceinfo et Le Parisien).
Un arrêté a-t-il été publié ?
Au moment du recours, non : les syndicats parlent d'un arrêté « potentiel » et s'appuient sur des « échanges informels » avec la préfecture. L'avocate de Solidaires dit ignorer s'il s'agit d'une interdiction totale ou d'un tracé alternatif imposé.
Qui a saisi la justice ?
L'intersyndicale d'Île-de-France, via les avocats de la CFDT, de la FSU, de Solidaires, de FO, de la CGT et de l'Unef, selon Me Chirinne Ardakani (avocate de l'Unef). Il ne s'agit pas de l'intersyndicale lycéenne et étudiante (USL, Fage, Union étudiante).
Sources
- "*Colère sociale : l’intersyndicale saisit la justice sur le parcours parisien de jeudi*" (nouvelle fenêtre)Le Figaro
- *L'intersyndicale saisit la justice sur le parcours de la manifestation du 5 novembre à Paris* (nouvelle fenêtre)franceinfo
- *Manifestations du 5 novembre : l’intersyndicale saisit la justice sur le parcours parisien* (nouvelle fenêtre)Le Parisien
- *Grève du 5 novembre : l'intersyndicale saisit la justice sur le parcours de la manifestation parisienne* (nouvelle fenêtre)actu.fr
- *Manifestation du 5 novembre : comment la bataille des parcours a tourné au bras de fer entre préfets et syndicats* (nouvelle fenêtre)La Dépêche
- @CArdakani: Face au refus de la préfecture de police de prendre acte du tracé Bastille Concorde pour la manif intersyndicale du 05/11, mes Consœurs et Confrères avocat-es de la CFDT, de la FSU, Solidaires, FO, CGT et de l’UNEF nous saisissons le tribunal administratif. (nouvelle fenêtre)@CArdakani