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📰 Politique 5 novembre 2026 Bruit 40%

Les journalistes boycottent la soirée de Jordan Bardella après le refoulement de Mediapart et StreetPress.

Le **4 novembre 2026**, la quasi-totalité des journalistes ont quitté la soirée de lancement du livre de **Jordan Bardella** au Pavillon Wagram, à l'exception des médias du groupe Bolloré. Ils protestaient contre le refus du **Rassemblement national** de laisser entrer **Mediapart** et **StreetPress**. Le RN parle d'une « soirée privée » organisée par Fayard, maison d'édition elle aussi détenue par le groupe Bolloré.

Les journalistes boycottent la soirée de Jordan Bardella après le refoulement de Mediapart et StreetPress.

L'analyse

📌 **FAITS**:

- Le 4 novembre 2026, lors du lancement de l'ouvrage « Gouverner » de Jordan Bardella au Pavillon Wagram à Paris, les équipes de Mediapart et StreetPress se sont vu refuser l'accès par les agents de sécurité.

- Un journaliste de Mediapart muni d'une invitation nominative a été directement bloqué à l'entrée.

- En réaction, la majorité des journalistes présents ont déserté l'événement par solidarité, à l'exception notable des médias du groupe Bolloré.

- Jordan Bardella a réagi sur le réseau social X en relayant le départ des journalistes avec le commentaire « Vu et s'en tape ».

📍 **CONTEXTE**:

- Fin septembre 2026, Mediapart avait publié une enquête attribuant des écrits de jeunesse antisémites à Jordan Bardella, des accusations rejetées par le président du RN qui a porté plainte pour diffamation.

- Des incidents répétés ont marqué les relations entre le RN et Mediapart, avec des journalistes chahutés et expulsés d'événements du parti fin octobre 2026.

👥 **ACTEURS**:

- **Jordan Bardella & le RN** : Invoquent le caractère privé d'un événement éditorial organisé par Fayard pour justifier les accréditations sélectives.

- **Mediapart & StreetPress** : Dénoncent par la voix de Carine Fouteau une censure et une hostilité ciblée contre la presse d'investigation.

- **Journalistes présents** : Ont choisi d'interrompre leur couverture médiatique en signe de protestation interprofessionnelle.

📊 **ENJEUX**:

- Ce boycott met en lumière les tensions structurelles entre le Rassemblement National et les médias d'investigation à l'approche des échéances électorales.

- Il pose la question de l'accès à l'information lors d'événements politiques à la frontière entre promotion littéraire et meeting public.

🔮 **PERSPECTIVES**:

- L'escalade judiciaire se poursuit avec la plainte pour diffamation déposée par Jordan Bardella contre Mediapart.

Contexte

Ce boycott s'inscrit dans la continuité des tensions survenues fin octobre 2026 lors d'événements RN, et fait suite aux révélations de Mediapart fin septembre sur des écrits de jeunesse attribués à Jordan Bardella.

Pourquoi c'est important

Cet événement illustre la tension croissante entre la liberté de la presse et les stratégies de communication des partis politiques. Pour le citoyen, il interroge les conditions dans lesquelles l'information politique est produite et filtrée lors des rassemblements publics.

Acteurs clés

  • Jordan Bardella — Président du Rassemblement National et auteur
    Rejette les accusations et assume le filtrage de la soirée
  • Carine Fouteau — Présidente de Mediapart
    Dénonce une attaque contre la liberté de la presse

Chiffres clés

  • 4 novembre 2026 — Date de l'événement (Huffington Post / Le JDD)
  • 320 000 ex. — Ventes cumulées des 2 premiers livres de Bardella (Le JDD)
  • > 1 000 000 € — Droits d'auteur cumulés de Bardella (HATVP) (Le JDD)

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Durcissement durable des conditions d'accès des médias d'investigation aux rassemblements du RN.

Scénario de Rupture : Normalisation des boycotts collectifs de la presse face au filtrage partisan des événements politiques.

Questions fréquentes

Pourquoi Mediapart et StreetPress ont-ils été refoulés ?

Le Rassemblement National a justifié ce refus en affirmant qu'il s'agissait d'une soirée privée organisée par la maison d'édition Fayard et que ces médias n'étaient pas accrédités.

Comment les autres journalistes ont-ils réagi ?

La quasi-totalité des journalistes présents ont quitté les lieux en signe de protestation solidaire, à l'exception de ceux travaillant pour les médias du groupe Bolloré.

Sources

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