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🛒 Technologie 15 octobre 2026 Bruit 12%

La cyberattaque contre les frigos de supermarchés, qui a fait monter la température à 50°C, provoque des pertes massives et une enquête de l'OFAC.

Dans la nuit du 11 au 12 octobre 2026, des pirates ont pris la main à distance sur les contrôleurs de froid de centaines de supermarchés français et poussé le dégivrage jusqu'à 50°C, forçant à jeter des produits frais. Le CERT-FR liste les contrôleurs Danfoss AK-SM et AK-SC, Dixell xweb et Copeland xweb. Le parquet de Paris a confié l'enquête à l'OFAC ; Sébastien Lecornu a demandé à l'ANSSI de se saisir du dossier (Le Figaro). L'ancienneté de la faille n'est pas établie : « connue depuis juillet » selon un responsable cyber cité par Clément Domingo (01net), failles documentées jusqu'en avril 2025 selon une experte citée par franceinfo.

La cyberattaque contre les frigos de supermarchés, qui a fait monter la température à 50°C, provoque des pertes massives et une enquête de l'OFAC.

L'analyse

📌 **FAITS**

- Dans la nuit du 11 au 12 octobre 2026, une cyberattaque massive a visé les systèmes de réfrigération de supermarchés français.

- Enseignes touchées : Coopérative U, Intermarché, Monoprix, Carrefour, E.Leclerc.

- Les pirates ont pris le contrôle à distance des contrôleurs et porté la température à 35, 50, voire 80 degrés.

- Cause identifiée : version obsolète du logiciel danois Danfoss, connectée à Internet sans VPN.

- Chez Coopérative U : 80 magasins touchés sur environ 2 000 ; coût de quelques dizaines de milliers à 200 000 euros par magasin.

- Le parquet de Paris a ouvert une enquête confiée à l'Office anti-cybercriminalité (OFAC).

- Le CERT-FR a mis à jour son alerte, révélant que d'autres systèmes (Copeland, Dixell) ont aussi été compromis.

📍 **CONTEXTE**

- Les objets connectés industriels sont souvent vulnérables par défaut. Aujourd'hui, cela signifie que la sécurité des chaînes du froid est un enjeu critique pour la distribution alimentaire.

- Aucun précédent de cette ampleur n'a été signalé en France sur des infrastructures de réfrigération.

👥 **ACTEURS**

- **Dominique Schelcher**, PDG de Coopérative U, dénonce une attaque « gravissime » et précise que ses magasins ne sont pas clients directs de Danfoss mais de frigoristes.

- **Sébastien Lecornu** a demandé à l'ANSSI de se saisir du dossier.

- **L'OFAC** (Office anti-cybercriminalité) mène l'enquête.

- **Le CERT-FR** (Centre gouvernemental de veille, d'alerte et de réponse aux attaques informatiques) a élargi son alerte.

📊 **ENJEUX**

- Pertes économiques massives : destruction de produits frais, coûts de remplacement et de nettoyage.

- Confiance des consommateurs dans la sécurité alimentaire.

- Vulnérabilité des objets connectés industriels : la faille Danfoss est connue mais non corrigée sur de nombreux sites.

- Enquête judiciaire pour identifier les auteurs et leur mobile.

🔮 **PERSPECTIVES**

- **Scénario tendanciel** : si les correctifs ne sont pas déployés rapidement, d'autres attaques pourraient survenir, ciblant d'autres équipements connectés.

- **Scénario de rupture** : une réglementation imposant des normes de sécurité pour les objets connectés industriels pourrait émerger, comme cela a été le cas après d'autres cyberattaques majeures.

Contexte

Similaire à la cyberattaque NotPetya de 2017 qui avait paralysé des entreprises mondiales, mais ici ciblant des infrastructures de réfrigération.

Pourquoi c'est important

Cette cyberattaque touche directement le consommateur : des produits frais ont été détruits, et la sécurité alimentaire a été compromise dans des centaines de magasins. Elle révèle aussi la fragilité des infrastructures critiques connectées, un enjeu qui concerne chaque citoyen.

Acteurs clés

  • Dominique Schelcher — PDG de Coopérative U
    Dénonce une attaque « gravissime »
  • Sébastien Lecornu — Ministre (non précisé)
    A demandé à l'ANSSI de se saisir du dossier
  • CERT-FR — Centre gouvernemental de réponse aux attaques informatiques
    A mis à jour son alerte pour inclure d'autres systèmes

Chiffres clés

  • 50 — Température atteinte (Le Figaro)
  • 80 — Magasins Coopérative U touchés (Le Figaro)
  • 180 000 - 200 000 — Coût par hypermarché (Le Figaro)
  • 150 — Magasins Intermarché touchés (au moins) (01net)
  • 300 — Magasins Intermarché/Netto touchés (franceinfo)
  • 270 000 — Pertes à Haguenau (01net)
  • 3 700 — Interfaces Danfoss exposées sur Internet (Shodan via 01net)

Et ensuite

Scénario tendanciel : si les correctifs ne sont pas déployés, d'autres attaques pourraient viser des équipements similaires. Scénario de rupture : une réglementation sur la sécurité des objets connectés industriels pourrait être imposée, comme après d'autres cyberattaques majeures.

Questions fréquentes

Comment les pirates ont-ils pris le contrôle des frigos des supermarchés ?

Ils ont pris la main à distance sur des contrôleurs de froid exposés sur Internet (Danfoss AK-SM et AK-SC, Copeland xweb et Dixell xweb selon le CERT-FR). Le Figaro met en cause une version obsolète du logiciel Danfoss qui « serait » reliée directement à Internet sans VPN. La faille serait « connue depuis juillet » selon un responsable cyber cité par Clément Domingo (01net) ; une experte citée par franceinfo parle de failles documentées jusqu'en avril 2025.

Quelles enseignes ont été touchées par la cyberattaque ?

Coopérative U, Intermarché, Monoprix, Carrefour et E.Leclerc (Le Figaro). Intermarché/Netto : au moins 150 magasins selon 01net, au moins 300 selon franceinfo ; Coopérative U : 80 magasins sur environ 2 000 selon son PDG (Le Figaro) ; Carrefour : 80 et Monoprix : une trentaine selon franceinfo. Aucun total officiel.

Qui enquête sur cette cyberattaque ?

Le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à l'Office anti-cybercriminalité (OFAC). L'ANSSI a également été saisie par Sébastien Lecornu.

Sources

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