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Laurent Nuñez annonce 70 000 policiers et gendarmes mobilisés pour la journée du 24 octobre

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé en conférence de presse le vendredi 23 octobre la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes pour la journée nationale du samedi 24 octobre, avec une vingtaine de blindés Centaure côté gendarmerie, 15 engins lanceurs d'eau côté police et des unités RAID, GIGN et BRI. À Paris, la préfecture de police a interdit le parcours Bastille-Nation et imposé un trajet porte d'Italie - porte de Vincennes, que le cortège a finalement suivi.

Laurent Nuñez annonce 70 000 policiers et gendarmes mobilisés pour la journée du 24 octobre

L'analyse

**Le dispositif.** Lors d'une conférence de presse le vendredi 23 octobre, Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a annoncé 70 000 policiers et gendarmes pour le samedi 24 octobre, dont une vingtaine de véhicules blindés Centaure pour la gendarmerie et 15 engins lanceurs d'eau pour la police, ainsi que des unités du RAID, du GIGN et de la BRI (Le Figaro). Le ministère de l'Intérieur a annoncé des effectifs en hausse de 20 % par rapport au 17 octobre, certaines missions de sécurisation statique étant confiées aux militaires de Sentinelle (Le Figaro, 24 octobre).

**Les interdictions.** La préfecture de police a interdit le parcours Bastille-Nation demandé par l'intersyndicale francilienne et proposé un trajet porte d'Italie - porte de Vincennes ; l'intersyndicale avait annoncé qu'elle irait quand même à Bastille. Des interdictions de manifester ont aussi été prises ailleurs, selon Le Figaro : centre-ville élargi de Lyon, hypercentre de Bordeaux, centre-ville de Nantes, Nice, Belfort, Metz, Nancy, Besançon, centre de Mulhouse ; dans les Bouches-du-Rhône, une seule manifestation syndicale a été autorisée à titre dérogatoire à Marseille. À Paris, le Louvre, Orsay, l'Orangerie, le musée Picasso et l'Opéra (Garnier et Bastille) étaient fermés.

**Ce qui s'est passé le 24.** Le cortège parisien est finalement parti de la porte d'Italie vers la porte de Vincennes ; le recours des organisateurs devant la justice administrative n'a pas abouti (France 3 Paris Île-de-France). Le bilan national provisoire du ministère de l'Intérieur fait état de 1 314 interpellations et 53 membres des forces de l'ordre blessés (communiqué du 25 octobre).

**Le précédent du 17 octobre.** Le soir du 17, Sébastien Lecornu avait annoncé environ 1 200 interpellations et 150 policiers et gendarmes blessés ; le bilan consolidé publié ensuite par le ministère de l'Intérieur est de 2 628 interpellations et 1 144 membres des forces de l'ordre blessés.

Contexte

Le dispositif du 24 octobre fait suite à la journée du 17 octobre (2 628 interpellations et 1 144 membres des forces de l'ordre blessés selon le bilan consolidé du ministère de l'Intérieur).

Pourquoi c'est important

Ce déploiement exceptionnel illustre le durcissement du maintien de l'ordre face au risque de débordements urbains. Pour les citoyens, il se traduit par des restrictions de circulation, la fermeture de sites culturels et des modifications de parcours de manifestations.

Acteurs clés

  • Laurent Nuñez — Ministre de l'Intérieur
    A annoncé le dispositif de 70 000 policiers et gendarmes le 23 octobre
  • Préfecture de police de Paris — Autorité de police à Paris
    A interdit le parcours Bastille-Nation et imposé porte d'Italie - porte de Vincennes
  • Intersyndicale d'Île-de-France — Organisatrice du cortège parisien
    A contesté l'interdiction du parcours Bastille-Nation

Chiffres clés

  • 70 000 — Policiers et gendarmes mobilisés le 24 octobre (Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, conférence de presse (Le Figaro))
  • +20 % — Hausse des effectifs par rapport au 17 octobre (Ministère de l'Intérieur (Le Figaro))
  • une vingtaine — Blindés Centaure (gendarmerie) (Laurent Nuñez (Le Figaro))
  • 15 — Engins lanceurs d'eau (police) (Laurent Nuñez (Le Figaro))
  • environ 1 200 — Interpellations le 17 octobre (annonce du soir) (Sébastien Lecornu (Le Figaro))
  • 2 628 — Interpellations le 17 octobre (bilan consolidé) (Ministère de l'Intérieur, communiqué)
  • 1 314 — Interpellations le 24 octobre (bilan provisoire) (Ministère de l'Intérieur, communiqué)

Et ensuite

Si le dispositif sécuritaire parvient à contenir les exactions, l'exécutif conforterait sa doctrine de fermeté. À l'inverse, des débordements majeurs accentueraient la crise politique et judiciaire autour du droit de manifester.

Questions fréquentes

Combien de forces de l'ordre étaient mobilisées le 24 octobre ?

70 000 policiers et gendarmes, selon Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, en conférence de presse le vendredi 23 octobre.

Quels moyens spéciaux étaient prévus ?

Une vingtaine de blindés Centaure pour la gendarmerie, 15 engins lanceurs d'eau pour la police, et des unités RAID, GIGN et BRI, selon le ministre.

Le cortège parisien est-il parti de Bastille ?

Non. La préfecture de police a interdit le parcours Bastille-Nation ; le défilé a suivi le trajet porte d'Italie - porte de Vincennes, et le recours des organisateurs n'a pas abouti (France 3 Paris Île-de-France).

Combien d'interpellations le 17 octobre ?

Environ 1 200 selon l'annonce de Sébastien Lecornu le soir même ; 2 628 selon le bilan consolidé du ministère de l'Intérieur.

Sources

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